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ENCÉPHALE

à ne pas gêner l’application de la cire. Posant alors la main gauche à plat sur la tête du malade, pourla rendre immobile, il introduit avec l’autre la cuvette dans la bouche, en allant d’avant en arrière, jusqu’à ce que les extrémités de la cire dépassent en arrière les dernières molaires, et qu’en avant les dents qui restent, ou le bord libre de l’arcade alvéolaire, réponde au milieu du canal de la cuvette, ou milieu de la largeur de la face supérieure de la cire. Élevant alors l’instrument en totalité, et sans lui faire éprouver aucun mouvement de latéralité ou de bascule, il le presse d’une manière uniforme contre le rebord alvéolaire, jusqu’à ce que celui-ci, dans toute son étendue avec les dents dont il peut être garni, soit profondément caché dans la cire. En retirant l’empreinte ainsi prise, il faut user de beaucoup de précaution, et ne pas cherchera ôter l’instrument de la bouche avant que la cire, en suivant un mouvement inverse à celui qu’elle vient de faire, ait complètement dépassé le bord libre des dents et des gencives que l’on y a fait pénétrer. Une fois sortie delà bouche, on met la cuvette chargée de l’empreinte dans un lieu frais, et quand la cire est redevenue dure, ou peut couler dessus le plâtre pour former le modèle. Voyez le mot Modèle.

ÉMULSION. On donne ce nom à une préparation pharmaceutique liquide, d’un blanc laiteux, opaque, composée d’une huile fine divisée et tenue en suspension dans l’eau pa r le moyen du mucilage. Il y en a plusieurs sortes telles que les suivantes : émulsion d’amandes, émulsion camphrée, émulsion huileuse, purgative, etc; mais ceS préparations, regardent plutôt la médecine générale que l’art du dentiste.

ENCÉPHALE. Ce mot désigne pour les anatomistes l’ensemble des parties qui constituent le système nerveux cérébro-spinal chez l’homme. L’encéphale offre à considérer le cerveau, le cervelet, le mésocéphale ou protubérance annulaire, et la moelle épinière. L’encéphale est mou, pulpeux, contenu dans la cavité du crâne et dans le canal vertébral :

ENGOUGKMENT.

il est le centre U’où émanent presque tous le nerfs, le siège (les sensations et des actes de la volonté. L’encépliale qui est symélrique et régulier est proportionnellement plus considérable chez l’enfant que chez l’adulte, chose qui explique la fréquence des irritations nerveuses, des insomnies et des convulsions éveillées par le travail de la première dentition.

ENCÉPHALITE. Nom donné par les pathologistes à l’inflammation du cerveau. Il est connu plus ordinairement sous le nom de cérébrite.

ENDUIT. On nomme ainsi une couche de matière plus ou moins épaisse qui recouvre la langue et l’intérieur des joues dans certains états saburraux de l’estomac, et dans certaines maladies de la bouche.

ENFANCE. On nomme ainsi la portion de la vie de l’homme qui a lieu depuis le moment de la naissance jusqu’à l’époque de la puberté. La première enfance se termine vers l’àge de sept ans, alors que l’éruption des dents de lait est complète. C’est pendant l’enfance qu’ont lieu les phénomènes curieux des deux dentitions. Nous en avons parlé au mot Ages.

ENFONCE-GOUPILLE. On désigne par ce mot, dans les ateliers de dentiste, une tige d’acier, dont une des extrémités, qui est perforée d’une ligne, embrasse la tête de la goupille, tandis que l’autre, qui est la plus grosse, reçoit les coups du marteau. C’est un emporte-pièce.

ENGORGEMENT. On donne ce nom à l’augmentation de volume d’un organe ou d’une partie malade, augmentation qui est due à raccumulation dans un endroit circonscrit de sang, de pus, de lymphe ou de sérosité. L’engorgement ou état fluxionnaire des gencives et des autres parties de la bouche reconnaît souvent pour causes le froid, l’humidité et les douleurs névralgiques. L’engorgement des ganglions lymphatiques sous-maxillaires est souvent très considérable, et est produit, dans le plus grand nombre des cas, par un

lÎPITKLIDES.

étal scrofuleux de la conslitution eu général. Les moyens pour combattre ces engorgements varient selon les causes qui les ont produits, et la nature du liquide qui les forme. Les pédiluves, les laxatifs, les diaphoratiques et les syalogogues su flisent souvent pour les dissiper. Dans ceux qui sont dus à une diathèse scrofuleuse, il faut avoir recours aux médicaments absorbants, tels que l’huile de foie de morue, l’iode et les toniques, aidés d’une nourriture fortiliante, de l’insolation et de l’exercice.

ENSAL ou cautère ensal. Nom donné autrefois cà une sorte de cautère actuel dont on se servait pour brûler les lèvres.

