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DÉVELOPPEMENT

en faisant passer la ligne derrière les secondes petites molaires d’un adulte. C’est par ce défaut de développement du cercle antérieur que s’expliquent les déviations et les dépla-' cements des incisives et des canines permanentes; et qui nécessite l’extraction d’une des petites molaires pour leur donner artificiellement de la place.

DÉVELOPPEMENT des dents. Les germes des dents de lait sont visibles dès le deuxième mois de la vie intra-utérine. Ils consistent en des follicules membraneux, situés sous la gencive, dans la gouttière que présentent alors les os maxillaires. Ces follicules ont la grosseur d’une tête d’épingle, et leur forme est ovoïde; ils tiennent, par leur extrémité profonde , à un pédicule vasculaire et nerveux , tandis que l’extrémité superficielle est adhérente aux gencives. Ces follicules paraissent formées de deux membranes dont Textérieur est fibreux, et l’intérieur, qui est de nature séreuse,, renferme un liquide inodore et limpide sécrété par elle. Ces deux membranes sont séparées l’une de l’autre par un fluide séreux, qui devient moins abondant à mesure que le fœtus se développe. Selon Meckel , c’est dans l’intérieur même de la cavité du follicule que l’on voit paraître la pulpe dentaire au milieu du fluide qu’elle contient; mais, selon lui, la surface de la pulpe est recouverte d’une pellicule mince et vasculaire qui lui est propre. Bichat prétend qu’elle se déve-. loppe entre les deux membranes; qu’elle soulève l’interne qui se replie pour former deux feuillets par un mécanisme semblable à celui que présente la membrane de la matrice lorsque l’ovule y arrive. Sans vouloir nous décider entre ces deux opinions, nous dirons seulement qu’au moment de l’ossification, la pulpe dentaire a pris exactement la forme que doit avoir plus tard la dent à laquelle elle appartient. C’est vers le troisième mois que l’ossification a lieu dans les incisives; mais les molaires ne commencent à s’ossifier que vers la fin du sixième mois. Pour chaque dent, l’ossification commence plus tôt à la màclioire inférieure (ju’à la mâchoire

DÉVELOPPE'UKNT.

supérieure; mais elle se iail dans le même temps pour les (lents coiTospoiidaules de cha(|ue ccMé. L’ivoire sc forme le premier et apparait sous forme de petites calottes, dont le nombre est égal à celui des tubérosités de la dent; aussi ces calottes sont uniques pour les incisives et pour les canines , tandis qu’elles sont multiples pour les dents molaires. Les calottes partielles de ces dernières ne tardent pas à se réunir par leurs bords pour n’en former qu’une seule. La calotte, alors devenue unique, comme celle des incisives et des canines , augmente d’épaisseur par des couches successives, qui se superposent de dedans en dehors, jusqu’à ce que, pressée par la capsule qui la coiffe, elle se trouve obligée de descendre le long des côtés de la pulpe et du pédicule vasculaire et nerveux qui l’unit au fond de l’alvéole. C’est de cette manière qu’elle forme les côtés de la couronne, et la racine qui sera simple ou multiple, selon le nombre des pédicules qui s’y trouvent. C’est la membrane interne, ou feuillet du bulbe qui sécrète cet ivoire. Quant à l’émail, quelques autres prétendent qu’il est aussi sécrété par le bulbe et transude à travers les couches de l’ivoire; d’autres on dit que c’est une matière qui se cristallise aux dépens du liquide qui baigne la dent; mais l’opinion de Hunter est celle qui est adoptée par tous les dentistes d’aujourd’hui, c’est-à-dire que l’émail est le produit de la sécrétion de la membrane externe de la pulpe , ou , si l’on aime mieux , de son feuillet pariétal. Quant aux dents permanentes , leur développement se fait à-peu-près de la même manière que celui des dents précédentes. Les follicules sont visibles dès le troisième ou quatrième mois, excepté ceux des petites molaires qui ne deviennent visibles que dans l’année qui suit la naissance de l’enfant. Les germes des dents grandes molaires sont situés aux extrémités des arcades dentaires; ceux des petites sont cachés entre les racines des molaires infantila; et ceux des incisives et des canines permanentes sc trouvent derrière les dents de lait correspondantes. Dans le commencement, b's

DiilVOIRMENT.

firennos des deux ordres des deiils se (rouvenl dans les mêmes alvéoles; mais des cloisons verlicales se formeiiL qui convertissent chacune de ces alvéoles uniques en deux alvéoles secondaires. Ces cloisons sont perforées pour laisser passer un canal fibreux qui fait communiquer les sacs fibreux des deux germes coiTospontlanls. Pour les autres délails, par rapporta la physiologie des dents, nous renvoyons les lecteurs an mot Éruption.

