CATAPLASME
un sillon de couleur obscure, transversalement dirigé de manière à opérer ou à faciliter la séparation de la couronne d’avec la racine de la dent.
CAROTIDE. C’est le nom de l’artère qui porte le sang envoyé par le cœur aux différentes parties de la tête et du visage. Voyez le mot Artère.
CARRÉS. Le mot carrés est appliqué aux muscles abaisseurs de la lèvre, et à la houppe du menton.
CARTHAME. Le çarthamus tinétoria est une plante de la famille des composées, dont les fleurs contiennent une matière colorante que le dentiste peut utiliser pour donner un beau teint rose ou ponceau à ses préparations dentifrices.
CASCARILLE. C’est l’écorce du croton casvarilla, arbrisseau de l’Amérique Méridionale. Elle est en morceaux roulés^ d’une couleur gris-blanchâtre dont l’odeur et la saveur sont agréables et aromatiques. Cette écorce est tonique, stimulante et astringente, et peut rendre sous forme de pou- , dre, d’infusion ou de teinture de grands services au dentiste, dans le cas de relâchement, d’atonie et de pâleur de la muqueuse buccale.
CASSE. La casse est la pulpe contenue dans les gousses , d’une plante de la famille des légumineuses, nommée cassia fistula. Elle est noire, douce et sucrée. Elle est très employée comme laxatif, à la dose de 30 grammes.
CATAPLASME. C’est une bouillie épaisse^ faite avec de la fécule, de la mie de pain ou de la farine de graine de lin, et étendue sur un linge. Les cataplasmes sont appliqués en général autour des parties tuméfiées et douloureuses pour y entreténir une douce humidité qui favorise la résolution de la tumeur, ou pour hâter le progrès de la suppuration, si celleci commence à se former, ou pour calmer les accidents d’irritabilité nerveuse dont la partie est le siège. Les cataplasmes peuvent être rendus toniques, astringents, rubéflants, narcotiques, etc., en incorporant avec la bouillie dont ils sont faits, des substances médicamenteuses, propres à leur donner les
CAüSKS.
propriétés voulues, ou bien en répandant ces substances à à l’état liquide ou en poudre sur la surface du cataplasme.. Les cataplasmes sont utiles au dentiste dans quelque cas de tumeur maxillaire et de douleurs rhumatismales, et névralgiques des mâchoires.
CATARRHE biiccaL Ce mot est donné par quelques auteurs, à l’irritation inflammatoire de la membrane muqueuse de la bouche accompagnée d’une éruption d’aphthes ou la transnudation d’une matière pultacée. Voyez les mots Âphthe et Muquet.
CATHARTIQUES. Nom donné à une classe de médicaments purgatifs qui agissent d’une manière plus forte que les laxatifs et moins forte que les drastiques.
CAUSES. On entend par ce mot tout' ce qui produit les maladies des organes de la bouche comme celles des autres parties du corps, ou tout ce qui concourt à leur production. La division la plus récente des causes des maladies est celle de M. le professeur Chomel ; il en fait trois classes , qui sont :
1 ® Causes spécifiques ou déterminantes, qui agissent d’une manière évidente et qui produisent toujours les mêmes effets; telles que les substances corrosives , le virus syphilitique ou les préparations mercurielles imprudemment employées.
. 2® Causes prédisposantes qui préparent les organes à être facilement atteints; telles que l’habitation dans des climats froids et humides ; les prédispositions héréditaires , un trop grand développement des tempéraments lymphatique, nerveux, etc. Toutes ces causes, et autres semblables, laissent l’individu exposé à être atteint par la moindre cause occasionelle de diverses maladies de la bouche et des dents.
3“ Causes occasionelles. Qui font éclater une maladie à laquelle les organes de l’individu étaient déjà préparés par l’influence des causes prédisposantes sur sa constitution en général. Tels sont ; un courant d’air froid , l’exposition à la pluie, un mouvement de frayeur, des coups, des chutes, etc.
CAUTÉRISàTIOxN.
CAUSTIQUES. Ce mot porte la même signification que l’expression cautère potentiel, et désigne toutes les substances minérales, telles que les acides /les alcalis et certains sels qui ont la propriété de désorganiser les matières animales et ceux auxquels le dentiste est souvent obligé d’avoir recours pour détruire la surface sanieuse d’un os affecté de carie , pour ranimer les bourgeons charnus indolents de certaines lésions de continuité siégeant au palais , aux gencives et aux autres parties de la bouche; poür faire cesser la destruction, par décomposition chimique, de la portion dure des dents, ou pour détruire les füets nerveux qui parcourent les racines d’une dent gâtée ; pour arrêter le développement des aphthes, d’ulcères syphilitiques, etc., etc. Les caustiques le plus souvent employés sont les acides nitrique , sulfurique et chlorydrique; la potasse caustique et la poudre de Vienne, le nitrate d’argent, le nitrate, acide de mercure et autres qu’il serait inutile d’énumérer ici.
CAUTÈRE. On donne le nom de cautères ‘potentiels aux substances caustiques dont nous venons de parler ; mais le cautère , proprement dit , ou cautère actuel , est le feu même ou un métal rougi au feu et appliqué sur l’endroit malade. Son action est beaucoup plus prompte et plus efficace que celle des substances caustiques. Mais la pusillanimité de la plupart des malades et quelques particularités dans la nature des maladies de la bouche, empêchent qu’il soit toujours employé.
CAUTÉRISATION. Ce mot indique, en général , une opération qui consiste dans l’application des matières caustiques et du cautère pour obtenir les résultats dont nous avons parlé au mot Caustiques. La cautérisation, par les caustiques, s® fait , en touchant les parties malades d’un pinceau trempé . dans une dissolution du caustique dont on se sert ou du coton saturé du même liquide que l’on place dans la cavité de l’organe malade. Quand on emploie le cautère , on a soin préalablement de débarrasser la surface cariée du détritus et