‹ Dictionnaire des sciences dentairesChapitre 109 sur 280 · ÉLÉVATEUR · texte numérisé non relu

ÉLÉVATEUR

placé à la partie moyenne et interne de la face , au-dessous du contour de l’orbite. Il s’attache, dans l’élendue d’un centimètre environ, à l’os de la pommette et à l’os maxillaire supérieur, par de courtes fibres aponévrotiqucs, partagées, assez souvent , en deux , et quelquefois en trois faisceaux ; de là il descend, en se rétrécissant et en dedans jusqu’à la lèvre, où il se confond avec le muscle orbiculaire , entre le nez et la commissure. Sa face antérieure est couverte, en haut, par le muscle orbiculaire des paupières et par la veine labiale ; en bas, par la peau à laquelle elle adhère fortement. Sa face postérieure est en rapport avec le muscle canin, dont elle est séparée par les vaisseaux et les nerfs sous-orbitaires , ainsi que par une grande quantité de tissus adipeux; elle recouvre aussi le muscle abaisseur de l’aile du nez. Son bord interne est souvent confondu avec le muscle élévateur commun, et V externe se trouve fréquemment uni au muscle petit zygomatique. Ce muscle élève la lèvre supérieure et la porte un peu en dehors.

ÉLÉVATEUR commun de l’aile du nez et de la lèvre supérieure. Ce muscle est un faisceau charnu , mince , triangulaire, rétréci en haut, large en bas, et situé sur les côtés du nez. Il prend naissance en haut, sur l’apophyse montante de l’os maxillaire supérieur, au-dessous du tendon du muscle orbiculaire des paupières , par de courtes aponévroses auxquelles succèdent les fibres charnues. Ces dernières descendent obliquement en dehors en divergeant, et viennent, en partie, se fixer à l’aile du nez, et en partie se perdre dans la lèvre supérieure. La face antérieure de ce muscle adhère en bas intimement à la peau; en haut, elle est recouverte par la veine labiale et par le muscle orbiculaire des paupières. Sa face postérieure recouvre le muscle triangulaire du nez, l’apophyse montante de l’os maxillaire supérieur , le bord du muscle élévateur propre de la lèvre supérieure, le muscle abaisseur de l’aile du nez, une partie du muscle orbiculaire des lèvres et quelques rameaux du nerf sous-orbitaire. L’u-

i:lixiu.

sage de ce muscle est d’élever eu même temps la lèvre supérieure et l’aile du uez qu’il porte uu peu eu deliors.

ELEVATOlUl^. C’est le uom d’uu iusirumeut de chirurgie auquel ou a doiiuô des formes très différentes , et dont l’usage est de relever les pièces qui oui été enfoncées, ou pour soulever et détacher la portion d’os qui a ôté séparée par la couronne du trépan.

ELIXIR. Ce mot qui, selon quelques auteurs, est d’origine grecque, vient, selon d’autres, du motarabe al-ecsù\ qui veut dire remède chimique. On donne le nom d’élixir à une préparation pharmaceutique composée de plusieurs substances ténues en dissolution dans l’alcool. Les élixirs sont, le plus souvent, des teintures alcooliques composées; cependant on donne quelquefois le nom d’élixirs à certaines préparations qui ne contiennent pas d’esprit-de-vin; et beaucoup d’élixirs, édulcorés par le sucre, sont de véritables sirops. Nous allons donner la composition de quelques élixirs qui doivent être connus du dentiste.

ELIXIR dentifrice (du docteur Capou). Les ingrédients sont :

Éther sulfurique

oO centigram.

Laudanum de Sydenham

Camphre

Huile de thym

Huile de romarin

On mêle bien tout ; on imbibe un peu de coton de ce mélange, et on le place ordinairement sur la dent affectée d’o- t dontalgie. ^

ÉLIXIR doux (du docteur Capou). Cet élixir est un bon ^ spécifique contre les maux d’estomac , qui peuvent produire | une irritation immédiate dont l’effet se porte sur les dents. | On en prend ordinairement un petit verre à liqueur, le ma- ■' tin, et un autre avant le dîner

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