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DÜUK-MÈRE. Ou uoiiinie ainsi la ineinbraue fibreuse qui enveloppe le cerveau.
DYSODIE. Nom donné par Sauvage aux maladies des dents et des autres organes qui sont caracLéiâsées par des émanations fétides.
DYSPEPSIE. On nomme ainsi une difUculté de digestion qui a souvent pour cause une irritation chronique de la membrane muqueuse de l’estomac, produite parla perte des dents et la mastication imparfaite des aliments.
DISPHAGIE. C’est une difficulté de la déglutition qui peut être duc à des tumeurs développées dans l’arrièreboucho, et l’inflammation des amygdales et du voile du palais.
DfSPHANIE. Difficulté que l’on éprouve dans l’émission et dans l’articulation delà voix. Les consonnes dento-labiales et dentales ne pouvant se former qu’à l’aide des dents incisives, la prothèse dentaire est un des moyens auxquels il faut avoir recours poui* faire disparaître cette infirmité.
EAU. C’est le nom d’un liquide connu de tout le monde; il est incolore, transparent, inodore, insipide, compressible et élastique. Privée de la chaleur qu’ellecontient, l’eau passe lentement à l’état de glace, et les cristaux qu’elle forme pendant cette transformation paraissent souvent sous forme d’aiguilles ou groupés comme des feuilles de fougère. Quand, au contraire, on augmente sa chaleur, l’eau se transforme en vapeur, et occupe un espace dix-sept cents fois plus considérable que celui qu’elle occupait à l’état liquide. Ce corps est mauvais conducteur delà chaleur et de l’électricité, à moins que l’on n’y ajoute un peu de sel ou d’acide. Sa densité varie avec les températures auxquelles on l’expose, car, prise à zéro, et chauffée graduellement, l’eau, au lieu de se dilater immédiatement comme les autres corps, se contracte de plus en plus jusqu’à 4®; c’est là son maximum de densité. A partir de cette température, elle se dilate uniformément jusqu’à 100®, où elle entre en ébullition sous la pression atmosphé^
riqiic ordinaire. L’eaii, en passant à l’élat dej^lace, j)rend une force expansive si considérable, qu’elle brise les tonneaux, les rocs elles tuyaux en fonte, etc., qui la renferment. Quand l’eau est pure, elle est formée d’un volume d’oxygène, et de deux volumes d’iiydrogènc combmés. Lavoisier, le premier, analysa l’eau en lui faisant Iraverser, à l’état de vapeur, un tube en porcelaine contenant des fils de fer d’un poids connu; l’eau, décomposée en traversant le tube, donna son oxygène au fer pour l’oxyder, tandis que son hydrogène passa dans une vessie purgée d’air qui s’adaptait à l’extrémité du tube. L’eau est rarement pure; elle contient presque toujours des sels de soude et de chaux, de fer et de magnésie, de l’acide carbonique, de l’acide sulfurique combiné, et du nitrate de soude après de forts orages.
EAU anti- scorbutique de Rogers. Nous conseillons aux personnes qui ont les dents vacillantes , soit par suite de maladies, soit par suite d’accidentS;, de se bien nettoyer la bouche et de la rincer ensuite avec cette admirable eau antiscorbutique. On fera bien de mettre ensuite sur la brosse, déjà mouillée, quelques gouttes d’une eau spéciale, connue sous le nom fïeau Rogers, et de frotter souvent la gencive tout autour de la dent ébranlée.
EAU bénite. Nom donné à une solution formée de tartre et d’eau ordinaire que l’on donne comme remède contre la colique de plomb.
EAU blanche. Elle est aussi nommée eau végéto- minérale, eau de Goulard. C’est l’extrait de Saturne ou souscétate de plomb liquide, étendu d’une quantité considérable d’eau. C’est un excellent topique astringent employé dans les cas de foulures, d’entorses, de leucophlegmasie, etc. Mais on ne doit pas la faire entrer dans la composition des gargarismes ni des collutoires, car elle est vénéneuse, et, comme toutes les préparations de plomb, elle a la propriété de noircir les dents.
