MÉDICAMENT. 4M
Les tempérants, qui modèrent la trop grande activité vitale de ces organes ;
Les laxatifs, qui produisent des évacuations, plutôt en troublant les mouvements péristaltiques des intestins qu’en les irritant;
Les purgatifs^ qui produisent ces évacuations en irritant momentanément la muqueuse intestinale;
Les émétiques^ qui déterminent des vomissements en excitant la contraction de l’estomac et des muscles abdominaux;
Les astringents, qui, appliqués sur les tissus vivants, y déterminent une sorte de resserrement fibrillaire;
Les toniques^ qui augmentent d’une manière lente mais égale l’énergie vitale de nos organes;
Les stimulants, qui excitent d’une manière prompte l’activité fonctionnelle de nos organes. Il y a des stimulants généraux^ qui se font sentir dans toute l’économie, et des spéciaux qui n’agissent que sur quelques organes en particulier, tels que les reins, la peau et le cerveau;
Les narcotiques^ qui tendent à stupéfier les nerfs et les «centres cérébro-spinaux, et à faire cesser momentanément Heurs fonctions;
Les rubéfiants^ qui déterminent l’irritation passagère des iparties auxquelles on les applique;
Les vèsicanls^ qui provoquent une accumulation de séro- .^sité sous l’épiderme qu’ils soulève;
Les caustiques, qui, par leur action chimique, déterminent lia désorganisation des parties qu’ils touchent;
Les anthelmintiques^ qui déterminent la mort et l’expulpsion des vers intestinaux hors des premières voies.
Il n’en est pas une seule parmi les classes de médicaments (que nous venons de citer, qui ne puisse offrir au dentiste U instruit des ressources précieuses contre les états maladifs (des dents elles-mêmes, et contre les troubles que l’éruption Ide ces organes et leurs diverses maladies produisent (lans. IVéconomie totale de l’homme.
MENINGEE.
MEDULLAIRE. Qui a rapport ou qui est analogue à la moelle des os. Selon Bicbal il y a deux systèmes médullaires; l’un occupe le tissu aréolaire des os plats, des os courts et des extrémités des os longs, l’autre ne se trouve que dans le canal central de ces derniers. Le système médullaire n’existe pas dans les organes dentaires.
MELISSE. Plante de la famille aromatique des labiées, qui croît dans les lieux incultes des contrées méridionales de l’Europe. Doucement aromatique, médiocrement amère et fortifiante pour les nerfs, la mélisse fait partie de plusieurs élixirs odontalgiques, opiats et dentifrices. On s’en sert aussi pour les lotions partielles et les gargarismes.
MEMBRANE. On donne ce nom, en anatomie, à des organes minces, représentant des espèces de toiles souples, plus ou moins élastiques, qui varient dans leur structure et dans leurs propriétés vitales, et qui sont destinées à exhaler, à sécréter et à absorber les fluides, ou à isoler et à envelopper certains organes. Parmi les membranes qui entrent dans la composition de la bouche, se trouvent ; la muqueuse buccale, la membrane fihro-muqueuse dont sont formées les gencives, la membrane palatine, la membrane fibreuse capsulaire de l’articulation de la mâchoire, et la membrane séreuse qui constitue les capsules synoriales de cette articulation.
MENFBIGE. Ancien nom du mastic de Chio.
MÉNIANTHE. On nomme ainsi une plante de la famille des gentianées. Le méniantbe offre à la thérapeutique dentaire un tonique énergique. Le scorbut est une des affections dans lesquelles il a été le plus vanté, le plus usité. On ci(e plusieurs exemples de cette maladie, guérie avec le suc de cette plante. En Angleterre, elle est un remède domestique contre les éruptions scorbutiques qui surviennent au printemps.
MÉNINGÉE. Nom d’une artère fournie par l’artère maxillaire interne.
MENTONNIER.
MENINGITE. Inflammation des membranes qui enveloppent le cerveau, et qui se montre quelquefois par l’effet des dentitions difficiles.
