BAIN
Pinel a appliqué ce mot à l’une des formes de la fièvre typhoïde.
AÏHÉROME {atheroma). Iwmmv ankystée, contenant une matière épaisse, semblable à de la bouillie ; ces tumeurs se forment ordinairement dans les glandes engorgées, à l’époque des deux dentitions, et à la suite d’odontalgies violentes.
ATROPHIE. On entend par ce mot, dans notre art, une sorte de dépérissement spontané des dents, accompagnée d*une destruction de la couleur et de la consistance de l’émail, dont la surface paraît traversée chez certains sujets, de crêtes saillantes et onduleuses ; chez d’autres par des rainures profondes et d’excavations noires et pointillées. Cette maladie qui agit sur toute la substance des dents et qui les rend inégales, informes et noires, est incurable. Elle est due le plus souvent à une maladie héréditaire ou à un vice de constitution, contracté pendant la vie intra ou extra-utérine de l’enfant, et se montre généralement après la période de la deuxième dentition.
AVULSION. Ce mot est employé dans le même sens que le mot extraction, auquel nous renvoyons le lecteur.
. RAILLEMENT. Ce mot , dit-on , vient du verbe latin balare, bêler. C’est une inspiration plus longue et plus profonde qu’une inspiration’ ordinaire. Il est presque involon-. taire et accompagné d’un grand écartement des mâchoires. Ce mouvement inspiratoire est suivi d’une expiration prolongée, plus ou moins sonore. Le bâillement est dû, le plus souvent , à l’ennui , à la fatigue, au défaut de sommeil, à la faim, etc.; mais il précède quelquefois les accès d’une fièvre intermittente, des attaques d’hystérie , surtout chez les femmes sujettes à des névralgies dentaires et autres.
BAIN. On entend par le mot bain l’immersion un peu prolongée du corps entier ou d’une de ses parties dans un liquide qui est, ou bien de l’eau simple, ou de l’eau chargée
BÀIN.
de substances aromatiques et médicinales. Le bain est général quand l’eau recouvre tout le corps;, /ocfli, quand une partie du corps ou l’un des membres seul s’ÿ trouve. Parmi les bains locaux , oii range les demi-bains, où l’eau ne monte qu’à la ceinture ; les bains de siège ^ où elle ne vient qu’aux hanches; \q% pédilaves , ovl bains de pieds, et les manulaves, ou bains des mains et des avant-bras. Les bains agissent sur le corps par : 1“ le poids du liquide-, quelques personnes sont obligées de renoncer aux bains généraux à cause du sentiment d’oppression qu’ils leur font éprouver; 2® par V absorption de l’eau : on sait que l’on est obligé d’uriner en sortant d’un bain. Quand l’eau manque, dans les voyages de long cours, les matelots étanchent leur soif en nageant , et l’on a calculé que, dans un bain, le corps d’un adulte absorbe 750 grammes d’eau par heure et 3® par leur température. En général , un bain est froid quand sa température est au-dessous de 20® ; il est tempéré à 25®, et chaud à 30® et au-dessus. Les bains froids sont toniques et exercent leur action sédative sur le système nerveux ; ils produisent un spasme de la peauut refoulent le sang dans les organes intérieurs ; le pouls perd de sa force et de sa fréquence et la respiration est ralentie , pour les personnes dont la constitution jouit d’une force de réaction. Cès bains sont très salutaires; mais les personnes très débiles et les vieillards doivent s’en abstenir; car, chez eux , la réaction ne s’établit pas , et l’effet supersédatif qu’a produit l’eau froide, ne se dissipe que difficilement. Les bains chauds produisent une sorte de pléthore artificiel; les liquides de l’économie se dilatent, le corps prend plus de volume , la peau rougit , surtout à la figure , qui est inondée de sueur, le cœur palpite, la respiration devient précipitée, et , chez les personnes trop pléthoriques ou sujettes à des congestions cérébrales, il pourrait y avoir apoplexie. Les bains tièdes ou tempérés sont , dans le plus grand nombre de cas, les plus utiles. Ils causent une légère oppression momentanée ,. surtout à la poitrine ; mais bientôt la
balance.