EAU céleste. G’esl de l’eau chargée d’ammonium de
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cuivre. Elle était autrefois très employée comme aslriiigenle dans les cas d’inllammatioii delà muqueuse palpébrale. Elle ne sert aujourd’hui que pour embellir les fenêtres des phar-
macies.
EAU-FORTE. Nom vulgaire de l’acide azotique ou nitrique dont nous avons parlé. Voyez le mot Acide.
EAU oxygénée. C’est de l’eau ordinaire, à laquelle on fait absorber six cents fois son volume de gaz hydrogène. Cette eau, connue aussi sous le nom de deutoxyde d’hydrogène, blanchit l’épiderme et y détermine des picottements. Jusque dans ces derniers temps, elle n’était connue que dans les laboratoires de chimie, ou employée pour. nettoyer les vieux tableaux; mais aujourd’hui on en vend dans les pharmacies pour servir, comme l’eau de Seltz, de boisson qui facilite les digestions et stimule l’organisme.
EAU potable. L’eau, pour servir de boisson, doit contenir de l’air, car l’eau distillée et celle que l’on a fait bouillir, ou qui provient de la fonte des neiges et des glaces est fade, indigeste, et de mauvaise qualité. Les meilleures eaux sont celles des grandes rivières qui coulent rapidement sur un lit de sable ou de roc, et les eaux de pluies qui tombent après que quelques ondées ont balayé les impuretés de l’atmosphère. Les eaux de puits et de source ne valent pas les précédentes, car elles contiennent souvent une trop grande quantité de sels calcaires pour être salubres, et elles ont de plus le désavantage de ne pouvoir dissoudre le savonni servir à la cuisson des légumes farineux. Pour être bue, l’eau doit être limpide, froide, inodore, et sans saveur. C’est par la fillrafion en grand que l’on prépare à Paris beau qui sert de boisson et à l’usage culinaire de la population. Cette filtration se fait en la faisant traverser des couches successives de sable de différents degrés de finesse, de mousse, d’éponge et de charbon superposées les unes aux autres. L’eau pure est, sans contredit, un excellent dentifrice, et un puissanl préservatif |)Oiir les personnes dont les dents ne sont pas
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encore souillées par les premières alleiules de la carie. Outre l’eau potable dont nous venons de parler, nous allons énumérer quelques autres espèces qui peuvent intéresser le dentiste.
EAU pure. C’est l’eau ordinaire distillée par les pharmaciens pour la débarrasser des matières étrangères qu’elle renferme, et qui sert chez eux pour dissoudre une multitude de substances, telles que l’émétique, le sublimé corrosif, le nitrate d’argent, etc., qui ne pourraient être décomposées par l’eau ordinaire.
EAU régale. C’est un mélange des acides chlorhydrique et azotique, .dont nous avons parlé au mot Acide.
EAU Rogers. C’est un remède héroïque contre la carie dentaire, qui est connu depuis longues années pour ses admirables effets. Cette eau arrête la suppuration, remplit les pores de la dent malade, cautérise les nerfs sans qu’il soit besoin de recourir à la brûlure, et dépose dans la cavité de la dent un émail qui permet d’en opérer le plombage sans accident ni douleur. Ainsi, on n’a plus à craindre la pression du métal, ni son action galvanique, qui est rendue impossible par la couche intermédiaire. Le moyen de se servir de l’eau Rogers est très simple : il faut d’abord se rincer la bouche pour la délivrer de tout dépôt de matières; imbiber ensuite de cette eau une petite parcelle de coton que l’on introduit dans la cavité de la dent deux fois par jour; huit jours suffisent pour obtenir la guérison dans les cas les plus rebelles. L’odeur de l’eau Rogers est très agréable, et elle ne nuit pas aux dents ni aux gencives, avantage qu’elle a incontestablement sur tous les autres spéciliques employés jusqu’à ce jour, car ils rongent les gencives, et laissent dans la bouche une odeur insupporlable.
