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ÉMANATIONS

I reiice que, pour les émaux, il faut mettre une plus forte \ dose de matière colorante. Les dentistes ne se servent que de l’émail blanc et de l’émail rose. Pour V émail blanc , on le \ pile d’abord dans un mortier d’agathe ou de porcelaine, jusj qu’à ce qu’il soit réduit en poudre très fine. On le soumet ; alors à plusieurs eaux secondes jusqu’à ce que ces dernières i soient d’une clarté parfaite, et l’émail d’une éclatante blan- I clieur ; on le lave avec de l’eau filtrée et on le passe, à travers j une éponge, jusqu’à ce qu’il n’ait plus d’acidité. V émail j rose ne diffère du précédent que par une quantité de pou- I dre de cassius que l’on y ajoute. On prend 125 grammes d’émail tendre, et 54 centigrammes de précipité de cassius; on i broie à l’eau l’oxyde, on y ajoute peu-à-peu l’émail que l’on broie aussi très fin, pour qu’il absorbe mieux la partie colorante; on le fait ensuite sécher, puis on le met dans un creuset pour le faire fondre au feu du mouffle.

ÉMAILLER. Pour revêtir les pièces en dents artificielles d’une couche d’émail, on a recours aux préparations préliminaires suivantes : On commence par bien nettoyer la pièce à émailler; on la dégraisse avec du sous-carbonate de potasse ou de chaux que l’on fait bouillir pendant vingt minutes ; elle est ensuite lavée à l’eau claire, brossée avec soin, et séchée; après quoi on pose dessus l’émail, et l’on met le tout au four.

ÉMANATIONS. Il y a, selon la plupart des auteurs, six classes d’émanations, qui sont : 1^ les odeurs (voyez ee mot); 2° les exhalaisons gazeuses du sol, des sources, des raines et des grottes; 3® les émanations qui résultent des dé- ' compositions que l’on opère au moyen des réactifs, ou par le feu, dans les travaux domestiques, chimiques et industriels; 4® celles qui proviennent des différentes fermentations. Les fermentations acéteuses eÀ vineuses ne produisent que de l’aeide carbonique; la fermentation putride donne des émanations de natures différentes, selon que le foyer est végétal, animal ou mixte. Bans les foyers purement végétaux^ se trou-

EMBAIIBÀS.

vent le bois pourri, le loin, la paille, etc., entassés depuis longtemps dans des magasins humides, et où l’air ne se re- ' nouvelle pas. Parmi les foyers purement nwîwaMa? , on trouve les lieux de dissection et de sépulture, les fosses d’aisances ’j et autres dé]îôts de matières fécales. Parmi les foyers mixtes, c’est-à-dire où les matières animales et végétales fermentent ü à la fois, se trouvent les puisards, les égoûts ; 5° les effluves i provenant des marais, des mares, des eaux croupissantes, des routoirs, etc.; et 6® les émanations qui se dégagent des | poumons, et des téguments des animaux vivants, sains ou j| malades. H nous faudrait beaucoup d’espace pour décrire les 1 gaz si différents les uns des autres, dont ces émanations sont a formées, et l’effet qu’ils produisent, non-seulement sur les 9 organes dentaires, mais sur la constitution tout entière. Il m suffit de dire que l’air chargé de ces émanations est vicié, 1 et que, pour conserver aux dents leur beauté et leur soli- 9 dité, on devrait s’éloigner autant que possible des foyers qui 3 les dégagent, »

EMBARRAS gastrique. On désigne sous ce nom une af- ï fection produite par raccumulalion dans l’estomac de matiè- S res qui dérangent les fonctions de cet organe. Les symptô- a mes de l’embarras gastrique offrent des variétés qui dépen- J dent de la nature des matières qui sont contenues dans I l’estomac. Ainsi, quand l’embarras gastrique est bilieux^ la 9 bouche est amère, et la langue couverte d’un enduit jaunà- 1 tre qui recouvre aussi les dents et les gencives ; l’haleine est || fétide. Quand il est muqueux^ la bouche est pâteuse, la lan- M gue blanche, et l’haleine aigre ; les matières rejetées par l’es- S tomac sont muqueuses et souvent acides. Dans quelques cas, des substances qui n’avaient pas été convenablement J soumises à la mastication ont été rejetées par la bouche après être restées pendant plusieurs jours, et même pendant plusieurs semaines, dans l’estomac. *

Cette affection doit être pour le dentiste un sujet de grand B intérêt, car elle est souvent produite par la perte des dents.

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