ACIDE
Minderiiis, qui est employé comme stimulant et sudorifique; l’acétate de morphine, employé quelquefois pour calmer les douleurs dentaires, et le sous-acétate de plomb, ou extrait de Saturne qui, étendu d’eau, forme l’excellen te lotion astringente et répercussive, connue sous le nom d’eau de Goulard.
ACIDE. Le mot acide est employé pour désigner toute substance solide, liquide ou gazeuze dont la saveur est aigre, et qui a la propriété de neutraliser les alcalis^ en se combinant avec eux, et de rougir l’infusion bleue de tournesol. Les acides résultent de la combinaison de l’oxygène de l’air ou de l’hydrogène avec un autre corps simple. Le nombre en est très grand, mais nous ne parlerons que de quelques-uns qui doivent être connus du dentiste.
ACIDE chlorhydronitrique, Aqua regia ou eau régale. Ainsi nommé par les anciens alchimistes, parce que c’était le seul des acides qui avait la propriété de dissoudre l’or que, dans leur langage bizarre, ils nommaient le rex metallonm. Il n’est pas, proprement parlant, un acide, mais un corps qui résulte d’im mélange en proportion déterminée des deux acides chlorhydrique et nitrique, dans lequel une portion de chlore devient libre et se combine avec l’or métallique qu’on y met pour former un précipité rouge brunâtre qui n’est qu’un perchlorure d’or. Son action sur le platine est âpeu-près semblable, et, à part ces deux opérations, c’est un mélange qui offre peu d’utilité ou d’intérêt aux dentistes.
ACIDE électrique. Cet acide , nommé aussi azotique , no peut exister sans eau; c’est un liquide qui, quand il est pur, est parfaitement incolore, mais on le voit ordinairement jauid par un peu d’acide hypoazotique qui se forme surtout quand il est exposé aux rayons solaires. Son odeur est très piquante, et, exposé à l’air, il donne des vapeurs l)lauehes. Ï1 rougit fortement la teinture de tournesol. Il entre en ébullition à 86®, et, exposé à un froid de 50® au-