EAU seconde. On donne ce nom à un mélange d’eau et d’acide azotique dont nous avons déjà parlé. Nous allons emprunter au Manuel de l'Essayeur, de M. Vauquelin, la manière qu’il indique de se servir de cotte eau pour séparer
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ïïes liquides qui out servi à déroclier l’or, les quantités de métal qu’elles contiennent.
« 1® Réunissez, dit-il, vos eaux dans despots doTalvanne; lorsque vous en aurez une quantité, tirez ces eaux à clair de dessus le marc, par le moyen qui vous paraîtra le plus commode ;
« 2® Mettez ces eaux claires dans un autre pot, versez sur le marc resté dans le premier vase de l’eau communeen quantité suftisante pour bien laver le marc; agitez ce mélange et laissez ensuite reposer jusqu’à ce que la liqueur soit éclair- ' cie; décantez-la à son tour, et, après l’avoir tirée à clair, réunissez-la avec la première liqueur.
« 3® Faites dissoudre dans l’eau du sulfate de fer ou couperose vertO;, 1 kilogramme suffit, si les eaux ne contiennent que 70 grammes d’or ;
« 4® Yersez cette dissolution de sulfate dans vos eaux contenant de l’or; remuez continuellement avec un morceau de bois, jusqu’à ce que les liqueurs soient exactement mêlées, c’est-à-dire le moment où l’or se sépare, et donne au mélange une couleur brune de marron;
a 5® Laissez pendant deux jours la liqueur en repos^, pour que les parties de l’or, qui sont très divisées, aient le temps de se déposer; quand la liqueur sera éclaircie, décantez-la comme la première fois, mais avec précaution^ afin que l’or ne puisse pas être entraîné ;
« 6® L’eau étant décantée, lavez le dépôt avec de Teaudans laquelle vous avez mis une quantité d’huile de vitriol (acide sulfurique; suffisante pour lui donner une saveur acide, comme le fort vinaigre. cette eau aura resté
pendant deux heures sur le marc, décantez-la comme la première ; passez ensuite un peu d’eau ordinaire sur le même marc, et décantez de nouveau, en ayant toujours soin de ne pas entraîner l’or.
« 7® L’or étant ainsi lavé, il faut le ramasser soigneusement, le faire sécher dans un poêlon de terre cuite, ensuite
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faite fondre l’or dans un ci'oiisel avec une pctile qiianlilé de salpêtre et de borax pour le réunir. Cet oi* sera lin.
« 8" Avant de jeter les eaux dont vous avez séparé l’or, prenez-en un litre environ, vcrsez-y 125 grammes de couperose verte dissoute, comme il est dit ci-dessus, et si l’eau ne change pas de couleur, ce sera une preuve qu’elle ne contient pas d’or; si, au contraire, elle se troublait et devenait brune, il faudrait ajouter à la totalité de cette liqueur 125 grammes de couperose dissoute, cl opérer comme la première fois.
« 9® Quant au sédiment blanc, ou marc laissé dans le premier pot, il faut, après l’avoir fait sécher, le fondre dans un creuset avec un peu de salpêtre et de borax mêlés ensemble ; celte matière donnera de l’argent qui contiendra 2 pour 100 d’or.
EAU de Botot. C’est un autre excellent dentifrice dont la composition doit être connue du dentiste. Pour la préparer on prend ;
Semence d’anis, 32 grammes; girofle et cannelle, de cba- (lue, 8 grammes; huile volatile de menthe, 2 grammes. Faites infuser ces ingrédients pendant sept ou huit heures dans un litre d’eau-de-vie, puis filtrez, et ajoutez igrammesd’alcoolat d’ambre.
EAU de chaux. C’est de l’eau qui tient en suspension un sept centième de son poids de chaux. Elle est employée en médecine comme lithontrip tique; et, mêlée à l’huile d’olive, elle forme le Uniment oléo-calcaire pour le panseriienl des brûlures. On la regarde comme tonique, et, coupée avec du lait, elle corrige les aigreurs de l’estomac et remédie au dévoiement des adultes et des enfants.
