‹ Dictionnaire des sciences dentairesChapitre 132 sur 280 · FONDA N T · texte numérisé non relu

FONDA N T

doiiiu'. le iioiii (le cryplos nuiriiiciises de la buuclie, ne sont, pour la plupart, (pie des ft'Iaudules salivain‘s.

KOMKN'PATION. On nomme ainsi rapplieation dbin médi("ameiit licpiidc et eliaud sur une partie rpielconque du corps : elle est faite à l’aide d’une pii'me de flanelle ou d’un morceau de linge plié en plusieurs doubles. Les liquides employés sont l’eau, le viu et riiuilc, lant()t simples, tant(jt (îbargés de princip(^s émollients, aromatiques, toniques ou astringents. On a souvent recours aux fomentations émollientes et narcotiques pour calmer l’intensité des névralgies dentaires.

FONCTION. Les physiologistes donnent ce nom à l’action d’un organe ou d’une série d’organes qui concourent à un même but. Certaines de nos fonctions, telles que les sensations, la locomotion, la voix, la digestion, l’absorption, la circulation, la respiration, l’exhalation, la sécrétion et la nutrition , sont relatives à la conservation de l’individu. Celles qui sont relatives cà la conservation de l’espèce, sont la copulation, la conception, la gestation, la partiirilion et la lactation, La fonction de la digestion se forme d’une foule d’actes dont la mastication est un des principaux et qui exige pour qu’elle soit bien faite, l’état de santé et la bonne conformation des dents et des mâchoires.

FONDANT. On donne ce nom aux substances que l’on croit avoir la propriété de provoquer la disparition graduelle des tumeurs qui peuvent se développer dans les divers endroits du corps. Quelques-unes d’elles agissent en stimulant* l’aclion des vaisseaux absorbants, qui entraînent dans la circulation les liquides épanchés et comme coagulés dont ses liimeurs sont formées. Parmi les médicaments fondants, on place les pommades faites avec les iodures et les bromures, les préparations mercurielles, les alcalis, les chlorydrates d’ammoniaque, de soude, etc. Les fondants employés à l’intérieur et à l’extérieur, sont quelquefois utiles au dentiste pour dissiper les engorgemenis chroniques qui se Ibrmenl

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autour des mâchoires. — Le mot foiidaiit est quelquerois ■f employé dans les arts pour désigner les tUix à l’aide desquels I on facilite la fusion des métaux. Voyez les mots Flux, Flux I «o/r, etc.

i FONGOSITÉ. Nous avons parlé au mot Epulie^ des fon- I gosités, fongus, ou excroissances ulcéreuses, qui se forment I sur les gencives.

j FONTICULE. On donne ce nom quelquefois aux cautères il ou petits ulcères , que Ton produit par l’art , soit avec des substances caustiques, soit avec l’instrument neuf tranchant,

■ et que l’on entretient, afin de remplir certaines indications ^ thérapeutiques. On disait, autrefois, fonticuleà pois, fonti-

cille à séton , etc.

FORCEPS. On désigne assez souvent, par ce nom, les i pinces de différentes espèces que l’on emploie à l’extraction 1 des dents.

FOSSE. On donne ce nom à plusieurs dépressions qui se ( ! trouvent sur les os ou à des cavités qui s’ouvrent à la surface du corps. Les seules dont nous croyons devoir parler sont ;

■ la fosse temporale, qui loge le corps du muscle temporal;

:: la fosse canine, dans laquelle s’insère le muscle canin; la ); fosse zygomatique, qui est remplie en partie parla glande ^ I parotide ; la fosse ou fossette myrtiforme , où se trouve le

1 muscle affaisseur de l’aile du nez, et les fosses suivantes, qui méritent une description à cause des affections qui se développent simultanément dans la bouche et dans les cavités.

FOSSES nasales. Ces cavités^ séparées l’une de l’autre , par une cloison moyenne, sont situées à la partie moyenne de la face, et chacune d’elles offre à considérer quatre parois et deux ouvertures. La paroi supérieure^ concave, étroite, formée par les os propres du nez , les rainures ethmoidales et le sphénoïde, présente les trous de la lame criblée et l’oririlice du sénus sphénoïdal. La paroi inférieure^ concave transversalement dirigée obliquement en bas et en arrière , formée par les apophyses horizontales du maxillaire supé-

T- 0 mm EAU.

rieur O I, du pulutiu, i)réseule, eu avuiil, l'uJ'iliee du coiiduil palaliu aulérieur. La paroi inlerne est foiaiiée par la cloison, qui est ordiuairemeul déjelée d’un coté. La paroi externe ^ très inégale et Ibrméc par l’ethmoidc, le palatin, le maxillaire supérieur, le cornet inférieur et runguis. Cette paroi présente, de liant en bas, le cornet supérieur, le rneat supérieur, où l’on voit en arriére le trou spliéno - palatin, et en avant, l’ouvci'ture des cellules etlimoïdales postérieures, le cornet moyen, le méat moyen, qui présente, en arrière, l’orilice du sénus maxillaire, et, en avant, l’ouverture des cellules etlimoïdales antérieures, et de l’infundibulum qui s’ouvre dans les sénus frontaux , et enfin le cornet inférieur et le méat inférieur, qui présente, en avant, l’orifice inférieur du canal nasal. L'ouverture antérieure des fosses est toujours béante et fournie des cartilages latéraux et des ailes du nez. L’ouverture postérieure quadrilatère, plus étendue verticalement que transversalement, est bornée, en haut, par le corps du sphénoïde, en bas, par le palatin, en dedans par le vomer, et en dehors par l’apophyse ptérygoïde. Les fosses nasales sont revêtues par la membrane mucoso-fibreuse, dite pituitaire, qui est molle, pulpeuse et très sensible, et qui s’étend depuis les ouvertures des narines jusqu’au pharynx, où elle se continue avec la muqueuse de l’arrière bouche et du voile du palais : en devant elle semble naître de la peau. Cette membrane s’étend sur toutes les éminences des fosses nasales et pénètre dans toutes les cavités qui communiquent avec elles. Le nerf olfactif, qui pénètre dans les narines par les trous de la lame criblée, vient s’épanouir dans l’épaisseur de cette membrane.

FOURNEAU. On donne ce nom tà un appareil de forme variable, à l’aide duquel on peut élever la température des corps que l’on se propose de chauffer, de sécher ou de fondre. La manière de construire les fourneaux varie selon l’usage que l’on veut en faire. Nous allons en parler de (rois dont la forme doit être connue du dentiste.

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