ENTAMURE. On donne ce nom à une fracture légère de la substance dentaire qui n’affecte ordinairement que l’émail. Cette fracture superficielle delà dent n’occasione ordinairement aucune altération morbifique; elle est souvent produite par les convulsions, les grincements des dents, et par la rencontre des corps durs pendant l’acte de la mastication. Il peut y avoir, au moment de l’entamure, une douleur plus ou moins vive, qui se fait ensuite ressentir pendant quelque temps, par le contact de l’air : la meilleure chose à faire dans ce cas, est de passer la lime légèrement sur l’endroit de la dent ou des dents qui sont entamées.

ÉNÜLON. Ce mot, d’origine grecque, était employé pour désigner la face interne des gencives. Par le mot oulon^ qui veut dire gencive, on désignait leur face externe, et par le mot armoSj la portion de ces organes qui se trouve entre les dents.

ÉPHÉLÏDES. On donne ce nom aux taches de rousseur et autres colorations qui se montrent à l’état solitaire, ou réunies en groupe sur les diverses parties du corps, surtout celles qui, comme la figure, le cou et les mains sont habituellement exposées à l’air ; une constitution faible, une peau fine et blanche, des cheveux roux ou blonds, et l’usage de mauvais aliments, sont des circonstances dans lesquelles les

LPiüLÜTTE.

l'pliélidos SC montrent fréquemment. Quelques dermatologisles ont distingué trois espèces i)rineipa]cs d’éphélides, les Icniiformcs, les hépatiques cl les scorbutiques, qui sont soumises à des subdivisions assez nombreuses. Le dentiste, qui est souvent consulté sur ces taches qui nuisent tant à la beauté du visage, doit savoir qu’elles sont quelquefois dues à des vices constitutionnels dont il devra chercher à découvrir la nature, pour les combattre par des médicaments et des soins hygiéniques appropriés, et s’il permet l’emploi de cosmétiques, il devra les choisir parmi ceux qui sont exempts de préparations métalliques et autres substances irritantes, qui ont pour effet de gâter la peau, et de porter atteinte à la structure et à l’éclat des dents.

ÉPIDERME. On nomme ainsi une membrane dense, demi transparente, imperméable, percée d’une quantité innombrable de trous, par lesquels passent les poils et les vaisseaux exhalants et absorbants de la peau. Il est séparé du derme par le corps muqueux de la peau, dont il constitue la couche la plus externe , et il se continue au niveau des lèvres avec une autre membrane nommée épithélium, qui recouvre la surface de la membrane muqueuse buccale.

ÉPIGLOTTE. On donne ce nom à un fibro-cartilagc qui se trouve placée à la partie supérieure du larynx, et derrière la base de la langue. Sa forme est ovalaire, sa couleur d’un jaune pâle, son tissu élastique, et son épaisseur plus considérable en haut qu’en bas et au milieu, que sur les côtés. Par sa petite extrémité, qui est inférieure, l’épiglotte est attachée au cartilage “thyrïode, et sa face antérieure est liée, en quelque sorte, à la base de la langue, par des replis de la membrane muqueuse, que l’on nomme les ligaments glosso-épiglottiques. L’usage de cet organe est de fermer exactement la glotte ou ouverture supérieure du pharynx au moment de la déglutition, et de s’opposer par là au passage des substances alimentaires dans les voies aériennes.

KPüNGE. 227

ÉPILAÏOIRE. Même signification que Dépilatoire. Voyez ce mot.

ÉPIPHYSE. Les anatomistes appellent ainsi les éminences osseuses qui sont séparées du corps principal de l’os par une couche de cartilage plus ou moins épaisse. Les épiphyscs ne se voient que chez les enfants; car, plus tard, rossilicatiori s’achève , la couche cartilagineuse est envahie par le phosphate de chaux, et ces éminences prennent alors le nom d’apophyses.

ÉPISTAPHYLIN. On a donné ce nom à plusieurs des muscles qui forment la couche musculaire du voile du palais. Ces muscles sont aujourd’hui le périslaphylin externe, le péristaphylin interne , le ptilato-staphylin , le pharyngo-staphylin et le glosso-staphyliii. Voyez ces mots.

ÉPISYNANCHE. Ce mot est employé dans quelques traités de pathologie, pour désigner un spasme du pharynx, dans lequel la déglutition est empêchée et les aliments solides et liquides sont repoussés vers la bouche et dans les fosses nasales.

ÉPONGE. C’est le nom d’une substance que les naturalistes ont placée tour-à-tour parmi les animaux et parmi les végétaux. On la regarde aujourd’hui comme un corps organisé marin de la grande classe des zoophytes, très répandue dans beaucoup de mers; mais particulièrement dans la mer Méditerranée. C’est une substance souple, élastique, poreuse, susceptible d’absorber les liquides dans lesquels on la plonge, et d’augmenter ainsi de volume. Elle se présente en masses brunes ou fauves, formées de fibres très déliées, flexibles, percées d’un très grand nombre de pores et de petits conduits irréguliers donnant les uns dans les autres. On les emploie dans la chirurgie dentaire pour absterger et pour laver. On doit préférer celles dont la couleur est moins foncée, la nature plus fine et les pores plus étroits.