DÉVIATIOIN. Ce mot se dit de diverses parties du coi’ps de l’homme qui, en se développant, prennent une direction anormale et vicieuse. Les dents peuvent se dévier antérieurement, de manière que leurs couronnes soient saillantes hors de la bouche on postérienrement, et alors les couronnes ■sont déjetées dans sa cavité. Les déviations latérales sont i précédées d’un déplacement qui met la dent hors de rang Lavée les dents voisines, et à la suite duquel sa couronne est |i projetée de côté, de manière à masquer en partie la dent qui est après elle, et produire ainsi ce que l’on appelle le chevauiichement. (Voyez ce mot.) On attribue généralement la déviaition des dents à trois sortes de causes : 1® à la mauvaise Iposition qu’occupait le germe de la dent dans l’épaisseur de ila mâchoire, et à la manière anormale dont son développeiment s’est opéré; 2® à la gêne que les dents éprouvent en sse développant, soit à cause de leur largeur disproportionlinée, ou de leur trop grand nombre, ou au défaut d’accrois- [ssement suffisant du corps des os maxillaires, et surtout du cercle antérieur des arcades alvéolaires ; et 3® à la comj[)pression qu’elles épruiivent de la part des tumeurs ‘qui se liéveloppent dans leur voisinage. Quant aux moyens qu’il ^’aut mettre en usage pour remédiera la déviation de ces or- .^anes, nous en parlerons à l’arlicle Redressement auquel nous renvoyons le lecteur.

DÉVOIEMENT. C’est un phénomène pathologique qui condste dans la trop grande fréquence des évacualions alvines 'I (le la liquidité des matières évacn('es. Le dévoiement est

DUCIIYLUM.

un symplonie très Irèquent qui se montre dans les perturbations que les organes digestifs éprouvent par suite des difllcultés de la première dentition. Il faut remarquer cependant qu’une assez grande liberté du ventre n’est pas défavorable aux enfants à cette époque; et ce n’est que lorsque les évacuations deviennent excessives qu’il faut chercher à les arrêter. Cet état cède, le plus souvent, aux lavements émollients ou amidonés, à quelques cuillerées de décoction blanche, à un peu d’eau de riz. Quelquefois, il faut avoir recours aux purgatifs toniques; mais, en général, les subslan- . ces trop astringentes doivent être proscrites.

DIABROTIQUES. Nom donné quelquefois aux substances qui déterminent l’érosion lente des parties sur lesquelles on les place. Elles tiennent le milieu entre les escarotiques et les caustiques.

DIACATALICÜM, ou purgatif universel. C’est un électuaire composé de pulpes de casse et de tamarin, de feuilles^' de séné, de racine de polypode, de fleurs de violettes, de racine de rhubarbe, de semences d’anis, de sucre, de réglisse et de fenouil doux.

DIACÉRATON. Collutoire désigné par Celse, et dont le ^ principal ingrédient était la corne de cerf calcinée et réduite en poudre.

DIACHYLUM. C’est le nom d’un emplâtre qui est très employé pour résoudre les tumeurs inflammatoires et scrofuleuses, et qui est souvent mis comme substance maturative pour hâter la suppuration qui doit s’y développer. Le diachy- ^ lum ou diachylon simple^ s’ob lient en faisant cuire 3 kilogrammes de décoction de racine de glaïeul avec autant d’huile de mucilage, et 1 kilogramme de litharge ou protoxide de plomb. Pour avoir le diachylum composé^ on liquéfie à une douce chaleur 1 kilogramme de diachylum simple 94 grammes de cire jaune, et autant de poix-résine et de (érébenlhine ; puis on ajoute 30 grammes dégommé

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