LAIT
LAIT DE FEMME. Celui-ci offre beaucoup d’intérêt au dentiste, car rinfluence qu’exercent les qualités du lait et l’état de santé de la nourrice qui le fournit sur le travail de la dentition et sur la composition des dents de l’enfant , est de la plus haute importance. Le lait de femme contient beaucoup de crème et de sucre de lait, mais peu de caséum. Il est très séreux dans les premiers temps qui suivent l’accouchement; mais il se charge de globules et devient plus consistant à mesure qu’on s’éloigne de cette époque. Les examens microscopiques du lait dont on a tant vanté l’utilité depuis quelques années, ne nous paraissent pasmériter toute la confiance qu’on leur accorde, et nous avons vu du lailfourni par les seins d’une femme phtysique et scrofuleuse, soumis à l’examen d’un microscopiste très connu et prononcé par lui comme excellent. Le dentiste qui , au moment de la première dentition , est souvent consulté par les familles à ce sujet, doit moins se guider sur de pareilles recherches , que sur la santé et l’apparence de la nourrice, qui doit être brune, bien faite, d’un caractère égal et animé, dont la bouche doit être garnie de dents belles et saines , et qui fournit à son nourrisson un lait abondant, d’un blanc bleuâtre et assez consistant, pour que la gouttelette qu’il forme sur l’ongle soit bien arrondie et ne s’étende pas. Le lait de la nourrice est le meilleur topique que l’on puisse employer contre les irritations douloureuses des gencives, produites par la sortie difficile des dents.
LAIT d’amandes. Voyez le mot Emulsion.
LAIT virginal. On désigne sous ce nom une préparation cosmétique dont nous avons déjà parlé, et qui est employée pour donner de la souplesse à la peau des mains et de la figure, et pour conserver ou rehausser la fraîcheur du teint du visage. La liqueur cosmétique connue sous le nom de lait virginal, est une des moins nuisibles aux organes dentaires que les femmes puissent employer. En règle générale, les préparations cosmétiques méritent de la part du dentiste une condamnation sévère, mais nous croyons devoir indi-