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MARMELADE

Utiles à notre art, soit pour robturatiou dos dents cariées, soit pour les pièces artificielles que l’on confectionne pour la bouche.

MALVACÉES. Nom d’une famille de plantes qui fournit à la médecine et à l’économie domestique une foule de produits utiles, tels que le coton, les graines du cacaotier dont on fait le chocolat, le beurre de cacao, la mauve, la guimauve et autres plantes très connues et très employées par le dentiste.

MANCHE. On nomme ainsi la partie d’un instrument par où on le prend pour s’en servir. Les manches des instruments, tels que ceux des lancettes et des bistouris qui s’ouvrent ou qui offrent une gouttière pour recevoir la lame portent le nom de chasses. Les manches solides sont en général arrondis ou quadrangulaires, et faits d’os, d’ivoire, d’écaille ou d’ébène.

MANCHE. On nomme ainsi des sacs en laine, en flanelle ou en feutre, ayant la forme d’un cône renversé, et dont quelques dentistes se servent pour filtrer les liquides épais et sirupeux dont ils font usage dans la confection des lotions et des liqueurs dentifrices qui doivent se trouver dans leur cabinet.

MANDIBULE. Nom donné par quelques anatomistes à l’os maxillaire inférieur.

MANILUVE. On nomme ainsi un bain de mains. Les maniluves, qui sont rendus irritants au moyen de l’acide chlorhydrique, ou delà farine de moutarde, sont, comme les pédiluves, utiles pour dégorger le système vasculaire des mâchoires dans les odontalgies inflammatoires et dans les fluxions.

MANSORINS. Nom donné par Columbus au muscle buccinateur.

MARC DE CAFÉ. On l’emploie quelquefois pour dimi-‘ nuer un peu la blancheur trop éclatante des dents et des pièces artificielles faites en hippopotame.

MARMELADE de Tronchin. C’est une sorte de looch

MASSETEIl.

épais et d*imc saveur agréable, employé comme adoucissant et laxatif. Ou le prépare avec G2 grammes d’huile d’amandes douces, autant de sirop de violettes, de manne en larmes, de pidpe de casse très récente, 2 grammes dégommé adragante, et 2 gros d’eau distillée de Heurs d’oranger. On le donne souvent aux enfants pendant les troubles de réconomie, suscités par les difticultés de la première dentition. On le fait prendre par petites cuillerées, d’heure en heure, dans la matinée, deux jours de suite.

MARTIAL. On désigne par cette épithétcles préparations ferrugineuses.

MASSETER. C’est le nom d’un muscle qui est placé sur la face externe de la branche de la mâchoire inférieure. Il s’attache en haut, aux deux tiers antérieurs et externes du bord inférieur de l’arcade zygomatique, h la partie postérieure du même bord, à la face interne de l’arcade, et en même temps un peu à l’aponévrose interne du muscle temporal. Ces trois insertions ont lieu d’une manière distincte; la première, par une aponévrose très forte, large et épaisse, qui recouvre la face externe du muscle jusqu’au-delà de sa partie moyenne, et se divise en plusieurs languettes qui s’interposent entre les libres charnues; la seconde, par de petits faisceaux beaucoup plus courts, et la troisième par de petits plans fibreux encore moins étendus. Les libres charnues qui proviennent de ces trois points suivent une direction différente; les premières, qui constituent la partie principale du muscle, se portent obliquement en bas et en arrière, et vont s’implanter en dehors de l’angle de la mâchoire par des lames aponévrotiques ; les secondes descendent verticalement et se fixent un peu plus haut; les troisièmes, enfin, viennent obliquement, en bas et en devant, se terminer en dehors de l’apophyse coronoïde par d’autres aponévroses.

La face externe de ce muscle est recouverte en arrière par la glande parotide; en bas, parle muscle peaucier; au milieu, par le canal de Sténon, par le nerf facial, par l’artère trans-

MxVSTiCATlON,

verse de la face; en avant et en haut par les muscles orbiculaires des paupières, et par le grand zygomatique. Tous les autres points de cette face sont sous-cutanés.

La face interne est en rapport avec la branche de la mâchoire; le tendon du muscle temporal, et le buccinateur, dont il est séparé par une quantité considérable de graisse. Ce muscle élève la mâchoire dans l’acte de la mastication ; il est énormément développé chez quelques carnassiers.

MASSETÉRINS. Les vaisseaux massetérins viennent de l’artère maxillaire interne, Lenerf raassetérinest fourni par le nerf maxillaire inférieur, qui est lui-même une des branches des trijumeaux. Le tiraillement qu’éprouve le nerf massetérin dans les luxations de la mâchoire inférieure cause quelquefois des douleurs intolérables.

MASTIC. On donne ce nom à une pâte formée d’un mélange pétri de blanc d’Espagne et d’huile de lin. Les vitriers s’en servent pour fixer les carreaux des fenêtres, et quelques dentistes en font usage pour entourer les empreintes de cire dans lesquelles ils veulent couler du plâtre pour former le modèle de la bouche.

MASTIC de Chio. On nomme ainsi une résine odorante qui découle des feuilles et des rameaux du pistachia lenticus^ arbre de la famille des térébenthacées , qui est cultivé dans plusieurs parties du Levant, et particulièrement dans l’ile de Chio. Il est sous forme de larmes ou de grains jaunâtres, fragiles, demi transparents, et d’une saveur qui n’est pas désagréable. Lorsqu’on le chauffe, il se fond et exhale une' odeur suave ; il se ramollit dans la bouche, et détermine la salivation, ce qui l’a fait mettre au rang des masticatoires. Les Orientaux le mâchent pour parfumer leur haleine et pour blanchir leurs dents. On l’a employé, seul ou dissous dans l’éther, et combiné avec d’autres substances pour remplir la cavité des dents cariées; mais les services qu’il rend sous ce dernier rapport sont bien peu considérables.

MASTICATION. On nomme ainsi l’action de mâcher les

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