‹ Dictionnaire des sciences dentairesChapitre 17 sur 280 · AIR · texte numérisé non relu

AIR

Dans le siècle passé, l’abbé Lcnoblc donna à l’aimant et à ses plaques ainianlécs une vof^ue européenne. Scs adeptes les employaient surtoul contre les douleurs rlmmalismalcs et névralgiques; aujoLird’liui même il se trouve des personnes qui ont de la confiance dans leurs effets.

AIPx. L’air atmospliérique est une masse de fluide élastique qui entoure le globe à une hauteur de seize ou dix-huit lieues. Il est invisible, étéodore et élastique. Il est essentiellement constitué d’un mélange de 21 parties d’oxygène avec 79 d’azote. L’air libre, cependant, est rarement pur, et contient toujours des quantités variables d’acide carbonique et de vapeur d’eau. Avant le temps de Pascal, on regardait l’air comme un corps impondérable ; aujourd’hui on sait que chaque litre d’air pèse un gramme. L’air, qui conduit mal l’électricité quand il est sec, devient excellent conducteur de ce fluide quand il est chargé d’humidité. L’air almofephérique, \epabulum vitæ des anciens, ou plutôt son élément, raréfiant l’oxygène, est l’agent essentiel de la vie, et c’est par son absorption à la surface pulmonaire que le sang veineux du corps humain devient rouge, rutilant cl artériel. L’influence générale que l’air exerce sur l’état de notre santé et sur les organes de la bouche, varie beaucoup, selon l’état dans lequel il se trouve. Quand il est modérément frais et sec, et sa densité grande, la quantité d’oxygène consumé par les organes respiratoires est plus considérable. L’hématose se fait activement, la circulation s’accomplit avec régularité et force, l’appélit est vif, la puissance musculaire semble s’accroître, et l’homme se trouve alerte , dispos et actif. Les irritations inflammatoires de la bouche, des gencives et de l’arrière-gorge , que l’on voit pendant cet état de l’almosphère, ne sont nullement dues à lui , mais aux courants d’air et aux transitions brusques de température auxquelles l’imprudence des malades les expose. Rien ne contribue plus qu’un air froid et humide au développement des affections scorbutique, rachitique et scrofuleuse; et à la

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