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LAMPES

qiier la préparation de celle-ci, car il vaudra mieux pour le dentiste, l’indiquer à ses belles clientes que de les laisser , avoir recours à des préparations du môme genre faites avec des sels et des oxydes métalliques, et dont le moindre inconvénient est de noircir, faire tomber les dents, et de couvrir ï

le visage d’éruptions dartreuses. — Teinture alcoolique de |

Benjoin : 8 grammes que l’on mêle, en l’agitant, avec | 375 grammes d’eau de roses ; dans ce mélange l’eau s’empare ;

de l’alcool, de la teinture, tandis que l’acide benzoïque se I

précipite en blanc, et donne à la liqueur l’apparence du | lait. :

LAITON. On le nomme aussi cuivre Jaune. C’est un alliage ^ de cuivre et de zinc qui n’est jamais employé à la confection des pièces artificielles pour la bouche, mais qui fait partie i d’une foule d’instruments, et d’objets de première nécessité ; pour l’atelier et l’établi du dentiste. ;

LALLATION. Vice de prononciation dans lequel la lettre J l est doublée ou mouillée mal à propos.

LAMELLEUX. Ce mot veut dire composé de lames. Quel- \ ques auteurs emploient ce mot, en parlant de Ti voire des dents qui est, comme on sait, composé de lamelles de consistance osseuse, sécrétées par la tunique interne de la pulpe dentaire, et superposées les unes aux autres.

LAMPES à souder. Il y en a deux, la lampe à huile et la | lampe à esprit-de-vin. M

La lampe à huile se compose d’un bassin rond ou w ovale, au milieu duquel s’élève une colonne surmontée ^ d’un réservoir, en forme de saucière, destiné à contenir y l’huile et le coton qui sert de mèche à la lampe. Le grand | ■ bassin au fond, ne sert qu’à sauver l’huile qui échappe j par débordement au réservoir. Cet appareil est ordinairement logé dans une niche qui communique, par une ouverture, avec le tuyau d’une cheminée, et qui y dirige la fumée provenant de la lampe. On se sert de la lampe à huile quand il s’agit de projeter avec le chalumeau une flamme large et

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forte sur une surface métallique étendue, ou pour souder plusieurs pièces à la fois.

La lampe à esprit-de-vin. C’est un flacon de verre, à parois épaisses, large et peu profond, dans le goulot duquel on adapte un petit tuyau en cuivre jaune. C’est à travers ce tuyau que passe l’extrémité du faisceau des fils de coton qui sert de mèche à la lampe, et dont le reste baigne dans l’acool dont le flacon est rempli. Quand on a fini de souder, ^on coiffe d’une capsule eu laiton, ou mieux, en verre épais, le goulot de la lampe pour empêcher l’alcool de se volatiliser. Cette capsule est dite chapeau dans les ateliers.

LANCETTE. On donne ce nom à un petit instrument qui sert chez le dentiste pour pratiquer la phlébotomie, mais plus souvent pour faire de légères scarifications aux gencives, dans quelques états inflammatoires de la bouclie, et pour ouvrir de petits abcès qui se forment quelquefois dans cette cavité. La lancette se compose d’une châsse et d’une lame faite en acier fin et bien poli. La châsse se forme de deux petites lames d’écaille mobiles sur la lame qû’elles sont destinées à conserver. Il y a trois espèces de lancettes qui différent les unes des autres par la forme de la lame. Dans la lancette à (jrain d’orge.^ la lame conserve sa largeur jusque vers sa pointe. La lancette à grain d’avoine a une lame moins large, et dont la pointe est plus allongée, et la lame de la lancette à langue de serpent présente une pointe plus allongée que celles des précédentes.

LANCINANT. On donne le nom de douleur lancinante à une douleur qui consiste dans des élancements que l’on peut comparer à ceux que produiraient des instruments acérés, brusquement introduits dans la partie souffrante. Les douleurs lancinantes sont un des symptômes des tumeurs squirrheuses arrivées au deuxième degré. Leur présence, dans quelques tumeurs indolentes qui peuvent se développer dans les parois de la bouche, doit faire craindre la nature cancéreuse de celles-ci^ et faire hâter leur extirpation.

