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DIAMANT

ammoniaque, aulanltlo bdellium, de galbaïuim ot de sayapeniim, préalablcmeiil-puriliéspar l’alcool.

‘ DIACODE. C’est le nom d’un sirop qui est très employé, et auquel les dentistes ont souvent recours, soit pour donner des propriétés calmantes à leurs collutoires, soit pourdimi* nuer l’irritation nerveuse développée par diverses al'téclions des dents, et pour apaiser les mouvements convulsifs qui se montrent chez les enfants pendant la durée de la première dentition. On obtient le sirop diacode en faisant bouillir dans huit litres d’eau, un demi-kilo^Tamme de capsules de pavots séparées de leurs graines, et en ajoutant 2 kilogrammes de cassonade, et en clarifiant le tout avec quatre blancs d’œufs. On peut remplacer les têtes do pavot par l’extrait aqueux d’opium, et ce procédé est généralement adopté aujourd’hui.

DIACRANIENA^E. Ce nom est donné par plusieurs ana- |îtomistes à l’os maxillaire inférieur, parce qu’il est joint au crâne par une articulation lâche et mobile, tandis que la mâchoire supérieure, que l’on appelle par opposition mâchoire 'Syncrànienne, ne semble former qu’une seule pièce avec lui.

DIAGNOSTIC. On entend par ce mot la partie de la patholl logie dentaire qui a pour objet de distinguer les unes dosau- |t très les maladies dont les dents et les autres parties de la llbouche peuvent être affectées. C’est une des parties les plus |i importantes de l’art de guérir: elle suppose une connaissance rexacte dans la structure des parties, dans la nature des tis- ^sus , et dans les symptômes qui accompagnent les diverses mffections dont les organes peuvent être atteints. C’est le mnequâ non d’un traitement efficace, et ne peut être acquis Inque par la lecture assidue des bons auteurs, et par l’examen littentif des phénomènes qui se développent dans la partie “Souffrante.

DIAMANT. Le diamant n’est autre chose que le carbone >)ur. On le trouve à Golconde, Yisapour, et dans les auliresparlies des Indes-Orientales. Il est sous forme de cris-

T)IATIIESE.

taux brillants, linipidcs et incolores, ou quelquefois roses, orangés, jaunes, verts, bleus et noirs. Il est si dur'qu’il n’est rayéqueparsa i»ropre poudre. La chaleur des fourneaux ordinaires n’a aucune action sur lui; mais quand il est fortement chauffé dans de l’oxygène pur, il se combine avec ce gaz, et se change en acide carbonique. Le diamant est plutôt un objet de luxe que d’utilité, et offre peu d’intérêt au dentiste.

DIAPALME. C’est un emplâtre à-peu-près de même nature, et employé dans le même cas que le diaebylum dont nous avons parlé.

DIARRHÉE. Le lecteur trouvera au mot Dévoiement les moyens qu’il faut mettre en usage pour arrêter la diarrhée, qui n’est qu’un degré plus avancé de cette dernière maladie.

DIARTHRÈSE. C’est le nom général donné aux articu lations mobiles.

DIASCORDIUM. C’est le nom d’une excellente préparation pharmaceutique que le dentiste peut employer dans le traitement des dévoiements, et qui est en même temps calmant, tonique, stomachique et astringent. Il est composé de 45 grammes de feuilles de scordium, de 70 grammes de bol d’Arménie, de 10 grammes de laudanum, d’autant de gingembre, de poivre long, de 25 grammes de roses de Provins, de la même quantité de racines de historié, de tormenlillc, de gentiane, de'^cassia lignea, de cannelle, de dictame de Crète, de semences de berberis, de s(orax calamite, de galbanum, de gomme arabique, d’un kilogramme de miel rosat, et d’une quantité^ suffisante de vin d’Espagne.

DIATHÈSE. On entend par ce mot une disposition particulière de l’économie en vertu de laquelle les individus sont fréquemment ou sans interruption attaqués d’une espèce déterminée de maladie qui se reproduit dans diverses parties du corps, sous des formes semblables. Les principales diathèses admises par les auteurs, sont celles désignées par h'S noms

lie cancéreuse, scrol'uleusc, darlreuso, scorbulique el rhumatismale ou goutteuse. Il n’est aucune de ces diatlièses qui no porte une influence des plus nuisibles sur les dents aussi bien que sur les parties molles et la cbarpcnte osseuse de la bouche. Aussi est-il du devoir du dentiste de chercher, autant que possible, à corriger l’état vicieux de la constitution totale j car ce n’est qu’en essayant ainsi qu’il peut espérer de conserver la santé dos organes confiés à ses soins, ou à guérir les maladies des organes dentaires, qui doivent leur origine à l’effet de ces diathèses. La diathèse cancéreuse est audessus de l’art; celle dite scrofuleuse est combattue par du bon air, de l’isolation , des décoctions amères et par les préparations d’iode ; contre la diathèse scorbutique, on emploie les gargarismes toniques et les élixirs anti-scorbutiques. Les eaux sulfureuses et les médicaments dits dépuratifs, combattent efficacement la disposition de l’économie aux dartres, el les eaux de Vichy. Les décoctions de salsepareille et les bains de vapeur, sont d’excellents moyens contre la diathèse rhumatismale.

