ÉROSION
quelques cas, par une compression constante, qui empêche l’abord du sang dans la tumeur, et qui tend à ol3litérer les capillaires dilatés. Dans d’autres cas, on est forcé de lier les vaisseaux qui les alimentent, ou bien d’avoir recours à la ligature, à l’excision de la tumeur, ou à sa destruction, avec le cautère actuel.
ERIGNE. C’est le nom d* un instrument employé dans la chirurgie dentaire et qui est formé d’une tige d’acier, aplatie dans son milieu et dont les extrémités sont pointues et recourbées en crochet.. Quelques érignes ou airignes sont munies d’un manche à l’une de leurs extrémités , tandis .que l’autre porte un ou deux crochets. Ces dernières sont nommées des érignes doubles : leurs crochets sont tantôt inamovibles, et tantôt ils peuvent s’écarter ou se rapprocher l’un de l’autre au moyen d’un anneau coulant. Les érignes servent, dans les opérations que l’on est obligé de faire, dans les cavités, telles que la bouche ; on tire à soi , au moyen de l’érigne , la tumeur qui y proémine , tandis que de l’autre main, armée d’un bistouri ou de ciseaux , on en sépare la base des tissus environnants.
ÉROSION. On donne ce nom à la destruction , lente et graduelle, de la surface d’un os ou d’une dent. L’érosion des os peut avoir lieu à la suite de toute violence qui ébranle l’os lui-même , qui en produit la dénudation ou qui en lèse le périoste. L’érosion des dents n’est autre chose que l’atrophie de ces organes. C’est une maladie particulière à l’émail , et qui, dans son développement, présente plusieurs variétés. Chez certains sujets , elle se montre sous la forme de lignes saillantes, ondulantes et transverses, qui apparaissent sur la couronne des dents. Chez d’autres, ce sont des rainures rugueuses et des enfoncements pointillés. Dans quelques cas, il y a destruction totale de l’émail , avec amincissement de l’organe dentaire et irrégularité de grosseur entre les dents pareilles. Cette érosion, ou atrophie des dents, dépend des maladies constitutionnelles, qui sont quelquefois hérédiiaires,
ÉllUPTION.
ot c’est un étal malaïUf do ces organes conlre lequel l’arl csl impuissant.
ÉRUPTIF. Qui est accompagné d’éniption de taches, de tumeurs, etc., à la peau. On nomme ainsi fièvres éruplives
celles qui précèdent et qui accompagnent la variole, la rougeole, la scarlatine, la milière, etc. Pendant la durée de quelques-unes de ces maladies, les dents éprouvent une altération dans leur couleur, qui les déligure, mais qui se dissipe le plus souvent après la disparition de ces maladies.
ÉRUPTION des dents. On donne ce nom aux phénomènes qui accompagnent la sortie des couronnes des dents des alvéoles à travers le tissu gencival dont ces dernières, en bas âge, sont recouvertes. Les causes de réruption des dents sont rapportées aux trois théories suivantes : ITine consiste à admettre une force extérieure à la dent , un gubernaculum dentis qui conduirait , selon M. Serre , cet ostéide dans sa marche et l’attirerait hors des gencives. Selon un autre observateur, le follicule membraneux de la dent se continue par son extrémité supérieure avec un canal étroit qui s’ouvre sur la gencive. Il pense qu’à mesure que la dent s’élève, elle dilate ce canal qu’il appelle iter denlis^ et qui s’ouvre pour la laisser passer. Une autre consiste à n’attribuer l’éruption des dents qu’à leur seule évolution; et une troisième théorie est fondée sur les rapports qui existent entre le développement des follicules dentaires et celui des os maxillaires. En effet' les alvéoles ne sont pas toutes delà meme profondeur; celle de la première incisive est moins profonde que celle de la seconde, celle-ci, moins que la première molaire; celle-ci moins que celle delà canine; ces alvéoles présentent la même différence que les deux marches consécutives d’un escalier, et le fond de chaque alvéole, en s’épaississant, soulève par degrés la dent correspondante. Quoi qu’il en soit, à mesure que la dent se développe sur son noyau pulpeux par l’addition des nouvelles couches qui se forment à sa surface interne, elle s’allonge, et le sommet de la couronne s’éloigne du fond