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LÉGUMINEUSES

LAYEMElNT. On nomme ainsi de l’eau simple ou un véhicule quelconque chargé de principes médicamenlaux et inlroduil dans réconomie par la voie du rectum. Les principes narcotiques, calmants, etc., administrés de cette manière, ont, en général, une action plus prompte et plus puissante que quand ils sont portés dans l’estomac; car ce dernier leur faits ubir une sorte de digestion qui tend à les dénaturer, et l’absorption se fait plus activement dans les gros intestins que dans les autres parties du canal alimentaire. Nous donnons plus bas la formule de quelques lavements qui ont été ordonnés avec succès, à titre de révulsifs et de calmants dans des cas d’odontalgie, de névralgies maxillaires et d’inflammation de la muqueuse buccale et des gencives. On peut les employer seuls ou concuremment avec des médicaments topiques appliqués au siège du mal.

LAVEMENT anti-rhumatismal. Huile volatile de térébenthine, 30 grammes; triturée avec un jaune d’œuf, à laquelle on mêle, peu-à-peu, trois cent soixante-quinze grammes de décocté de têtes de pavot.

LA\T^MENT calmant. Décocté de racine de guimauve, cinq cents grammes, auquel on ajoute quinze gouttes de laudanum liquide de Sydenham.

LAVEMENT laxatif. Décocté de graine de lin , trois cent soixante-quinze grammes, auxquels on ajoute soixante-cinq grammes de sirop de Nerprum.

LAVEMENT purgatif. Faites infuser trente-et-un grammes de feuilles de séné, pendant une demi-heure, dans trois cent soixante-quinze grammes d’eau bouillante. Passez et ajoutez soixante-deux grammes d’huile de ricin.

LAXATIFS. On donne ce nom aux médicaments qui ont pour effet de purger doucement et sans irriter le canal intestinal. Parmi eux se trouvent la casse, le tamarin, la manne, le miel et niuile de ricin.

LÉGLMINEMSÊS. On nomme ainsi une famille de plantes dicotylédones pol y pétales, dont le fruit est une gousse ou lé-

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gume. Ce sont des plantes de cette famille qui fournissent le sucre, les différentes espèces de gommes, la casse, les tamarins, le réglisse, l’indigo, le sang-dragon, et une foule d’autres produits qui sont joui’nellemcnt employés dans l’économie domestique, dans la médecine et dans les arts.

LENTICULAIRE. Les papilles lenticulaires de la langue ne sont que des follicules muqueux analogues à (æux des amygdales. Elles sont disposées à la base de l’organe, sur deux lignes obliques en forme de V et réunies angulairement au niveau du trou borgne. (Voyez le mot Langue.)

LENTILLE. On donne ce nom à un instrument d’optique qui consiste dans un verre , dont les deux surfaces ou l’une d’elles sont sphériques. La seule lentille dont le dentiste se sert est une lentille biconvexe pour agrandir les objets menus qui ne se présentent pas facilement à l’examen de l’œil nu , et dont nous parlerons à l’article Zowjse.

LENTISCINUM vinum. Ancien nom d’un collutoire formé de vin imprégné de mastic, mais qui est aujourd’hui inusité.

LENTISQUE. C’est le nom d’un petit arbrisseau dont les rameaux étaient employés par les Romains pour faire des cure-dents. Le poète Martial condamne les cure-dents d’argent et affirme que le lentisque est infiniment supérieur :

Lentiscum melius : sed si tibi frondea cuspis Defuerit; dentes pennâ levare potes.

« Le lentisque est meilleur , mais si vous n’avez pas un K tendre rejeton, vous pouvez soulager vos dents en vous a servant d’une plume. » Malgré le conseil et l’autorité de Martial, le cure- dent de lentisque fut proscrit de la haute société romaine , et il fallait vivre familièrement avec quelqu’un pour s’en servir en sa présence. Martial parle encore de cette plante, ou des cure-dents qu’on en fabriquait dans une épigramme adressée à Esculanus : « Celui, dit-il, qui couché tt au milieu de son lit, la tète chauve et surchargée de par- « fum et qui fatigue ses mâchoires avec des branches de

