CHARBON
végétales et animales, les combinaisons chimiques, le frottement, etc.
CHALUMEAU. C’est un tuyau en cuivre jaune, en argent ou en tôle que l’on emploie pour diriger la flamme d’une lampe à l’huile ou à l’esprit de vin, sur les substances métalliques ou minérales que l’on veut ramollir ou faire fondre. Ce tuyau diminue graduellement de calibre depuis le talon jusqu’à la pointe, près de laquelle il se recourbe en arc de cercle. Le diamètre d’un chalumeau ordinaire est de 28 millimètres ; mais on a besoin quelquefois d’un orifice beaucoup plus étroit pour avoir un jet de flamme très aigu. Quelques chalumeaux sont garnis à leur grande extrémité d’un bout d’ivoire pour empêcher les lèvres d’être en contact avec le métal. D’autres sont renflés en boule dans un point . de leur longueur pour empêcher l’humidité , provenant de l’haleine du souffleur, d’être chassée en globules par le courant d’air qui dirige la flamme. Pour bien manier le chalumeau il faut acquérir l’habitude de garder la bouche longtemps fermée, de ne respirer que par les narines, et d’opérer la dilatation et le refoulement des poumons plutôt par les mouvements du diaphragme que par ceux des parois thoraciques.
CHAMÆDRYS. Les feuilles du jencreum chamædrys ou petit chêne, ont beaucoup d’amertume et un arôme agréable, et leur infusion est tonique et antiscorbuüque.
CHANCRE. C’est un nom donné vulgairement aux ulcères vénériens. On le donne aussi aux ulcères de natures diverses qui se développent aux lèvres, aux joues, aux gencives, à la . voûte palatine, au voile du palais, à ses piliers et aux amygdales. Les cancers ulcérés de ces parties, prennent aussi le nom de chancres. Voyez les mots cancer, ulcère et maladies.
CHARDON. On désigne par ce mot un produit solide, noir et fixe que l’on obtient en décomposant les matières végétales et animales, à l’aide de la chaleur dans les vaisseaux clos. Le charbon est formé de carbone d’hydrogène et de matières terreuses. Le charbon végétal est poreux, fragile.
CHARPIE
insipide, et plus pesant que l’eau. Il est très combustible, et forme avec Toxygène du brûlant de l’acide carbonique, et de l’oxyde de carbone. Le charbon en poudre a le pouvoir d’absorber les gaz, en les condensant dans les pores, de purifier l’eau corrompue, et de clarifier les liqueurs en enlevant leur matière colorante, et les matières pulvérulentes qui s’y trouvent suspendues. C’est une excellente substance antiseptique que l’on peut étendre en poudre sur la surface de vieux ulcères, ou incorporer dans les cataplasmes qui doivent les recouvrir. Ôn en forme des pastilles pour, corriger la fétidité de l’haleine ; et, employé seul ou mélangé avec d’autres ingrédients qui contribuent à son efficacité, il est un des dentifrices les' plus propres à entretenir la blancheur et la pureté des dents. Ses mérites, sous ce dernier rapport, sont depuis longtemps connus, et un hyppocrate poétique du seizième siècle assure
Que qui avec charbon de la vigne puceile Dont encore n’a vu aucun fruit sortir d’elle,
Les cures (c’est-à-dire les dents) mariés au miel triomphant Blanches obscurciront celles de l’éléphant.
Il faut remarquer cependant que peu de personnes aiment à employer cette substance comme dentifrice. D’abord, parce qu’il noircit tous les objets qu’il touche, les lèvres de la personne qui s’en sert, aussi bien que la brosse, les linges et autres objets de la toilette; et puis ses particules et sa poudre s’insèrent tellement dans les interstices de la surface des arcades dentaires qu’il faut des irrigations fréquentes et des frottements soutenus pour pouvoir s’en débarrasser la bouche.
CHARMONS. Les charmons sont des anneaux que l’on soude au-dessus et au-dessous de l’un des bords d’une plaque métallique, et dont l’ensemble compose une charnière.
CHARPIE. La charpie est une substance molle, poreuse et absorbante, que l’on obtient en effilant du vieux linge que
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l’on a d’abord découpé en petits morceaux, ou bien en le ratissant avec la lame d’un couteau. Par le premier, on obtient la charpie brute^ par le second, de la cbarpie râpée. La charpie est employée dans le pansement des plaies, pour couvrir les surfaces de celles-ci dans le dessein de les garantir contrôles effets du froid, de l’air et des corps étrangers; et d’absorber l’excès de pus et d’humidité qui*se développe à leur surface.. On fait de la charpie des plumasseaux ou gâteaux, des bourdonnets, des tentes, des tampons ou des mèches, selon la forme des surfaces et la nature des plaies que l’on est obligé de panser. Le dentiste est quelquefois obligé de se servir de la charpie dans les opérations qu’il fait pour remédier aux accidents, et aux vices de conformation congéniale, dont la bouche et les parties qui la constituent peuvent être le siège.
CHAILOCACE. C’est le nom donné par quelques auteurs à une maladie des lèvres assez commune en Angleterre, et en Écosse. Elle consiste dans le gonflement, l’endurcissement, et la rubéfaction des lèvres sans signes manifestes cependant de phlogose. Cette maladie qui ne se termine jamais par suppuration sévit principalement sur les enfants.
CHAIJSSETRAPPE. C’est la plante
de la famille des cinaracéphales qui croît le long des chemins dans toutes les parties de la France. Ses fleurs purpurines sont amères, et éminemment antiscorbutiques.
CHAUX. C’est la protoxide de calcium. La chaux est blanche et très caustique, elle verdit le sirop de violette. Ni la chaleur, ni l’air sec ne l’altèrent, mais elle attire l’humidité et l’acide carbonique de l’air pour se changer en carbonate. Pour avoir Veau de chaux on délaie de la chaux vive dans l’eau. La plus grande partie se dépose, mais l’eau se clarifie, et se trouve chargée d’environ une sept centième de son poids de chaux, ou à-peu-près un gramme et demi par litre. Cette eau mêlée en parties égales avec l’huile d’olive forme le Uniment oléo-calcaire pour les brûlures. Coupée avec