DIÉRÈSE. Opération de chirurgie dentaire et générale, qui consiste à diviser ou à séparer des parties dont le rapprochement et la continuité sont nuisibles. La diérèse se pratique d’une manière différente sur les parties molles et sur les parties dures. La division ou diérèse, par piqûre, se fait avec une lancette ou avec un trois-quarts; celle par incision sefait avec un bistouri; par arrachement, avec des pinces; par cautérisation, au moyen d’un fer rouge ou des caustiques; et par ligature, au moyen d’un fil de soie, de chanvre ou de métal. La diérèse des os et des dents se fait, en les perforant avec un trépan, en les divisant avec une soie ou avec des pinces tranchantes, en les usant avec une rugine ou une lime, et les cautérisant avec un fer chaud ou une matière caustique.

DIÈTE. Autrefois, ce mot signifiait l’emploi bien ordonné de tout ce ijui est nécessaire pour l’entretien de la vie. Au-

jourd’liui , il ii’osl omployô que pour iiuliquer la privalioii (ralimeiils el de boissons oi'dinaires, que la médecine ordonne comme moyen curalif dans les maladies inflammaloires.

DIFFUSIBLES. Nom qui est quelquefois donné aux médicaments excitants el stomachiques, tels que les huiles volatiles, le vin, l’alcool, l’éther sulfurique el rammoniaque.

DIGASTRIQUE. Ce mot, qui veut dire à deux ventres, est le nom d’un muscle de la région hyoïdienne supérieure. Il est épais et charnu à ses extrémités, grêle et tendineux à son milieu. Placé sur les parties latérales et supérieures du cou, au-dessous de la mâchoire inférieure, il se fixe postérieurement dans la rainure mastoïdienne du temporal , et en avant dans une fossette qui se voit sur les côtés de la symphyse du menton. Son tendon moyen traverse un anneau aponévratique, qui se fixe cà l’os hyoïde: Le muscle digastrique a pour usage d’abaisser la mâchoire inférieure el d’élever l’os hyoïde. Sa portion supérieure, selon quelques anatomistes, élève la mâchoire supérieure en agissant sur tout le crâne.

DIGESTION. C’est la fonction en vertu de laquelle les matières alimentaires, après avoir été soumises à la mastication et à la salivation, passent dans l’estomac, qui les convertit en une matière pulpeuse nommée chyle, et de là dans le duodénum , où cette dernière se mêlant avec la bile et le suc pancréatique, se change en chyle, matière lactescente^ qui est absorbée par les vaisseaux chylifères des intestins qui la portent dans le canal thoracique d’où elle passe, mêlée à la lymphe, dans la masse du sang. A mesure que le chyle est absorbé, la portion grossière de la matière alimentaire, qui ne doit pas servir à l’économie , traverse les parties inférieures du^canal intestinal pour être rejetée au-dehors. L’inlluence réciproque, exercée les uns sur les autres par les organes de la bouche et les autres organes de la digestion , fait que cette fonction offre un intérêt tout spécial au den-

DISPOSJTION.

liste. En remédiant aux désordres fonctionnels et organiques des premières voies, on met les dents à l’abri de la décoloration, de la carie et de l’atropliie de leurs substances, et en contribuant à une mastication complète des aliments par la pose de dents factices, pour suppléer aux naturelles dont la bouche s’est dégarnie , on fait disparaître des gastrites et des engorgements viscéraux qui rendent la vie misérable.

DILACÉRÂ.TION. C’est la séparation violente des parties mâles, produites par le contact d’un corps extérieur qui les déchire, après les avoir alongées au-delà de leur extensibilité naturelle.

DIMENSION. C’est rétendue d’un corps susceptible d’ètre mesuré. Il y a trois sortes de dimensions ; longueur, largeur et épaisseur ou profondeur.

DIPLOÉ. On donne ce nom à la couche de tissu raréfié qui se trouve entre les deux tables des os plats et spécialement de ceux du crâne.

DIRECTOR. Nom donné quelquefois à la sonde cannelée qui dirige le bistouri dans les incisions et débridements.

DISCRET. Épithète donnée à certaines exanthèmes dont les pustules restent séparées les unes des autres. Il est opposé au mot confluent, qui se dit de l’éruption , quand les taches ou pustules sont très nombreuses et se touchent par les bords.

DISPOSITION. La manière dont les dents sont disposées dans la bouche de l’homme , est différente de la disposition qu’elles affectent chez les autres animaux. Elles sont rangées suivant deux courbes paraboliques semblables à celles des arcades alvéolaires, dans lesquelles elles sont implantées. Elles sont , dans les bouches bien conformées, toutes contiguës les unes aux autres; et la longueur des couronnes est la même partout Cette disposition contribue à rendre l’articulation des sons plus nette et la mastication plus parfaite. L’axe des dents, dans l’espèce humaine, est verticale, ou légèrement inclinée, de manière à offrir, vers le cenlre delà

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