ÉPONGE. On donne aussi ce nom à un petit instrument destiné à la toilette de la bouche et dont on se sert h la ma-

KPULIIi.

iiièrc d’une l)rosse à deiils. Il csl formé d’un manclic porlanl à l’une de scs cxlrémilés un morceau d’éponge fine au lieu de crins. Quoique douce, en général, l’éponge ne nettoie ÿ les dents que d’une manière imparfaite; car elle ne pénètre

pas dans les interstices des dents, et elle glisse sur l’émail sans i;; en détacher le limon.

EPSOM. C’est le nom d’un bourg, en Angleterre, remarquable par une source d’eau minérale, qui contient particu- : lièrement du sulfate de magnésie. Les eaux de celle source,

comme le sel neutre dont elles sont chargées, jouissent de propriétés purgatives.

ÉPLLIE. On nomme ainsi un lubercule plus ou moins volumineux , qui se lève du fond des alvéoles et qui succède souvent à l’abcès des gencives, qui est connu sous le nom de paridie. On donne aussi le nom d’épulies à des excroissances qui viennent sur les gencives. Ces tumeurs, qui sont tantôt f molles et fongueuses, tantôt dures et cartilagineuses, se dé-

veloppent souvent sans cause connue; mais dans le plus grand nombre de cas , elles sont dues à l’ulcération ou à la carie I' d’une ou de plusieurs dents par la nécrose qui affecte les

^î: : parois des alvéoles. Quelques-unes dégénèrent en cancer.

P[, Lorsqu’elles acquièrent un certain volume , elles causent de

|[; ■ la difformité et de la gêne dans les fonctions des lèvres et des

|[; : . dents. Les épulies sont divisées en cinq variétés, qui sont :

1® L’épulie simple, sans ulcération des gencives; û 2® L’épulie 'cartilagineuse, qui n’est qu’un degré avancée

de la précédente ;

||: 3® L’épulie qui fait suite à une parulie produite par la carie;

pfi 4® L’épulie qui accompagne la carie de l’os maxillaire;

5® L’épulie produite par la nécrose du même os.

If En général , l’épulie se présente d’abord sous la forme d’un

l^i petit tubercule d’un rouge pâle, avec des inégalités à sasur-

face; il est très facile de ne pas la confondre avec le gonflement des gencives, produit par une diathèse scorbutique. Il ou l’emploi du mercure. Les épulies ne doivent pas être re-

ERECTILE.

gardées comme des affections très graves ; on les guérit très facilement , ‘quand elles ne sont pas enlretcnnes par une cause permanente. Les moyens curalifs le plus souvent employés contre elles sont la ligature, rinslrnmenl Irancliant et le cautère actuel.

ÉPÜRGE. C’est le nom vulgaire de l’eupliorbia lathyris, plante annuelle et indigène du genre euphorbe, qui renferme un suc laiteux , irritant et caustique. Les grains de cette plante fournissent, tà l’expression, l’huile d’épurge, qui possède des propriétés drastiques et émétiques^ mais elle est rarement employée à cause de la violence de son action.

ÉRECTILE. Le tissu érectile est particulier à l’économie animale, et se trouve normalement dans certaines parties du corps, telles la verge, le clitoris, les papelles nerveuses, les villosités intestinales, etc.; mais il peut aussi se développer accidentellement dans certains cas de maladies et constituer un genre particulier de transformation organique. Ce tissu, qui est essentiellement vasculaire et nerveux, est regardé comme formé par un amas de vaisseaux artériels et veineux, accompagné de beaucoup 'de tilaments nerveux, pelotonnés, anastomosés entre eux , et constituant, par leur assemblage, une sorte de spongéo’^ité, de célulosité, dont les aréoles communiquent entre elles. C’est au tissu érectile qu’il faut rapporter un grand nombre de tumeurs hémorrhoidaires, de nævi malerni et de fongus hæmatodes, des Anglais. Ces tumeurs, auxquelles on donne aujourd’hui le nom de lelangiectasie^ ou état variqueux des extrémités capillaires des veines et des artères, peuvent se montrer à la face, sur les lèvres, sur le palais et dans les autres parties de l’intérieur de la bouche. Leur coloration est violacée ou ronge, selon que l’élément veineux ou artériel y domine. Le sang y échappe quelquefois en nappe, .et elles peuvent se dégénérer en matière carcinomateuse. Quant aux moyens de les guérir, on peut s’opposer au progrès de leur développement, dans

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