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LAUDANUM

clicc-arlère. — Le larynx est peu développé avant l’époipie de la puberté. Celui de la léinine est beaucoup plus petit que celui de riiomme, et, chez elle, l’angle formé par le thyroide est beaucoup moins prononcé.

LARYNGIEN. Ce mot se dit des nerfs et des vaisseaux qui ont rapport au larynx.

LAUCANfA. Mot grec , qui , pour quelques anatomistes anciens, désignait l’arrière-bouche et l’œsophage, et pour d’autres le menton.

LAUDANUM. On a appelé indistinctement du nom de laudanum toutes les préparations solides et liquides de l’opium; aujourd’hui , ce nom n’est donné qu’aux deux préparations pharmaceutiques que nous allons citer et qui sont souvent employées par le dentiste, soit en friction , le long de la base des mâchoires, pour calmer les névralgies maxillaires, ou combinées dans les collutoires qu’il forme, ou mises à l’aide de boulettes de coton dans les cavités des dents cariées pour apaiser les douleurs atroces dont elles sont quelquefois le siège.

LAUDANUM de Rousseau. Cette préparation, connue autrefois sous le nom de gouttes de l’abbé Rousseau, médecin de Louis XIV, et qui est un hydromel opiacé et fermenté, est fait d’une partie d’opium choisi, trois parties de miel blanc, quinze parties d’eau chaude et une seizième partie de levure de bière. Pour la préparer, on dissout, dans l’eau chaude, le miel et l’opium; ce dernier préalablement séché et pulvérisé, on ajoute ensuite la levure et l’on verse le tout dans un matras , qui est tenu , pendant un mois , dans une étuve chauffée à vingt-huit degrés. Quand la fermentation a cessé, on réduit, par l’évaporation, à trois parties, on refroidit et l’on ajoute une partie d’alcool rectifié. Cette préparation, qui est beaucoup plus opiacée que la précédente, contient, par gros, vingt grains d’opium brut, ou dix d’opium pur. Huit gouttes de cette préparation équivalent à un grain d’opium purifié.

LAUTISSIMA.

LAUDANUM de Sydenham. On prend seize grammes d’opium choisi , huit de safran , un de cannelle de Ceylan et un de clous de girofle. On coupe menu l’opium et le safran 5 on concasse le girofle et la cannelle, et l’on fait macérer le tout pendant (piinze jours dans cent vingt-huit grammes de vin de Malaga. On passe avec expression et on filtre. Cette préparation contient quatre grains et demi d’opium pur par gros, ou vingt gouttes, contient un grain, ou cinq centigrammes d’opium purifié.

LAURIER. Genre de plante de la famille des laurinées. On y trouve le laurus camphora, de Linnée, qui fournit le camphre, substance employée par quelques dentistes dans la confection de leurs collutoires et dentifrices calmants. Pour en extraire le camphre , on chauffe , dans de l’eau , le bois concassé de cet arbre : le camphre, qui est volatile, monte avec la vapeur de l’eau pour se condenser dans le cucurbite de l’appareil. Ce genre de plantes offre aussi le laurier commun , ou laimis nohilis, dont les baies, quand elles sont macérées dans l’axonge, donnent une substance connue sous le nom d^’huile de laurier, et qui est employée avec avantage en frictions, le long des mâchoires , contre les douleurs rhumatismales et nerveuses.

LAURIER cerise. Cette plante appartient à la famille des rosacées et au genre cérasus. Les feuilles qui sont amères et d’une odeur amandée, sont narcotiques et, à haute dose, vénéneuses. Elles sont employées comme assaisonnement et comme médicament. Elles contiennent de l’acide prussiqué, ou hydro-cyanique, et l’eau distillée qu’on en fait est un puissant calmant, auquel on a souvent recours pour apaiser les irritations du système nerveux, et les odontalgies, et les agacements dentaires qui en dépendent.

LAUTISSIMA vina. Nom que l’on donnait autrefois au vin fortement chargé de myrrhe et qui est- très utile comme stimulant et astringent, dans le cas d’atonie de la muqueuse buccale.

KAVANIHi.

LAVAGP^. Oii tlonno ce nom à l’opération à laquelle on soiiinet les cendres i)rovenanl de la combustion ou incinération des balayures de l’atelier du dentiste, et qui a pour objet de leur enlever les matières terreuses et cbarbonneuses qu’elles renferment, de manière à laisser plus à nu les particules métalliques qui s’y trouvent mêlées et qui doivent être soumises à l’opération que nous avons décrite au mot Analyse. Les cendres , ramassées dans le cendrier du fourneau à incinération , sont d’abord passées au crible métallique pour leur enlever le charbon le plus grossier. On renouvelle même cette partie de l’opération deux ou trois fois. La poudre obtenue est alors mise sur le même crible, et le tout mis dans un baquet d’eau pour en imbiber les cendres, pour tremper la masse. On examine les cendres, après quelque temps de trempage pour en extraire les particules métalliques visibles. Alors on les laisse sécher, on les pile dans un mortier de fer, pour les tamiser de nouveau. Après cela on procède au lavage, proprement dit, ce qui se fait ainsi : on met une sébile en bois remplie au quart, de ces cendres imbibées d’eau, dans un baquet plein du même liquide. On remue doucement les cendres au fond de l’eau, avec la main ou avec un bcàton; l’eau du baquet se salit en se chargeant de la partie la plus légère de la masse. On découle l’eau salie du baquet pour le remplir d’eau claire; on remue de nouveau les cendres de la sébile, et ainsi de suite jusqu’à ce qu’elles ne souillent plus l’eau. On met alors de côté les cendres lavées de la sébile et on purifie le reste delà masse des cendres de la même manière. Les cendres lavées sont alors séchées pour être plus lard soumises à l’analyse. (Voyez ce dernier mot.)

LAVANDE. Cette plante, la lavandula spica de la famille des labiées , est cultivée dans toutes les parties de la France. Elle fournit du camphre et une huile essentielle connue sous le nom d’huile de lavande, ou huile d’aspic., et qui entre comme ingrédient dans une foule d’élixirs et de lotions dentifrices. L’odeur aromatique de cette huile est délicieuse.

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