EAU-DE-VIE de gaïae. On la prépare en faisant infuser 64 grammes de sciure de bois de gaïae dans un litre d’eau-de-vie pendant dix ou douze jours, en ayant soin d’agiter de temps en temps le vase; on la filtre ensuite. On se sei't de cette eau, en en mettant quelques gouttes dans un
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demi- verre d’eau IVaiclie, pour gargariser la J)ouclie, après s’èlre frotté les dents avec la brosse et la poudre, ou l’opiat.
EAU de madame de la Vrillèrc. C’est un dentifrice aromalique stimulant, et antiscorbulique, dont on se sert avec beaucoup de succès. Il est composé des ingrédienis suivants :
Cannelle
Girofle
i Écorces récentes de citrons, i Koses rouges sèches . . .
; Cochléaria
: Alcool
62 grain.
1/2 litre.
Après avoir concassé la cannelle et le girofle, on ajoute ! le cochléaria, les roses et les écorces de citron , que l’on a I soin de diviser. On fait macérer le tout pendant vingt-quatre I heures dans l’alcool, puis on distille au bain-marie.
! EAU de Mélisse composée. Cette eau, dont nous allons indiquer la composition, est stomachique, tonique, et céphalique; elle calme les maux de dents, et dissipe les vapeurs et la 1 mélancolie. La dose varie de dix gouttes à une cuillerée à café. On peut aussi s’en servir extérieurement comme de l’eau vulnéraire, et elle facilite l’éruption des dents permanentes.
Voici les ingrédients dont VEau de Mélisse se compose :
’■ Mélisse citronné en fleur récentes 375 gram,
r Restes de citrons récents .. 63
'Noix-muscades 31
Coriandre 15
' Girofle. 32
Cannelle 32
Racines sèches d’Angélique de Bohême 16
! Esprit de vin rectifié 2 litres.
EAU d’orge. C’est un g'argarisme très employé, que l’on se procure en faisant bouillir dans une pinte d’eau, pendant dix minutes, une cuillerée d’orge mondée, 32 grammes de racine de guimauve, et une tète de pavot concassée. La décoction terminée, on passe au linge tin, et l’on y ajoute 64 grammes de miel de Narbonne. L’eau d’orge, ainsi préparée, doit être préférée à tout autre gargarisme, lorsqu’on a les gencives gonflées par une inflammation accidentelle ou unengorgement occasioné par le sang. On s’en gargarisera plusieurs fois par jour à tiède, en la gardant le plus longtemps possible dans la boiicbe. Quelques dentistes conseillent de faire saigner les gencives avec un cure-dent ou une lancette, si elles sont engorgées^, avant de se servir de ce gargarisme. Nous regardons comme très funeste, dans ce cas, les élixirs spiritueux, parce que leur usage provoquerait la suppuration des gencives.
EAU de Rabel. Mélange d’acide sulfurique et d’alcool, dont trente ou quarante gouttes dans un pot d’eau sucrée font une excellente limonade, que l’on peut donner ave-c avantage, dans l’état fébrile entretenu par l’irritation inflammatoire de la muqueuse buccale ou dans les phlegmons des joues et des lèvres.
EAUX distillées. Les pharmaciens désignent sous ce nom les eaux qui ont été distillées sur certaines plantes; généralement elles tiennent en dissolution une plus ou moins grande quantité de l’huile essentielle et aromatique qui fait partie de la plante. Telles sont les eaux distillées de fleurs d’orangers, de menthe poivrée, etc.
EAUX minérales. Elles sont divisées en cinq catégories, selon la nature des matièrês minérales qui y dominent. Ainsi, il y a les eaux acidulés tjazeuses^ telles que l’eau de Seltz, qui doivent leurs propriétés à l’acide carbonique dentelles sont chargées. Les eaux salines neutres, telles que celles de Bourbon, de Sedlilz et d’Epsoin, qui sont chargées des sulfates do soude cl de magnésie. Les eaux alcalines^ parmi
ÉDKANLEMIiNT.
