ÉMAIL
on a préalablement fait dissoudre les autres substances.
ELIXrnON. Ce mot est employé comme synonyme de décoction dans les anciens Traités de pharmacopée.
EMAIL. Pour la description et la composition de l’émail qui revêt la couronne des dents de l’homme, nous renvoyons le lecteur au mot Denis.
EMAIL. L’émail artificiel est un composé de silice et de bioxyde d’étain, uni à de l’oxyde de plomb et à une base alcaline. Voici la manière dont on le prépare : On chauffe, au contact de l’air, jusqu’au rouge, un alliage de 1 o parties d’étain pour 1 00 parties de plomb. Ce mélange ne tarde pas à entrer en ignition, et à donner lieu à un oxyde que l’on ramasse à mesure qu’il se forme, en ayant soin de tenir le bain métallique découvert. Quand le mélange est entièrement oxydé, on le réduit en poudre fine, et on le délaye dans l’eau. On laisse précipiter les parties grossières, puis on décante, et on recueille avec soin la poudre fine qui était en suspension; on soumet ensuite le résidu grossier à une nouvelle oxydation. Après avoir ainsi obtenu une quantité notable de calciné ou stannate de plomb, en poudre très fine, on s’occupe du mélange qui doit former la fritte propre à fournir l’émail. Ce mélange est de ;
Calciné.^ 200 parties; sable siliceux, 100 parties; et carbonate de potasse, 80 parties. Ce mélange, placé dans un fourneau, est soumis à une douce chaleur, afin de déterminer un commencement de fusion. Cette fritte sert de base à tous les émaux. La fritte, ainsi préparée, on la mêle en poudre avec du peroxyde de manganèse également en poudre; et dont la dose est déterminée par des essais précédemment faits; ce mélange, placé dans un creuset, est exposé à un feu de bois vif et bien pur. Lorsque la matière est en fusion, on la coule dans l’eau, et on la pulvérise; cette opération se répète trois ou quatre fois; on fond une dernière fois l’émail, et il est ensuite livré au commerce. Les émaux se colorent d’après les mêmes procédés que le strass, avec cette diffé-