ACÉTATES
duit dans la cavité laissée par la dent, en s’aidant avec des boulettes de coton et des tampons d’agaric, qu’il aura soin de tenir longtemps en place. Si, malgré ce moyen, le sang persiste à couler, il faut se hâter de chauffer au blanc un cautère coudé et pointu, que l’on porte sans délai et à plusieurs reprises, au bas-fond de l’alvéole. Les hémorrhagies qui résistent à ce dernier moyen sont heureusement d’une rareté extrême. Mais les auteurs en citent des exemples, et en pareil cas, il faudrait avoir recours aux révulsifs sur le canal intestinal, et sur les membres inférieurs, à une saignée assez brusquement faite pour produire’ la syncope, ou, comme M. le professeur Piorry fut obligé de le faire il y a quelques mois (voyez Gazette des Hôpitaux)^ dans un cas d’épistaxes qui avait duré plus de douze heures, en menaçant la vie du malade, exercer d’abord une compression sur l’artère carotide qui est du côté du mal, et si cela ne suffit pas, les comprimer toutes deux. Il est inutile d’obse?ver que les artères dentaires elles-mêmes, et celles d’où elles émanent directement, sont hors de la portée du dentiste.
ACCIDENTS de la première et de la deuxième dentition. Ce mot est aussi employé dans l’art du dentiste pour exprimer une série de phénomènes morbides, qui se développent chez l’enfant pendant la durée des deux dentitions, et qui sont produites par elles. Ces accidents sont : la salivation, les convulsions, la toux, la constipation, les irritations gastrique et pulmonaire, le dévoiement, la frayeur, l’agilaliou, l’insomnie... Ils sont souvent produits par la disposition vicieuse des alvéoles, et par le trop de résistance que le tissu gencival oppose à la sortie de la dent. Mais pour de plus amples détails, nous renvoyons le lecteur à chacun de ces mots.
ACETATES. Les acétates forment un genre de sels -qui résultent de la combinaison de l’acide acétique avec une base alcaline. Les seuls acétates qui pourraient offrir quelque intérêt au dentiste sont ; l’acétate d’ammoniaque, ou esprit de