LANGUE

LANGUE. La langue est un organe musculaire, mobile et symétrique, logé dans la cavité de la bouche, et s’étendant depuis l’os hyoïde et l’épiglotte jusque derrière les dents incisives. Cet organe présente à considérer deux faces, deux extrémités et une circonférence. La [ace supérieure^ ou dos de la langue est libre, plate et recouverte par la membrane muqueuse de la bouche. Cette face est divisée en deux moitiés latérales par un sillon peu marqué qui, près de la base de la langue, présente un enfoncement considérable, et de dimensions variables, connu sous le nom de trou borgne^ et dans l’intérieur duquel s’ouvrent les conduits excréteurs des follicules mucipares qui se trouvent logés près de lui. Des côtés du trou borgne partent deux lignes assez marquées, formées par une double série de cryptes muqueux qui représente un V dont le sommet est tourné en arriére. La face supérieure ou dos de la langue, est couverte d’un grand nombre de papilles dont il sera question plus tard. La [ace inférieure de cet organe est libre dans son tiers antérieur, et sur les côtés, parties qui sont revêtues par la muqueuse buccale; mais sa partie médiane et postérieure adhère, au moyen des muscles génio-glosses, à l’os maxillaire inférieur et à l’os hyoïde, au moyen des muscles hyo-glosses. Sur la ligne médiane de cette face, se voit un sillon longitudinal qui sépare les deux saillies formées par les muscles linguaux. La circon[érence de la langue est épaisse des deux côtés en arrière, mince en avant et arrondie dans toute son étendue. Supérieurement, on voit une série de stries étroites, verticales et parallèles les unes aux autres, qui se continuent en haut avec les papilles dont la face dorsale de la langue est recouverte. La base de la langue;, ou son extrémité hyoïdienne, se continue avec l’épiglotte et avec les piliers du voile du palais. Sa plus grande épaisseur se trouve au niveau du trou borgne; mais elle va de là en s’amincissant Jusqu’à l’os liyoïde auquel elle s’attache. La pointe de la langue est arrondie et libre, et varie beaucoup en volume, suivant les

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individus, et suivant les positions de l’organe. Dans l’organisation de la langue, on trouve une portion musculeuse, une membrane muqueuse, des papilles lenticulaires-fongiformes et coniques, des artères, des veines et des nerfs. — La portion musculaire de la langue^ est composée des fibres des muscles stylo-hyo-glosses et génio-glosses que l’on trouvera décrits ailleurs, et qui s’entrelacent d’une manière inextricable avec deux faisceaux de fibres, parallèles l’un à l’autre, et que l’on a nommés les muscles linguaux. Vers la partie supérieure de la langue, les fibres musculaires sont entremêlées de petites globules remplies d’une graisse presque fluide. Selon la professeur Gerdy l’entrelacement des fibres musculaires de la langue, que la plupart des anatomistes disent être inextricable.^ présente des fibres verticales qui vont d’une des faces de la langue à l’autre, des fibres transversales qui s’étendent de chaque côté, depuis le raphé médial jusqu’aux bords de l’organe, et deux plans de fibres longitudinales dont l’un est supérieur et l’autre inférieur. La membrane muqueuse de la langue n’offre rien de remarquable à sa face inférieure, excepté qu’au niveau de la symphyse de l’os maxillaire inférieur, elle forme un repli nommé le frein de la langue (voyez le mot Frein)., qui se prolonge vers le point de l’organe, et qui laisse voir sur ses côtés les deux veines canines. Dans la région dorsale de la langue, elle offre un derme dur et épais, au-dessus duquel se trouve une membrane propre,très dense, qui, selon M. Gerdy, donne beaucoup de solidité à l’insertion des fibres musculaires sous-jacentes. A la face supérieure de la langue, cette membrane paraît rugueuse et inégale, par l’existence d’un grand nombre d’éminences, de forme et de nature diverses, nommées papilles., que nous allons décrire.

Papilles lenticulaires. Elles sont au nombre de dix ou quinze, et forment, sur les côtés du trou borgne de Morga gni , les deux lignes saillantes en forme de Y, dont nous avons parlé. Ce sont des follicules mucipares de forme irrégulière.

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Papilles fongiformes. Elles sont plus nombreuses que les précédentes, ol clisséininécs près des bords et de lu pointe de la langue. Elles sont d’un teint blancbûtrc, d’une forme arrondie, et supportées par un pédicule étroit, court. Leur nature et leurg usages sont inconnus.

Papilles coniques. Celles-ci sont les plus nombreuses de toutes, occupent la partie moyenne de la face dorsale de la langue, et sont plus régulièrement arrangées vers la partie postérieure de la langue qu’en avant. Ce sont de petits cônes, dont la base est confondue avec le tissu de la langue, et dont le sommet est libre. Celles qui sont en arrière sont grosses et verticales, tandis que celles qui se trouvent plus rapprochées de la pointe de l’organe sont un peu inclinées et mobiles sur leurs pédicules. Les papilles de cette espèce qui occupent la partie antérieure des bords de la langue sont fdiformes. La plupart des anatomistes regardent les papilles coniques de la langue comme des épanouissements des filets du nerf lingual. Elles sont, en général, pressées les unes contre les autres, et enveloppées d’un lacis vasculaire très apparent. C’est ce lacis, formé par l’entrecroisement de mille et mille vaisseaux, qui entoure comme un réseau les extrémités des nerfs et des follicules muqueux, et qui donne à la langue le teint rouge qui lui est particulier.

