‹ Dictionnaire des sciences dentairesChapitre 180 sur 280 · LUXER · texte numérisé non relu

LUXER

siège provieiiüoiit d’une irritation idéupalhique du nerf dentaire , la luxation de l’organe sera suivie d’une des deux conséquences que voici ; ou bien , crainte de rompre complètement les communications vasculaires et nerveuses qui unissent la dent à son alvéole , on ne fait que luxer légèrement, et au lieu de rompre le nerf, on ne lui fait subir qu’un tiraillement pénible qui l’agace et qui remplace les douleurs existantes par des douleurs beaucoup plus grandes; ou bien, la luxation est portée assez loin pour que les communications dont nous venons de parler, se brisent complètement, et on court la chance de faire flétrir le périoste alvéo-dentaire et de voir l’organe luxé vaciller d’abord pour être un peu plus tard spontanément expulsé de la bouche. Nous ne voulons pas dire que cela arrive toujours, on cite des cas de succès, et nous pourrions, dans notre pratique particulière, en fournir; mais ces succès sont loin d’être constants, et nous avons cru mettre nos jeunes confrères sur leurs gardes contre les espérances illusoires dont ils pourraient se bercer à l’égard de cette opération. — Parlons maintenant de la luxation des dents comme moyen de redressement, et disons pour débuter, que c’est un moyen éminemment absurde. Les premières traces que nous trouvons de celte manière brusque, et on pourrait dire brutale, de redresser les dents, sont dues au célèbre Fauchard , qui conseillait de luxer la dent en un seul temps , au moyen du pellicum , et de la fixer dans sa nouvelle place par une plaque d’argent et des fils. Les observations données par Fauchard à l’appui de sa méthode, n’ont pu empêcher la luxation des dents comme moyen de redressement d’être vouée à une proscription générale basée sur une connaissance plus approfondie de l’union intime qui existe entre la dent et son alvéole. Le savant M. Duval, loin d’accorder son approbation aux doctrines de Fauchard, dit qu’il faut être circonspect à l’égard de cette opération, et ajoute que, pour quelques succès du moment qui parlent en sa faveur, il y a miiltiludc débouches qui ont eu à s’en plain-^

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