i; lesquelles ou trouve les eaux de Carlsbad et de Vichy; leur 1; principe actif est le bicarbonate de soude. Les eaux ferrugi- ^ lieuses^ telles que celles de Spa, de Passy et de Forges, et 1 les eaux sulfureuses que l’on trouve à Aix-la-Chapelle, à Aix en Provence, à Barèges, à Bonnes, et dans d’autres endroits des Pyrénées. — Les eaux minérales artificielles^ fabriquées [ par les pharmaciens de Paris, font honneur à leur talent, mais elles n’offrent pas les mêmes avantages que les eaux miné- [ raies naturelles prises aux sources. Il est très important au i dentiste de bien connaître la nature et les propriétés de ces j eaux, car une foule d’états maladifs des dents, des mâchoires \ et de la bouche en général, dépendent de certaines dispositions rhumatismales, goutteuses et atoniques de la constitulion, qui trouveront leur meilleur remède dans l’usage de I ces eaux.
EBET. Ce mot, selon M. Chomel, exprime une sensibilité excessive des dents sur lesquelles, le froid, le chaud et le contact des corps durs produisent une impression très douloureuse.
ÉBBANLEMENT. C’est l’état vacillant des dents dans leurs alvéoles à la suite des coups, des chutes et des projectiles, qui ont pour effet de produire la rupture en partie au moins de la membrane alvéolo-dentaire, et des autres moyens d’union qui existent entre la racine de la dent, et les parois et le fond de l’alvéole dans laquelle elle est implantée. La manie qu’ont certaines personnes de se tourmenter les dents avec leurs doigts et avec des cure-dents, peut produire un^ certain degré d’ébranlement. L’ébranlement est également dû à certains états maladifs de la constitution, tels que la syphilis, la cachexie mercurielle, le scorbut, etc., qui produisent l’atrophie, l’ulcération et le ramollissement des moyens d’union dont nous venons de parler. L’ébranlement des dents est aussi dû au progrès de l’àge, et précède de quelque temps leur chute définitive. De ce qui précède, le lecteur verra que les causes de l’ébranlement sont accidentelles ou organiques.
KCAILLli.
Quand la dent ébranlée est soumise à une légère pression et cà un repos complet, il est rare qu’elle ne s’affermisse pas en bien peu de temps, pourvu toutefois que l'individu soit exempt de maladie constitutionnelle ; car, quand l’ébranlement est produit ou entretenu par cette dernière cause, il ne disparaîtra que quand cet étal vicieux de l’économie sera guéri. On a quelquefois réussi à retarder la cbuledes dents, en les attachant par des ligatures aux dents voisines ; mais ce remède n’est, dans le plus grand nombre de cas, que palliatif, et il vaut mieux, à notre avis, détacher entièrement l’osléide mobile pour le remplacer par une pièce arlilicielle bien confectionnée.
ÉBRANLER. Ce mot se dit des violences extérieures et autres causes, qui ont pour effet de détruire en partie les liens qui unissent les dents à leurs alvéoles.
ÉBRÉCHÉE. Ce mot se dit vulgairement de la bouche des personnes qui ont eu le malheur de perdre une ou plusieurs des dents antérieures de la bouehe.
ÉBULLITION. C’est le nom donné à un phénomène qui a lieu dans les corps liquides, après l’absorption d’une quantité de chaleur qui est toujours la même pour chacune d’elles. L’ébullition a lieu, quand la vapeur se forme dans la masse du liquide, et non pas seulement à sa surface, comme cela a lieu dans l’évaporisation. L’eau entre en ébullition, c’est-à-dire elle bout à 100".
ÉBURNIFICATION. C’est un mot qui désigne la formation progressive de l’ivoire de la dent. L’éburnification est due à la membrane de la pulpe qui sécrète la matière calcaire qui forme, en se durcissant, l’ivoire de la dent. Voyez le moi Ivoire.
ÉCAILLE. On nomme ainsi les plaques cornées qui recouvrent la carapace duchelonia imbricata, espèce de grande tortue marine. L’écaille, autrefois employée comme matière de prothèse, ne sert plus aujourd’hui au dentiste que pour
ECTIIYMA. ::^ÜÜ
fabriquer desciire-deiiLs, et pour former Iqs mauclies de ses instruments de cabinet.
