METAL
seiileiiieiit il noircit la tient qui la loge, mais celles qui Tavoisinent, et porte son influence destructive sur la membrane alvéo-dentaire et sur les languettes fibreuses qui en naissent. On sait combien est dangereux pour les plaques et les ligatures d’or que l’on fabrique dans nos ateliers le moindre contact avec ce métal; aussi cette substance doit-elle être bannie de chez le dentiste. Nous ne pouvons mieux faire que de citer ici les paroles remarquables du célèbre Fox à son égard. « Le mercure, dit-il, engendre presque toujours une agmentalion de glandes salivaires, la fétidité del’haleine, et de vives douleurs dans les parties de la bouche. Une conséquence nécessaire de l’usage du mercure est un accroissement d’action dans les vaisseaux absorbants, surtout dàns les cloisons alvéolaires. L’emploi de cette substance minérale, en produisant l’absorption des cloisons, occasione très souvent la perte prématurée des dents. Si l’usage du mercure est trop prolongé, les dents deviennent vacillantes, et menacent de tomber pendant qu’on l’administre. Il occasionne sur les dents un dépôt de tartre qui produit de fort mauvais effets si l’on ne prend la précaution de l’enlever dès qu’on cesse de faire usage de ce remède.
MESSO-GLOSSET. Nom donné par quelques anatomistes aux muscles génio-glosses.
MESSALINÆ dentifricium. Non d’un dentifrice employé par la courtisane Messaline, et composé, selon Scribonius Largus, de corne de cerf brûlée, de mastic de Chio, et de sel ammoniaque.
MÉTAL. On désigne sous ce nom toute substance solide ou liquide plus pesante que l’eau, douée d’un brillant considérable, conduisant le calorique et l’électricité, et susceptible de recevoir un grand degré de poli. Les métaux se combinent avec l’oxygène pour former des acides métalliques et des oxydes qui, en s’unissant par combinaison aux acides, forment des sels. Il se trouve dans la nature à plusieurs états : à l’élat natif ou vierge, l’or, l’argent et le platine sont
MKTAL.
dans ce cas ; ou à l’clal d’oxyde, de sulfure, de chlorure, d’alliage ou de sel. Les corps auxquels les chimistes donnent le nom de métaux sont au nombre de trente-neuf. Ils ont été divisés en six sections par M. Thénard, d’après leur affinité pour l’oxygène et l’action qu’ils exercent sur l’eau, soit à chaud, soit à froid. C’est dans la troisième section de cette classification que se trouvent le zinc, le fer et l’étain. Le cuivre, le plomb et le bismuth sont rangés dans la quatrième ; le mercure et l’argent se trouvent dans la cinquième; et l’or et le platine, comme étant les moins altérables à l’air et dans l’eau, sont placés nécessairement dans la dernière. Dans le langage ordinaire des arts, on réserve le nom de métaux à celles de ces substances qui sont malléables et ductibles, et qui servent à former les alliages dont les arts se servent. Voici quelques particularités sur les métaux les plus communs ; le fer se fait remarquer par son extrême ténacité^ c’est-à-dire la difficulté que l’on éprouve à ruplurer ses fils par l’attraction ou par les poids qu’on y suspend ; la sonorité du cuivre est plus grande que celle des autres métaux ; l’arsénic n’entre pas en fusion, mais se volatilise par l’effet de la chaleur ; le mercure, liquide à la température ordinaire, devient solide et malléable à 40° au-dessous de zéro. Le fer carboné, ou acier, doit seul servir à la fabrication des instruments de la chirurgie dentaire, et nous allons dire un mot sur les métaux qui conviennent le mieux au dentiste par la confection des plaques, des crochets, des ligatures, des palois artificiels , des obturations et des appareils pour le redressement des dents.
Tous les objets que nous, nommons sont destinés à rester dans la bouche et sont exposés au contact continuel de la salive, du mucus buccal et des émanations provenant des premières voies et des poumons, émanations qui sont souvent chargées d’acide sulfydrique et autres gaz propres à corroder les métaux employés, et à former avec eux des sels dont la saveur est désagréable et l’absorption dangereuse. On doit