MENSTRUE. Mot employé dans la chimie et dans la pharmacie, dans le môme sens que le mot dissolvant. Ainsi l’eau, l’alcool, l’éther, les acides et les huiles sont des menstrues.
MENTAGRE. Maladie particulière de la face. Cette affection dont Pline donne une description dans le vingt-septième livre de son histoire naturelle souleva de longues discussions entre les dentistes de l’antiquité. On a cru longtemps que le raentagrc était une variété de lèpre, mais aujourd’hui tout le monde sait qu’elle doit être rangée parmi les dartres cutanées.
MENTHE. Nom d’une plante de la famille des labiées. Elle est aromatique et stimulante. La variété, connue sous le nom de menthe poivrée^ est employée comme stimulant, anti-scorbutique, stomachique et carminatif, sous forme d’infusion de pastilles, d’eau distillée, de teinture alcoolique et d’huile essentielle contre l’atonie des gencives, les rapports nidqreux de l’estomac, et pour aromatiser les préparations dentifrices, tels que les élixirs, les lotions et les gargarismes.
MENTO-LARIAL. Chaussier réunit sous ce nom le muscle carré des lèvres et la houppe du menton.
MENTON. On nomme ainsi la partie médiane et inférieure de la face qui se trouve au-dessous de la lèvre inférieure. On i trouve dans sa composition la peau du tissu cellulaire, des ! muscles, des vaisseaux, des nerfs, et l’os maxillaire in- I férieur.
MENTONNIER. On nomme ainsi plusieurs parties qui (ont rapport au menton. Le trou mentonnier^ qui terimine le canal dentaire inférieur, se trouve au niveau de lia dent canine, et livre passage à V artère mentonnière^ bran- (che de l’artère dentaire inférieure qui se distribue à la lèvre let au nerf mentonnier^ branche du nerf dentaire inférieur
iMERCüRE.
qui distribue scs ülets dans les muscles de la lèvre inférieure.
MENTONNIÈRE. Bandage employé dans les cas de fracture et de luxation de l’os maxillaire inférieur. (Voyez le mot Fronde.)
MÉPHITIQUE. Ce mot se dit principalement des exhalaisons pernicieuses qui proviennent des mines, des égouts, des marais et des grandes fabriques, et qui sont toutes détrimen laies aux organes dentaires.
MERCURE. Nom d’un métal connu de toute antiquité, et qui existe dans la nature à l’état natif, c’est-à-dire en globules disséminés dans les mines mercurielles, ou uni à l’argent, au soufre et au chlore. C’est un métal, liquide à la température ordinaire, mais solide et malléable quand on l’expose à un froid de 40® au-dessous de zéro. Il est d’un blanc bleuâtre très brillant. Il pèze treize fois et demi plus que l’eau; il est volatil, même à la température ordinaire, et entre en ébullition à 360°. L’air froid ne l’altère pas; mais, à une haute température, il absorbe l’oxygène de l’air pour se changer en by oxide rouge. On se procure le mercure pour le commerce, en chauffant le cinabre ou bisulfure rouge naturel, avec de la chaux éteinte. Le soufre du cinabre s’unit à la chaux, et le mercure, mis en liberté, se volatilise. Les usages du mercure, dans la médecine et dans les arts, sont très nombreux. Le dentiste est quelquefois obligé d’avoir recours à ce métal et à ses préparations pour faire cesser les affections syphilitiques qui portent leurs ravages sur les organes de la bouche, mais il faut diriger son emploi avec une prudence extrême, car ses effets ne sont guère moins déplorables pour les dents et leurs annexes, que ceux de la maladie que l’on clierclie à guérir avec lui. L’amalgame de mercure et de poudre d’argent, employé par quelques-uns pour l’obturation des dents carriées, est une composition vile et délétère, qui mérite la réprobation de tout homme d’honneur de tout dentiste qui se respecte; car, non-