ÉCHOPPE. C’est un instrument très employé chez les dentistes qui font des dentiers et d’autres pièces artificielles en hippopotame et en ivoire. Il consiste dans une tige d’acier demi-plate ou en gouttière, montée d’un manche en ébène ou tout autre bois dur, et dont la pointe est taillée en rond ou en biseau, tantôt large, et tantôt très aiguë. Les échoppes dont on se sert pour incruster une pièce d’iiippopotanie sont de grandeurs variées. Le plus souvent on n’en a besoin que de trois : une grande pour excaver la . gouttière pour les gencives, une de grandeur moyenne pour ouvrir le passage qui doit recevoir les dents molaires, et une échoppe fine pour les parties les plus délicates du travail.
ÉCOULEMENT. Ce mot se dit dans la pathologie dentaire du pus qui s’échappe des abcès qui sc forment à la bouche, ou d’une supersécrétion de salive qui échappe de cette cavité, ou do la perte de sang qui fait suite aux opérations. Dans le langage vulgaire, ce mot est équivalent aux mots blennorrhée et blennorrhagie.
ÉCROUELLES. Ce mot était autrefois employé pour désigner l’engorgement et la suppuration des ganglions lymphatiques de la région sub-maxillaire, que l’on voit souvent chez les individus scrofuleux.
ÉCROLTSSEMENT. On désigne sous ce nom la propriété qu’ont certains métaux d’acquérir plus de dureté, de densité, et d’élasticité, lorsqu’on les bat à froid pendant un temps suffisant. L’écrouissement rend en même temps les métaux très cassants et très aigres. L’or et le platine, bien que naturellement très ductiles, peuvent être rendus durs et aigres par l’écrouissement.
ECTHYMA. C’est une sorte de légère éruption dartreuse qui peut se montrer aux divers endroits de la face et du cou, et qui est souvent produite et entretenue par la présence de
210 EFFÉRENTS.
dénis cariées, el par la difliciiUô (lu’éproiivent les dents à sortir de leurs alvéoles.
ECTOPIE. On a donné ce nom au déplacement des extrémités articulaires des os. Il a la même signification que le mot Luxation.
ECtiME de mer. Cest un corps minéral, un silicate de magnésie que l’on a voulu employer dans la fabrication des dents artificielles. Aujourd’hui, il n’offre pas d’intérêt au dentiste.
ÉDENTÉ. Ce mot se dit des personnes qui, par suite des accidents, des maladies ou de l’àge, ont perdu leurs dents.
ÉDENTÉS. Ce mot est aussi employé en histoire naturelle, pour désigner un ordre et une famille d’animaux mammifères, chez lesquels il y a absence totale des dents incisives et canines. On trouve parmi les animaux édentés les tatous, les fourmilliers et les pangolins.
ÉDUCATION physique. Les exercices du corps influent beaucoup sur les organes de la bouche. La marche, les sauts, les courses, la danse, la chasse, la natation, la lutte, le chant, la déclamation peuvent être utiles aux organes dentaires, en fortifiant et en développant les autres parties du corps. L’excès cependant, dans ces exercices, peut être nuisible, et nous devons dire que la danse souvent est préjudiciable aux dames, qui contractent l’hiver, dans les bals, des odontalgies, des catarrhes et des fluxions.
ÉDULCORATION. C’est un terme de pharmacie, qui désigne l’addition du sucre, du miel ou d’un sirop à des substances médicamenteuses dont on veut adoucir la saveur. L’édulcoration est aussi une opération qui consiste à verser de l’eau sur certaines matières pulvérulentes pour en enlever les substances salines ou acides qu’elles peuvent contenir, et qui leur communiquent une saveur plus ou moins désagréable.
EFFÉRENTS. On donne ce nom, en anatomie, aux vais-
ÉLASTICITlï.
seaux du système lymphatique qui portent la lymphe des ganglions jusqu’au canal thoracique , afin de les distinguer des autres vaisseaux du même système qui puisent la lymphe dans les différentes parties du corps pour la porter aux ganglions. Ces derniers portent le nom de vaisseaux déféraps.
