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LIGATURE

siijeltir les fausses dents, et dans les plus anciennes lois des lloraains, celle des douze tables^ il fut défendu d’enlever à la bouche des morts les fils d’or qui en servaient de ligature. Celse dit aussi que c’était le seul moyen employé à Rome et en Occident. Il paraît, cependant, que des fils moins solides, tels que ceux de lin, par exemple, étaient employés, car Horace, dans sa huitième satyre, raconte que la sorcière Canivie laissait tomber son râtelier en parcourant la ville. Tishbain, dans son livre des peintures de Vatel^ dit qu’on trouva dans une tombe, avec plusieurs vases grecs, sept dents réunies par un fil d’or. Les dentistes grecs et romains prescrivaient aussi le fil de chanvre, pour assujettir et affermir les dents ébranlées, dans la fracture de la mâchoire inférieure. De nos jours, les principales substances employées à la ligature des dents et à la fixation des pièces artificielles sont les suivantes : Le cordonnet de soie écrue dont on fait un usage assez fréquent, car il offre une grande solidité et s’altère assez difficilement dans la bouche. Il a cependant, comme tous les autres modes de la ligature, l’inconvénient de se gonfler plus ou moins, suivant le degré de torsion qu’on lui imprime; quand il est trop tordu, il remonte vers les gencives en déchaussant les dents, et en usant celles qui lui servent de points d’appui. — Les fils de lin et de chanvre ne sont plus en usage à cause de la facilité de leur destruction, par l’humidité tiède de la bouche. Le crin de Florence est préféré aux précédents par les dames, à cause de sa transparence ef de son exiguïté qui le rendent presque imperceptible entre les dents. La racine chinoise qui n’est que le cordonnet de soie écrue, soumis à une certaine préparation, et fortement tordu, présente les mêmes désavantages que le cordonnet même. Les ligatures en or et en platine sont plus eu usage aujourd’hui que les précédents. Quand le fil métallique ne présente qu’un seul arceau pour serrer la dent voisine, il porte le nom de crochet. On lui donne le nom de ligature emtréey quand il présente une suite d’arceaux qui embrasse plusieurs

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dents à la fois, et dont les angles de jonction s’insèrent dans les interstices des dents.

LIGNE. La ligne médiane du corps est une ligne imaginaire que l’on suppose parti du sommet de la tête, et tomber entre les deux pieds, de manière à partager le corps en deux moitiés latérales, égales et symétriques. Les organes situés sur la ligne médiane du corps, sont impairs, tels que la luette, la langue, et la simphyse du menton.

LIMAGE. On entend par ce mot l’action d’enlever avec la lime la portion cariée de la couronne des dents, de détruire des saillies anormales de ces organes qui défigurent les arcades dentaires, de séparer les unes des autres les dents qui sont trop rapprochées, et d’aplanir la base des racines qui sont encore saines dans les alvéoles, de manière à pouvoir mieux poser les plaques et les pivots des dents artificielles. On emploie encore le limage pour raccourcir les dents dont la longueur dépasse celles des dents voisines, et qui ont pour effet d’empêcher la coaptation régulière des arcades dentaires dans l’acte de la mastication, et d’ébranler les dents contre la couronne desquelles elles se heurtent. Noici quelques détails cà l’égard de cette opération. On commence par faire asseoir la personne sur un siège solide, et dans une position propre à se faire donner autant de jour que possible. On se place alors à droite, l’instrument tenu entre le pouce et l’index. Quelle que soit la dent qu’on veut limer, il est indispensable de prendre un point d’appui avec le petit doigt, et de faire aller la lime avec un va-et-vient parfaitement uniforme, et sans la moindre précipitation; s’il s’engage avec les dents, il faut arrêter l’opération pour la dégager avec adresse. Dans le cas où la dent qu’on lime est, dans le moindre degré, vacillante, il faut en soutenir la base de la couronne, non pas en l’entourant d’un cordon, comme le veulent quelques dentistes, mais en posant dessus la pulpe de l’index gauche, ou en appuyant légèrement l’ongle au niveau du collet. Le dentiste, dans cette opération, doit toujours avoir à

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coté délai un vase contcnaat de l’eau chaude, surtout en hiver, de manière à pouvoir y plonger rinstrument de temps on temps, et d’empêcher une sensation de foid qui est , pour quelques personnes, excessivement pénible. On doit, de plus, avoir, près de soi, de l’eau dégourdie et une brosse, pour pouvoir enlever le détritus qui se forme sous l’action de la lime. Avec les limes cintrées on peut facilement enlever une grande partie de la face supérieure de la couronne des dents, et c’est cette partie qui forme; le siège le plus fréquent de la carie. Pour raccourcir les dents qui sont beaucoup trop longues, la plupart des dentistes conseillent d’employer les limes demirondes; mais nous préférons, dans ce cas, faire simplement avec la lime une trace ou rainure qui limite exactement la portion de la dent qu’on veut détruire, et de l’emporter d’un seul coup avec les pinces coupantes, comme cela se fait dans la résection de ces organes; on évite, de cette manière, l’agacement désagréable qui accompagne toujours l’action delà lime, et on abrège de beaucoup la durée de l’opération. Une dent bien limée doit être assez polie pour ne présenter à la loupe la moindre cavité. Tous les praticiens savent que ce n’est guère qu’à quinze ans qu’on peut porter la lime sur là couronne des dents permanentes; cependant, il est des casoù la carie devient si intense qu’il ne faut point tenir compte de l’àge de l’individu, et on doit séparer les dents saines de celles qui sont atteintes de maladie. Quand il s’agit de produire des intervalles entre des dents trop serrées, il est nécessaire d’accoupler deux limes plates sur le même manche, où on les fixe au moyen d’une vis de pression^ et là, comme dans tous les autres cas de limage des dents, il faut avoir soin de ne pas faire éclater l’émail de la couronne. — Savoir bien manier la lime, dit un auteur distingué, n’est pas chose facile; il ne suffit pas simplement de la faire aller et venir, ou de la diriger plus ou moins légèrement en différents sens, il faut encore opérer sans secousses, et ne chercher à la faire mordre que dans le sens de sa taille. Malgré les règles les

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