LYMPHATIQUE
dro. Je doute même, dit Lalforque, de la possibilité de redresser les dents par ces manœuvres violentes; car, ajoutet-il, la force à employer fera casser la dent, on l’extraira plutôt que de fléchir l’alvéole pour se prêter à la marche qu’on se propose. Quant à Maury , il ne juge cette opération que d’une manière très défavorable, et cite parmi les autres dangers qui l’accompagnent la meurtrissure des gencives, la déchirure du périoste alvéo-dentaire, la fracture des alvéoles, et la rupture et l’extraction involontaires de la dent que l’on cherche à redresser. Malgré la juste désapprobation des auteurs éminents que nous venons de citer, et malgré l’opinion d’un très honorable confrère, qui, comme nous, pense qu’il faudrait avoir du courage pour se soumettre à une pareille opération, nous trouvons à Paris des dentistes qui s’obstinent à mettre en pratique les conseils erronés de Fauchard, sans se soucier des dangers auxquels ils exposent leur malade, et sans se souvenir que dans le redressement des dents , il faut chercher les puissances de déplacement parmi celles qui agissent d’une manière calme et graduée, et qui permettent à l’alvéole de suivre exactement le mouvement imprimé à la dent, et cela sans tendre ou déchirer les tissus vasculaires et fibreux qui les unissent l’une à l’autre. Nous reviendrons sur cette matière à l’article redressement^ et nous exposerons les appareils que l’odontotechnie moderne a substitués au moyen violent nommé, luxation, et parmi les autres, celui connu sous le nom de Régidateur Rogers à son extrême simplicité tous les avantages des appareils qui sont les plus compliqués dans leur mécanisme et dans leur structure.
LYMPHATIQUE. On nomme système lymphatique l’ensemble des ganglions et des vaisseaux qui se chargent dans l’économie animale de la circulation et de l’oberration de la lymphe. Ce système forme pour le dentiste un objet important d’étude, car une foule d’affections, de nature scrofuleuse, (pii siègent dans les alvéoles, dans la bouche et autour des
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luàdioll’os, (lépoiulciil. eiiiièremciit du plus ou moins do développement de ce sysPuneet decortaiiis étals anormaux dont il peut (Mi‘0 atteint. Nous renvoyons le lecteur à l’article Ganglions lymphatiques pour la description de ces organes, et nous parlerons ici des vaisseaux lymphatiques qui portent le nom de veines, parce que, semblables aux veines proprementdites, le liquide que ces vaisseaux rcnrerment,est pompé dans toutes les parties du corps pour être porté par eux vers l’organe central de la circulation. L’origine des vaisseaux lymphatiques dans les diverses parties du corps , est varié , quelques-uns font suite aux dernières divisions des artères et des veines, d’autres naissent dans la profondeur des organes ou à la surface de la peau, des membranes muqueuses et des tuniques séreuses des poumons et du ventre. A partir de leur origine , ces vaisseaux s’unissent ensemble et se séparent encore de manière à former un vaste réseau. Ils ne sont pas régulièrement cylindriques, mais rétrécis de de distance en distance à cause des valvules qui garnissent leur intérieur. Ces vaisseaux ne suivent pas un ordre d’accroissement régulier, et malgré leur abouchement fré(iuent , ils restent toujours grêles. On trouve ces vaisseaux dans toutes les parties du corps, excepté dans la moelle épinière, l’encéphale , l’œil et le placenta. Ils forment deux plans, l’un superficiel, l’autre profond, qui communiquent entre eux par des anastomoses fréquentes. Leur nombre est immense et leur capacité est au moins double de celle des artères. Après un trajet qui est, d’espace en espace, interrompu par des ganglions , ils se terminent dans deux troncs principaux, qui sont le canal thoracique et la grande veine lymphatique droite. Le premier , qui commence par le réservoir de pecquet, reçoit les vaisseaux de la moitié inférieure et du quart supérieur gauche du corps. Le second, qui s’ouvre dans la veine sous-clavière droite, reçoit les vaisseaux du quart supérieur droit du corps. Ces vaisseaux sont formés de deux tuniques, une interne qui est très mince, et une externe