chaleur se développe , la transpiration et les urines deviennent abondantes. Le pouls , qui était d’abord fréquent , se ralentit, et l’on a plus ou moins de tendance à dormir. Dans le bain tiède, les organes se relâchent, la peau devient souple , la transpiration se fait facilement et l’on éprouve , à la suite de ce bain , un sentiment de bien-être et de calme remarquables. On ajoute à la propriété calmante du bain tiède, par l’addition de la gélatine, de la guimauve ou du son. Le dentiste est souvent obligé de le recommander aux femmes chez qui la susceptibilité nerveuse est la cause des névralgies dentaires qui les tourmentent, et rien n’est plus utile à l’enfant, pendant toute la durée de la première dentition, que le bain tièdé , soit poür faciliter la sortie des dents, soit pour calmer les mouvements fébriles, l’agitation et l’insomnie que les difficultés de la dentition produisent presque toujours. Remarquons aussi que l’on doit accoutumer les enfants aux bains de très bonne heure , car l’expérience a prouvé que, par manque de cette précaution ^ la frayeur du bain a , plus d’une fois, produit chez eux des convulsions mortelles. Les bains de siège peuvent être utilement recommandés par le dentiste, dans quelques cas de douleur dentaire, pour produire une rubéfaction révulsive sur le bas du corps, ou pour faciliter l’écoulement des règles, dont le défaut est souvent la cause du mal. — Pour les bains à vapeur, voyez Étuves.
BALANCE. La balancé est un instrument très connu , employé pour déterminer le poids d’un corps , par sa comparaison avec le poids d’un autre corps, qui est pris pour unité. La balance se compose d’un fléau, aux extrémités duquel sont suspendus librement deux plateaux également pesants. Le fléau est soutenu à son milieu par un axe tranchant, qui s’appuie sur deux tourillons d’acier, et son bord supérieur est surmonté , à son milieu , par une aiguille droite , destinée à rendre plus évidente son inclinaison d’un côté ou de l’autre. Les bras de la balance doivent être par-
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faitement égaux en longueur, et le point d’appui de l’axe doit se trouver un peu au-dessus du centre de gravité de tout l’appareil; car si ce dernier était au-dessus , dès l’instant qu’il quitterait le plan de l’axe ^ la balance chavirerait et l’on aurait ce que l’on appelle la balance folle. Les balances peuvent être de toutes les grandeurs ; ordinairement il en suffit de trois sortes dans un atelier de dentiste ; d’adord, de très petites^ pour peser des parcelles très fines d’or et de platine, et même pour peser, à un milligramme près , les différentes substances minérales qui entrent dans la composition des dents artificielles. Puis des balances d’une grandeur moyenne pour peser des objets d’un volume plus considérable; et enfin de grandes balances pour peser les substances lourdes , qui vont servir aux travaux.
BALANISTE. On donne ce nom aux fleurs desséchées du grenadier, ces fleurs sont fortement chargées de tannin, et sont très employées comme astringent.
BALAYURES. Ce mot est employé dans les ateliers des dentistes qui se servent beaucoup de métaux, pour indiquer le mélange de poussière, de copeaux, de limaille, etc., qui provient du nettoiement de l’atelier et de l’établi. Le tablier en peau, placé au-dessous de ce dernier,, est destiné à recevoir les particules métalliques emportées par les ciseaux on par la lime; mais il est impossible que quelques-unes de celles-ci n’échappent au soin de l’artiste, pour se perdre dans la poussière du parquet. Les balayures ramassées sont mises de côté jusqu’à ce qu’elles soient en quantité un peu considérable... Elles sont alors soumises à l’action du feu dans un fourneau cylindrique, et réduites en poudre fine. C’est de cette poudre que l’on extrait les métaux perdus, soit par des recherches minutieuses, soit à l’aide de réactifs chimiques qu’il serait trop long d’énumérer ici.
BALEINE. Voyez le mot Narcohal.
BALSAMIQUE. Ce mot est employé pour désigner l’odeur suave et agréable de quelques produits végétaux connus sous