MALADIES
les douleurs dont ces orf^anes soiU le sié^e. (Voyez le mol OdontaUjie).
MALADIE. On désigne par ce mot un état opposé à la santé, et qui consiste dans des sensations douloureuses qui se font sentir dans nos organes ou bien dans un changement notable, soit dans la position et dans la structure des parties, soit dans l’exercice d’une ou plusieurs de leurs fonctions. Les maladies dont sont affectées la bouche et les org'anes différents qui en font partie, sont très nombreuses, et demandent de la part du dentiste consciencieux un examen sérieux et profond. Nous allons ici en énumérer les principales, en les classant selon la partie spéciale de la bouche dans laquellle elles se développent, en avertissant le lecteur que chacune d’elles sera décrite dans la partie de cet ouvrage que lui assigne son nom, et où l’on trouvera on même temps les moyens thérapeutiques qui lui sont communément opposés.
MALADIES des alvéoles. Inflammation du périoste alvéoden taire, ulcération scorbutique et syphilitique de cette membrane, carie des cloisons alvéolaires, absorption prématurée de ces mêmes cloisons.
MALADIES de la bouche. C’est-à-dire celles qui peuvent occuper toute la surface de la cavité buccale, et qui sont : la stomatite simple ou inflammatoire, les aphtlies, le muquet ou blanchet, nommé aussi erronément aphtha infantilis ou infantium, la stomatite pseudo-membraneuse ou couenneuse, les ulcères et la gangrène de la bouche.
MALADIES des dents. Les odontalgies nerveuse, inflammatoire, sanguine, rhumatismale, goutteuse, gastritique et celle qui dépend de la carie, fracture et entamure des dents ^ fracture du collet et de la racine, usure des dents, érosion des dents, consomption de la racine, fistules dentaires, inflammation de la pulpe et du cordon dentaire, état vacillant des dents, luxation des dents, exostose des dents, nécrose des dents, etc.
MALADIES des gencives. Phlegmons et abcès des genh cives, ulcérations syphilitiques, décoloration, scorbut, épii-
malléables.
lies, lumcurs squirrheuses, fistules gciieivales cl deiilaires, adhérence anormale des gencives avee les joues.
MALADIES de la langue. Glossite ou inllaniinalion de cet organe, e.\corialion de ses bords, sqiiirrhe ou cancer de la langue.
MALADIES des lèvres. Les principales sont les fissures, les abcès et le cancer ou carcinome.
MALADIE des os maxillaires. Carie, nécrose, ostèo-sarcame et spina venlosa.
MALADIES du sinus maxillaire. Polypes, hydropisie du sinus, inflammation de sa muqueuse, les abcès purulents qui s’y forment, et la fracture de ces parois.
MALAIRE. On nomme os malaire ou de la pommette, un os qui est placé à la partie latérale et supérieure de la face. Il est irrégulièrement quadrilatère, et percé de conduits par lesquels passent des vaisseaux et des nerfs qui se distribuent aux téguments de la facn, par sa face supérieure, il fait partie de l’orbite, et par sa postérieure, il enlre dans la composition de la face temporale. Sa face externe qui est presque sous-cutanée donne attache aux deux muscles grand et petit zygomatique.
MALAIRE. On nomme apophyse malaire une éminence rugueuse et triangulaire de l’os maxillaire supérieur qui s’articule avec l’os malaire que nous venons de décrire.
MALLÉARILITÉ. On nomme ainsi la propriété dont jouissent certains métaux, de se laisser aplatir en lames de plus en plus minces par l’action du marteau, ou par la pression du laminoir. Parmi les métaux, il y en a environ dix-sept qui possèdent cette propriété à un degré plus ou moins grand. On a tort de supposer que tous les métaux ductiles sont en même temps malléables, car le fer, par exemple, est peu malléable, bien que sa-ductilité soit très prononcée.
MALLÉARLES.. Parmi les métaux malléables se trouvent l’or, l’argent, le platine, l’étain, le fer et le zinc. La grande malléabilité des quatre premiers des métaux cités les rend très