‹ Dictionnaire des sciences dentairesChapitre 107 sur 280 · DOULEUR · texte numérisé non relu

DOULEUR

D18T1LL.\T10N. C’osl une opérai ioii an moyen île laquelli' (les principes tels que l’alcool, les liiiiles volatiles, etc., sont séparés des matières solides et liquides qui les renl'ermenl; ces matières, cliaulîées dans des alambics ou des cornues, déj,mgent les principes qni sont plus volatiles qu’elles, et ces derniers passent par des alonges dans un récipient froid, où ils ne fardent pas à se condenser.

DIVISIF. On nomme ainsi un bandage destiné à tenir écartées les lèvres d’une plaie, les bords d’une division des téguments, ou deux parties du corps, dont on veut empêcher le rapprochement. Il n’offre pas d’intérêt au dentiste.

DIVISION. La division des téguments du corps peut être accidentelle, ou le résultat des incisions faites dans un bul Ihérapeulique.

DOSE. On donne ce nom à la quantité d’un médicaraenl ({lie le malade doit prendre en une seulé fois^ ainsi , 40 grammes de sulfate de magnésie et 5 centigrammes de tartre stibié, sont des doses de ces substances.

DOUCE-AMÈRE. Cette plante, qui appartient à la famille' des solanées, est très peu narcotique; mais ou la conseille en tisane contre les affections rhumastimales, vénériennes et dartreuses, qui exercent une action si pernicieuse sur les dents et les autres organes de la bouche.

DOULEUR. La douleur est morale ou physique, et c’est de celte dernière que nous avons, comme dentiste, à nous occuper. La douleur est une sensation pénible, difficile à bien définir; mais que tout le monde connaît pour l’avoir éprouvée. Les causes les plus fréquentes de la douleur sont l’altération morbide de nos tissus , le contact de corps étrangers, les sympathies qui existent entre des organes sains et un organe souffrant, et souvent des changements dans la manière d’être de la partie, dont la nature nous est entièrement inconnue. La douleur se fait sentir avec de nombreuses modifications, dont les principales ont reçu des noms particuliers. .\insi, il y a des douleurs feuhives oA cjravatives , que

DUCTL’S.

l’on peut remanpier dans la première période des phlegmons qui se développent aux joues, aux lèvres et aux gencives; pulsahves quand , dans ces tumeurs pldcgmoncuses, le pus commence à se former; les douleurs lancinantes sont propres aux squirrhes et aux névralgies. Il y a en outre des douleurs léréhrantes, conlusives^ brûlantes, pruriginieuses, pongitives et autres, qu’il serait inutile d’énumérer. Les douleurs se nomment quelquefois d’après les organes qu’elles affectent; ainsi celles qui occupent les nerfs d’une partie apparemment saine, sont connues sous le nom de névralgie. Celles qui se font sentir dans rintéricur du crâne se nomment céphalalgie; et l’on désigne sous le nom d’odoiitalgies toutes celles qui ont leur siège dans les dents. Le lecteur trouvera au mot Odontalgie des détails sur les douleurs qui affectent ces derniers organes.

DRASTIQUES. On donne ce nom aux médicaments purgatifs dont l’action sur le canal intestinal est très vive, tels que la résine de jalap, la coloquinte, etc. Le dentiste est rarement obligé d’avoir recours aux purgations violentes que ces substances produisent.

DRÈCHE. On donne ce nom à l’orge dont on a arrêté la germination au moyen de la chaleur. La drècbe est employée dans la fabrication de la bière , et quelquefois aussi comme médicament antiscorbutique et tonique.

DRILLE. C’est le nom d’une sorte de porte-foret qui tourne sur son axe à l’aide d’uné traverse en bois fixée par une lanière en peau d’anguille, à l’extrémité du foret et aux deux bouts de la traverse. Cet instrument est mis en mouvement au moyen d’un archet (voyez ce mot) , et serre des plaques métalliques de différentes espèces, et les rondelles d’hippopotame et d’ivoire dont on se sert dans la fabrication des dents artiticielles.

DUCTUS salivalis. Nom latin des conduits salivaires. Voyez le mot Canal.

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