LENTISTIQUK, .%()

« liMitisque, celui-là, tlis-jo, mciil. 0 Esculanus, il n’a pas « (le dents. » De* nos jours , comme au temps de Martial , il nous arrive de voir des personnes édentées qui ont toujours le ciu*e-dent à la bouche. C’est pour donner le change à ceux qui les regardent, car il n’y a personne qui ne veuille qu’on croie qu’il possède ce dont l’àge ou les accidents l’ont privé. Pline, le naturaliste, parle aussi du lentisque qui , selon lui communique non-seulement son doux parfum à l’Iialeine, mais encore fortifie les gencives et contribue à la solidité des dents. Ambroise Paré, chirurgien de Henri III et de Henri IV, dit que les cure-dents de lentisque étaient très communs en Languedoc, d’où on les apportait aux seigneurs de la cour. La coutume qu’on avait (ïe les mâcher , auraitelle donné l’idée d’en faire de petits pinceaux pour les dents ? Souvent en Amérique, la liane à savon a ces deux destinations , et dans le royaume de Cambaie, suivant un rapport du voyageur Careri , les pauvres et les riches passent tous les matins deux heures à se frotter les dents avec un petit morceau de bois. Nous croyons y trouver l’origine des brosses (1) à dents.

LENTISQUE. On nomme ainsi un arbre, le terebinlhus lentiscus^ qui croît dans l’archipel de la Grèce, et particulièrement dans file de Chio , et qui laisse découler le mastic de ses branches et de son tronc. C’est une espèce de plante du genre pistachier , qui appartient à la famille des térébenthacées, et qu’on cultivait autrefois dans tout l’Orient. Les femmes grecques , turques, juives et arméniennes mâchent presque continuellement du mastic, surtout le matin. Il se ramollit dans la bouche comme de la cire, parfume leur haleine, fortifie leurs gencives et contribue à conserver la blancheur de leurs dents; il augmente la sécrétion delà salive et peut être de quelque utilité dans les maux des dents et dans les fluxions catarrhales. On a formulé un mélange de mastic en larmes, d’alun et d’éther comme pouvant servir à

(1) JùicyclopMie du dentiste.

LÈVRES

robturalion permanente des dents cariées. Nous ne citons cette composition ici que pour condamner son emploi , car d’après nos propres expériences, outre son odeur et sa saveur détestables, elle est totalement impropre à remplir le but indiqué. Les Grecs et les Romains, comme nous le disons plus liant, employaient les petites branches de lentisque à faire des cure -dents. Martial dit d’un vieux fat :

Fodit que tonsis ora cava lentiscis.

On appelait schino trognes, c’est-à-dire rongeurs de lenlisque, les hommes d’une propreté recherchée, qu’on voyait sans cesse cet instrumenta la bouche.

LEPÏDOSARCOME. Nom donné par Marc-Aurèle Séverin à des tumeurs sarcomateuses et couvertes d’écailles irrégulières qu’il a vu se développer sur les gencives et dans d’autres parties de la bouche.

LEPORIMA labra. Un des noms du bec-de-lièvre.

LEPORUNUM rostrum. Même signification que le mot précédent.

' LÉSION. Ce mot se dit dans la pathologie dentaire des altérations qui surviennent par accident ou par maladie dans la texture des organes de la bouche. Les lésions de continuité qui affectent ces parties sont les fractures, les ulcères et les plaies ; les lésions organiques dont elles peuvent être atteintes, sont celles qui se développent lentement et sans cause bien connue, telles que les tumeurs squirrheuses, l’osteosarcome et la carie dentaire.