Les nerfs de la langue sont au nombre de trois ; 1 ° le nerf lingual, provenant de la branche maxillaire inférieure de la cinquième paire, que l’on croit être destiné à la perception des saveurs ; 2® le nerf grando-hypo-glosse, qui se distribue dans le tissu musculaire de la langue, et qui semble présider aux mouvements de cet organe; et 3® le nerf glosso-pharyngien, dont les filets se disséminent dans la base de la langue, dans les piliers des voiles du palais, dans les amygdales et dans les parois du pharynx. Ce nerf établit, dans l’acte de la déglutition, des rapports d’harmonie entre les mouvements de ces diverses parties.

Les artères de la langue. Les principales sont les artères

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liiiguulos, fournies par les earolides exlonies qui, une lois entrées dans la langue, inarclieiU liorizonlalement en avant, entre les muscles génio-giosscs et les linguaux , jusqu’à la pointe de l’organe, où elles s’anastomosent par arcade, l’une avec l’autre. Chacune d’elles fournit deux branches qui sont l’artère dorsale de la langue, et l’artère siib-linguale. La langue reçoit aussi quelques branches des artères palatines et jousillaires.

Les veines de la langue sont, de chaque côté, la veine superficielle, la veine [ranine, la linguale et la sous-mentale, qui se vident toutes dans la veine jugulaire interne.

La langue est le principal organe du goût ; mais le pouvoir de percevoir les saveurs réside principalement à sa pointe ef sur scs bords; une partie très limitée du voile du palais jouit aussi delà même propriété. Cet organe sert aussi à la mastication en ramassant les aliments dans les divers recoins de la bouche pour les placer entre les arcades dentaires; à la dé^ giutition, en se creusant en canal pour faire glisser le bol alimentaire dans le pharynx ; à l’articulation des sons, par les formes innombrables qu’elle affecte. Ses mouvements sont de deux sortes : les mouvements de totalité , dus à l’action des hio, génio et stylo-glosses, et dans lesquels l’organe est porté en avant, en arrière, et de côté; et les mouvements intrinsèques dus aux contractions partielles des différents faisceaux des fibres musculaires, à l’ensemble desquels on a donné le nom de muscle lingual. Ainsi, par la contraction des fibres verticales, cet organe se creuse en gouttière, par celle des transversales, elle se durcit en diminuant de largeur. La contraction simultanée des faisceaux longitudinaux supérieur et inférieur la fait faire boule, du fond de la cavité buccale; et quand ces deux plans de fibres se contrac r lent isolément, la partie antérieure de la circonférence de l’organe est appliquée contre le palais ou contre le plancher de la bouclie. La langue peut être le siège de l’inflammation, (les endurcissements, des tumeurs squirrheuses, et des exco-

LANÏAIRES.

rialioiis, malailics qui oui souvent leur origine dans l’élat délabré des arcades denlaires, et que l’on peut quelquefois prévenir ou faire disparaître par l’avulsion d’une dent cariée, ou en détruisant avec une lime les aspérités des dents et autres saillies anormales de ces organes , qui l’agacent.

LANGUE de carpe. On donne ce nom à un instrument dont se servent encore quelques dentistes pour faire l’extraction des dernières dents molaires. La langue de carpe s’adapte très bien au manche de la clé de Garengeot, instrument qui remplace très bien la langue de carpe, et qui suffit, entre les mains d’un opérateur habile, pour effectuer l’extraction des dents molaires, quelle que soit la position qu’elles occupent.

LANGUE de serpent. On donne ce nom à un des instruments employés par le dentiste, pour enlever le tartre aux dents de la mâchoire inférieure. Voyez les mots Nettoiement et Instrument.

LANGUEUR. État maladif de l’économie en général, qui affecte le plus souvent les femmes et les jeunes filles, et qui est accompagnée d’une pâleur générale des tissus, et d’une grande diminution des forces. La décoloration et bouffissure des gencives est un des symptômes de cet état.

LANIAIRES. Les dents canines portent quelquefois le nom de dents lani aires : oh en trouvera la description au mot Dent. Leur moindre distance du point d’appui du levier représenté par la mâchoire inférieure les rend plus propres à vaincre les résistances que les dents incisives. Leur couronne et leur raeine sont plus longues que celles de toutes les autres dents, et c’est chez les animaux carnassiers queces dents se trouvent à leur maximum de développement. C’est à la mâchoire supérieure, surtout, que la longueur et l’épaisseur des dents laniaires de l’homme sont remarquables. Leurs racines s’étendent quelquefois dans l’épaisseur de la mâchoire jusqu’à la base de l’apophyse montante, dis-

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