GENCIVES
curlilaginciise ([ui loiir ponncl do rôsislor au choc des corps durs soumis à la maslication. Comme la membrane palatine qui l’avoisine, elle est privée de sensibilité. Los gencives commencent à quelque distance de la base de l’alvéole, et parvenues à cette base elles continuent leur trajet jusqu’au collet de la dent, où elles se rétlécbissent sur elles-mêmes, en formant à cet endroit un bord dentelé et festonné, semblable à celui qui est formé par les bases des alvéoles. Ces dentelures répondent aux intervalles des dents en envoyant entre ces dernières des prolongements qui font communiquer les deux portions de la gencive qui recouvrent les faces antérieures et postérieures des alvéoles. La portion de la gencive (pii se réfléchit au niveau du collet des dents, n’adhère pas intimement à la partie de la racine qui déborde l’alvéole, mais elle s’enfonce dans la cavité de chaque alvéole pour constituer le périoste alvéo-dentaire qui, comme nous l’avons déjà dit, est un puissant moyen d’union entre la racine et l’alvéole. Chez les vieillards, après la chute des dents, le tissu fibro-muqueux qui constitue les gencives devient plus fibreux, plus solide, et peut servir à la mastication. Ces organes sont remarquables par le peu de tissus cellulaires qu’ils contiennent, et selon M. Serres, ils sont pourvus de follicules particuliers pour la sécrétion du tartre. Le scorbut et les préparations mercurielles exercent une action spéciale sur ce tissu, et sous leur influence il se ramollit et devient fongueux et saignant. Il n’est pas sensible aux incisions que l’on y fait, mais la pression qu’il éprouve au moment de la sortie des dents de lait donne naissance aux accidents nerveux les plus graves. Les usages qu’on leur attribue sont de fermer complètement les alvéoles, de servir d’organes à la mastication avant et après l’existence des dents, d’offrir un point d’appui à la langue dans l’articulation des sons, et de fixer plus solidement les dents dans leurs alvéoles, au moyen de leur portion réfléchie aux membranes alvéo-dentaircs. Les artérioles des gencives proviennent toutes des aidèrcs maxil-
GÉNIO-GLÜSSE.
laires internes et faciales; les veines portent le môme nom qu’elles, et les nerfs sont tous des rameaux provenant de la cinquième paire. Les gencives concourent puissamment avec les dents à rendre harmonieux la beauté de la bouche, et leur couleur rose, leur tendre incarnat rehaussant l’éclat et la blancheur des dents. Nous avons déjà remarqué la presque insensibilité des gencives aux incisions et à la pression quand ces organes sont sains, mais dès qu’une inflammation un peu intense s’y développe, ils acquièrent une sensibilité morbide , extrême et l’on voit souvent les jeunes enfants refuser le sein plutôt que de supporter la douleur que provoque la pression des joues dans les efforts de la succion. Parmi les maladies dont les gencives peuvent être le siège, nous citerons les inflammations, les ulcérations vénériennes, scorbutiques et mercurielles, les aphthes, les abcès, les fistules dentaires, les épulies, les engorgements chroniques, les tumeurs squirrheuses et les bouffissures.
GÉNÉRATION. On donne ce nom à l’ensemble des fonctions destinées à perpétuer les races et les espèces, et qui comprennent chez l’homme et chez les autres mammifères la copulation, la conception, la gestation, la parturition et la lactation ou allaitement.
GENIEN. Ce mot se dit quelquefois des choses qui ont rapport au menton.
GENI. Les apophyses geni sont quatre petites éminences osseuses qui se trouvent sur la face postérieure du corps de l’os maxillaire inférieur, derrière la symphyse du menton, et dont les deux supérieures donnent attache aux muscles genio-glosses, et les deux inférieures aux muscles geniohyoïdiens.
GÉNIO-GLOSSE. Le muscle génio-glossc se trouve à la partie antérieure et supérieure du cou, derrière le corps de l’os maxillaire inférieur. Il est triangulaire et aplati transversalement; il s’attache en avant à l’apophyse geni supérieur, et en arrière en partie à la langue, et en partie à l’os hyoïde.
ClENïlANi:.
Ce muscle dont les libres sont très divergentes en arrière, agit sur la langue de différentes manières; par la contraction de ces fibres supérieures, cet organe est porté en avant hors de la bouche; par celle de ses fibres inférieures, la langue est tirée fortement en arrière, et la contraction de ses fibres muqueuses a pour effet de creuser le dos de la langue en gouttière.
GÉNIO-HYOIDIEN. Les muscles génio -hyoïdiens qui se trouvent à la partie antérieure et supérieure du cou sont allongés et plus étroits en haut qu’en has. Ils se fixent aux deux apophyses génio inférieures en haut, et en bas à la partie supérieure de la face antérieure du corps de l’os hyoïde. Quand ces muscles prennent leur point d’appui fixe sur la mâchoire, ils élèvent l’os hyoïde, et par conséquent le larynx; mais ils peuvent aussi contribuer à l’abaissement de la mâchoire inférieure, en prenant leur point d’appui sur l’os hyoïde.
GENIO-PHARYNGIEN.Winslow donne ce nom à imtrousseau de fibres musculaires qui s’étend depuis la mâchoire jusqu’au pharynx ; mais , selon tous les anatomistes modernes, ces fibres font partie du muscle constricteur supérieur du pharynx.
GENRE. Dans toutes les branches de l’histoire naturelle, ce mot est employé pour désigner un groupe d’espèces qui peuvent se réunir par des caractères communs.
GENTIANE. Cette plante, à laquelle Gentius, roi d’Illyrie, a légué son nom, appartient à la famille des gentianéeset à la peulandrie-digynrie, de Linnée. Il y en a de plusieurs espèces, qui croissent dans les Alpes et dans les autres hautes montagnes de l’Europe; mais celle que l’on emploie le plus est la gentiana luteii^ dont la racine est éminemment antiscrofuleuse, fortifiante et tonique. Cette racine est allongée, grosse comme le pouce, rongeuse, annelée, brune à l’extérieur, d’un jaune vif et d’une texture spongieuse à l’intérieur; elle a une saveur amère pure, sans aucune trace de stiplicité.