EFFERVESCENCE. On désigne par ce mot le bouillonnement produit par un gaz, en s’échappant, à travers un liquide, surtout quand ce phénomène a lieu à la température ordinaire de l’atmosphère. Ainsi , il y a effervescence quand on verse un acide sur le carbonate , le chlorhydrate ou le sulphydrate de chaux, etc. Dans ces cas, le bouillonnement est produit par le dégagement des acides carbonique, chlorhydrique et sulphydrique. Certains métaux, tels que le fer et le zinc, mis en contact avec les acides sulfurique et chlorhydrique affaiblis , produisent de l’effervescence ; ici l’eau du mélange est décomposée , son oxygène oxyéi les métaux , et l’hydrogène se dégage en bouillonnant. Dans l’effervescence des vins mousseux , de la bière et d’autres liqueurs fermentées, c’est de l’acide carbonique qui se dégage.
ÉLABORATION. Ce mot est employé, en physiologie, pour indiquer les changements qu’éprouvent les matières alimentaires par suite de l’action des organes de la nutrition. Ainsi, l’élaboration des aliments dans l’estomac, les convertit en chyme; l’élaboration de ce dernier dans les instestins, le change en chyle, et le chyle lui -même est élaboré en traversant les vaisseaux chylifères, les ganglions du mésentère et les autres voies qu’il parcourt avant de former une partie constituante du sang artériel.
ÉLANCEMENT. C’est une sensation douloureuse que l’on voit le plus souvent dans les névroses et dans les cancers, et que les malades comparent à celle que produirait un instrument aigu en traversant la partie souffrante. Les douleurs névralgiques des dents et des mâchoires revêtent assez souvent cette forn.e.
ÉLASTICITÉ. On donne ce nom à la propriété qu’ont les
ÉLECTIlICITt
corps de revenir à leur premier état dès que la cause qui les comprime cesse d’agir. La force élastique des gaz est en raison directe du poids qui les comprime : parmi les métaux, l’acier est celui qui jouit de l’élaslicitc la plus marquée; plusieurs métaux mous peuvent devenir élastiques par l’écrouissement et par leur combinaison avec d’autres substances. Le caoutcbouc est élastique et peut rendre des services dans le redressement des dents.
ÉLATÉRIUM. C’est le nom pharmaceutique d’un concombre sauvage, dont le suc, évaporé jusqu’à siccitc,cst un purgatif drastique des plus énergiques. 11 n’est guère employé à cause de la violence de son action.
ÉLECTION. Ce mot se dit, dans la cliirurgie dentaire, du choix d’une époque ou d’un lieu , pour administrer un médicament, ou pour pratiquer une opération; c’est ainsi que l’on dit temps d’élection, temps de nécessité, lieu d’élection ,vlieii de nécessité.
ÉLECTRICITÉ. On donne ce nom à un fluide impondérable, universellement répandu, et que l’on rend manifeste en frottant ou en chauffant certains corps, tels que le verre,
cire, les résines et les métaux. Ces corps acquièrent alors la propriété d’attirer les corps légers et de faire éprouver au système nerveux des communications plus ou moins fortes. Le fluide électrique neutre est composé d'un fluide électrique vitré et d’un fluide électrique résineux, et n’offre pas à nos sens des signes d’existence , jusqu’à ce que l’on ait opéré sa décomposition. On suppose que les molécules de chacun des deux fluides se repoussent les unes les autres et attirent celles du fluide du nom contraire, pour former, en se combinant, le fluide neutre, qui ne donne naissance à aucun phénomène sensible, et qui est répandu sur tous les corps. Nous ne voulons pas entrer dans l’histoire physique de l’électricité, et bien que nous ne croyons pas que , comme agent thérapeutique, il puisse rendre le moindre service au dentiste, nous allons indiquer, d’après l’ouvrage de M. Sarlaudière, la ma-
liLECTRlClTÉ.