LÈVRES. On nomme ainsi deux voiles mobiles, extensibles et contractiles qui forment la paroi antérieure de la bouche , et qui circonscrivent l’ouverture de cette cavité. La direction des lèvres au nombre de deux, une supérieure et une inférieure, est verticale comme les dents et les arcades alvéolaires contre lesquelles elles sont appliquées, et cette direction , comme le dit bien le célèbre anatomiste auquel nous

LEVRES

empruntons ces détails, est propre à l’espèce humaine, et surtout à la race européenne ou caucasiqiie; des lèvres déjetées en avant, comme cliez les animaux, et non placées sur un même plan vertical, donnent à la physionomie un caractère bas. La hauteur des lèvres est mesurée par colle des arcades qu’elles recouvrent. Ces organes présentcnl à considérer une face cutanée ou antérieure, une postérieure ou muqueuse, un bord adhérent, un bord libre et deux commissures. La face antérieure de la lèvre supérieure, offre le sillon sous-nasal qui naît de la sous-cloison du nez, pour se terminer en bas par un tubercule plus ou moins prononcé. De chaque côté de ce sillon , la lèvre supérieure se couvre, chez l’homme fait , de poils longs et raides dirigés obliquement en dehors, qui constituent la barbe. La lèvre inférieure ne présente pas de sillon et se couvre de poils seulement à sa partie moyenne. La face postérieure des lèvres est libre , excepté sur la ligne médiane où se trouve le frein au filet de la lèvre , et qui n’est qu’un repli de la muqueuse buccale. Le filet de la lèvre supérieure est plus marquant que celui d’en bas. La face postérieure des lèvres est humide et en contact avec les dents et les arcades alvéolaires. Bords adhérents des lèvres. La muqueuse qui recouvre la face postérieure des lèvres, se porte sur les os des mâchoires, en formant entre ces parties un sillon profond, nommé cavité buccale antérieure au vestibule de la bouche. Le bord adhérent de la lèvre supérieure est limité en avant par la base du nez et distingué latéralement d’avec les joues par le bord interne du muscle relcveur commun. La lèvre inférieure est limitée sur la ligne médiocre par une dépression transversale qui la sépare du menton , et latéralement, elle est limitée par le bord interne du muscle triangulaire des lèvres qui la séparent des joues; les deux lèvres,prises collectivement, représentent une ellipse dont le grand diamètre est transversal. Les bords libres des lèvres sont arrondis et recouverts d’une membrane rose qui lient le milieu entre les tissus cutané et muqueux. Ils sont comme ren-

LEVRES

versés en dehors, surtout l’inférieur, et décrivent selon leur longueur, une ligne ondulée, qui fixe l’attention des peintres. A la lèvre supérieure, ces bords présentent une saillie médiane et deux dépressions latérales; à la lèvre inférieure, une dépression médiane et deux saillies latérales. Les lèvres sont plus épaisses à leurs bords libres que partout ailleurs; mais cette épaisseur varie beaucoup selon les individus. En général, on regarde les lèvres épaisses comme le cachet de l’affection scrofuleuse; ce sont les extrémités de ces bords qui constituent par leur réunion les angles ou commissures des lèvres et la fente transversale qu’elles circonscrivent est nommée l’ouverture antérieure de la bouche qui est très dilatable et SC prête à l’introduction de corps volumineux. Structure des lèvres. On trouve dans ces organes une couche cutanée.^ remarquable par son épaisseur, sa densité et le nombre de follicules pileux qui sont logés dans ou au-dessous d’elle, et par une adhérence si intime avec le tissu musculaire que le scalpel ne peut les séparer sans empiéter sur elle ou sur ce dernier. La couche muqueuse n’offre une adhérence intime qu’au niveau du bord libre des lèvres; et elle est remarquable par la présence d’un épiderme très facile a démontrer. La couche glandueuse. On nomme ainsi un grand nombre de glandes salivaires labiales qui sont sphéroïdales, de volume inégal, et juxtaposées les unes sur les autres. Chacune de ces glandules s’ouvre par un conduit excréteur à la face libre de la muqueuse sous laquelle elles se trouvent immédiatement placées. — La couche musculeuse esi constituée par le muscle orbiculaire des lèvres, et par les extrémités de vingt-quatre muscles que nous avons désignés au mot labial (voyez ce mot) et qui entrelacent leurs fibres avec les siens. Aucun tissu fibreux n’entre dans la structure des lèvres. Les artères oi les veines des lèvres sont décrites au mot labial', elles reçoivent leurs filets nerveux de la cinquième et de la septième paire. Le tissu cellulaire des lèvres peut s’infiltrer d’une grande quanlité de sérosilé, mais il ne se pénètre

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