nière dont on s’en sert pour obtenir la j^uérison de certaines maladies du corps Iminain. Los maladies que l’on a cherché à guérir, au moyen de l’électricité, sont les rhumatismes, les paralysies , le chlorose, le rachitisme, l’amaurose et certaines névralgies de la face et des dents. Pou^ électriser un malade, on le place sur un plateau isolateur; on le met en contact avec le cylindre de la machine électrique , qui fait accumuler le Iluide à la surface de son corps. L’opération donc, consiste à lui tirer des étincelles, ce que le médecin fait , en présentant à la partie malade un morceau de bois pointu, quand il agit sur un organe délicat, tel que le globe de l’œil , ou bien me houle de bois , quand il agit sur des parties moins tendres, telles que les paupières, les lèvres, les muscles de la face, les arcades dentaires, etc. Quand il désire ne pas agir avec trop de vivacité sur la partie, il tient le bois à la main, au lieu de le faire communiquer avec le sol au moyen d’une chaîne de fer. C’est dans l’intervalle de quelques lignes, laissée entre la partie malade et le bois, que se forme le vent électrique (départ et échange des fluides contraires) senti par le malade comme la percussion d’un courant d’air, ou comme des aigrettes faibles d’un départ moins rapide, qui donnent des percussions peu fortes. Pour avoir une sensation plus aiguë, on approche de trois lignes de la partie malade une pointe de métal : on a alors une succession rapide d’aigrettes lumineuses, dont l’action, un peu prolongée, produit une douleur euisante. Quand on veut avoir des commotions plus fortes sur des personnes et des parties du corps plus eapables de les supporter, on se sert d’une tige métallique terminée par une petite boule, et à mesure que l’on désire augmenter la eommotion, on se sert de boules de plus en plus fortes, en les éloignant de plus en plus de la partie. . Quand on est obligé de diriger les effets électriques dans les cavités naturelles, telles que la bouche sur le voile du palais, le rebord de la glotte, la partie postérieure des arcades dentaires, etc., on met la tige métallique qui doit
KLÉVATEUK.
préseiiler sa boule à la partie malade, dans un tuyau de caouteliouc, que l’on tient dans la main {?auclie, tandis que la main droite présente à l’autre extrémité de la tige métallique, l’exeitateiir ordinaire. Les maladies que l’on a le plus souvent guéries par l’électricité sont : les paralysies partielles, les engorgements chroniques, l’inertie des organes, le défaut de sensibilité de la peau, etc.; pour les tics douloureux et les névralgies faciales et dentaires, on a trouvé beaucoup plus de succès en employant le fluide galvanique, surtout quand il est conduit sur les aiguilles à acupuncture. Voyez le mot Galvanisme.
ÉLECTRUM. C’est le nom grec de l’ambre ou du succin. Cette substance ayant été la première dans laquelle on ait remarqué la propriété d’attirer d’abord et de repousser ensuite les corps légers. On a formé de son nom le mot électricité et tous les mots qui en dérivent.
ELECTÜAIRE. On donne ce nom à un composé pharmaceutique, d’une consistance molle , un peu plus épais que le miel , que l’on obtient avec des poudres, des pulpes, des extraits, des sirops et du miel. Les électuaires, dans lesquels on incorpore de l’opium, portent le nom d’opiats. Les électuaires simples., tels que la conserve de roses, de cynorrhodons, etc., ne sont formés que d’une substance simple et de sucre. Les électuaires composés sont formés des mélanges de diverses substances. Quelques-uns de ces derniers ont reçu des noms particuliers : tels sont la thériaque, le diascordium, le catholicum double, etc.
ÉLÉVATEUR. Les anatomistes donnent ce nom aux muscles qui ont pour objet d’élever certaines parties. Parmi ces muscles, se trouvent l’élévateur du globe oculaire, ou muscle droit supérieur de l’œil , l’élévateur de la paupière supérieure, et les deux muscles suivants , qui intéressent plus spécialement le dentiste.
ÉLÉVATEUR propre de la lèvre supérieure. C’est un muscle aplati , mince, court et irrégulièrement qiiadrilataire,
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