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MINIUM

corde, il l'aut iiu’ils soieiil confecüoiiiiés el mis de manière à pouvoir s'engrèner paiiailemeiit avec le corps de la dent; autrement. et cela se voit assez souvent, ils ont le même délaiit que nous avons reproché à quelques crampons, c’est-à-dii’e de se détacher de la matière minérale qui les entoure, et de laisser tomber la dent qu’ils étaient destinés à supporter. On lit, dans quelques auteurs, qu’on peut faire ces tubes en convertissant en gouttière une bande mince de platine, et en faisant toucher l’un à l’autre les bords de cette gouttière. Ou peut aussi, dit-on, les faire avec une lame métallique de 3 millimètres de large, qu’on convertit en canal en la tournant en spirale. Mais c’est précisément parce qu’on fait les tubes de ces manières, qu’on a si souvent à déplorer les accidents auxquels ils sont exposés, et qui détournent quelques praticiens de leur emploi. Convaincu de cette vérité, nous avons, de concert avec quelques-uns de nos confrères de Londres, confié la fabrication de nos tubes à des personnes qui s’en occupent spécialement; car, nous répétons que ce ne sont pas des choses que l’on puisse improviser aussi facilement qu’on voudrait bien le dire. Un tube, pour qu’il soit bon, outre le poli et le calibre égal de son intérieur, doit présenter en dehors une surface taraudée ou hérissée d’éminences qui l’assimilent à une râpe, et qui, en s’engrènant dans la pâle qui l’entoure, rende sa séparation de la dent parfaitement impossible. Les tubes sont mis dans les dents quand ces dernières sont encore à l’état de pâte molle, non pas en les y enfonçant brutalement, comme on dit dans un ouvrage récemment publié, mais en les glissant sur les liges ' polies qui traversent les moules, el qui sont destinées à former le canal central de la dent. Nous dirons, en terminant, que, bien que l’on pose des tubes au lieu des crampons dans la rainure de quelques dents à façade, l’emploi en est beaucoup plus fréquent dans la fabrication des dents à talon, et surtout de celles qui sont de fabrication anglaise.

MINIUM. C’est un deutoxide rouge ’e plomb qui, mêlé

iVIiXTURE.

à riuiilc, forme, pour quelques dentisles, la matière colorante rouge à l’aide de laquelle on incruste les blocs d’hippopotame. Il est loin de valoir, pour cet usage, le vermillon, qui est un peu plus elier, mais qui marque les blocs avec beaucoup plus de délieatesse et de netteté. Quand on incruste avec le minium, il faut avoir la précaution de ne pas laisser le rouge trop longtemps sur le bloc, car cet oxyde se change à l’air en un carbonate de plomb qui noireit plus ou moins l’hippopotame que l’on travaille.

MINORATIF. On donne ce nom aux médicaments qui purgent doucement, et sans irriter la muqueuse intestinale.

MIROIR. On donne ce nom à toute surface réfléchissante. Les miroirs sont planes, concaves ou convexes. Celui que les dentistes emploient pour examiner les caries qui existent sur le revers des dents, pnur voir la position qu’occupent les ligatures des pièces artificielles sur la face postérieure de ces organes et autres choses semblables, est de la grandeur d’un verre à lunette ovale. Il est concave sur sa face réfléchissante, et enchâssé dans un cercle de métal qui tourne sur deux pivots qui l’attachent aux branches d’un manche bifurqué fait, le plus souvent, en ivoire ou en ébène. Ces miroirs, qu’on a beaucoup modifiés, perfectionnés de nos jours, sont très utiles à notre art.

MIXTURE. On nomme ainsi des médicaments liquides qui sont, le plus souvent, actifs, contenant peu de véhicules aqueux , et administrés ordinairement par gouttes. On l’emploie aussi très souvent comme synonyme de Potion. Voici quelques mixtures que tout dentiste doit connaître :

MIXTURE anti-aphtheuse ;

Sucre de grande joubarbe 32 grammes.

Miel de Narbonne 32 —

Sulfate d’alumine et de potasse 2 —

On touche avec, les aphthes, d’heure en heure.

MOBILITP':.

MIXTURE asü'ingonlc ;

Sulfate d’alumine et de potasse 4 grammes.

Faites dissoudre dans :

Décodé d’orge mondé , . . 62 —

Ajoutez :

Sirop diacode 15 —

Cette mixture, prescrite par Bcnnati contre l’atonie des organes de la voix, agit utilement sur la muqueuse buccale, à la fin des stomatites inflammatoires et mercurielles.

MIXTURE de Maury :

Miel de première qualité i kilog.

Alun calciné 63 grammes.

Extrait de quinquina 33 —

Huile essentielle de menthe poivrée 16 —

Huile de cannelle 16 —

Esprit d’ambre musqué et rosé 8 —

Cette préparation a les mêmes propriétés que la poudre détersive.

MIXTURE odontalgique :

Éther sulfurique 4 grammes.

Laudanum liquide 4 —

Baume de commandeur 4 —

Huile essentielle de girofle 6 gouttes.

Cette excellente composition est due à M. Cadet-Gassicourt, qui recommande de mêler le tout avec soin, et d’appliquer dans la cavité de la dent douloureuse un peu de la mixture, au moyen d’une boulette de coton.

MOBILITÉ nerveuse. On nomme ainsi une extrême susceptibilité du système nerveux, jointe à de légers mouvements convulsifs. On la voit le plus souvent chez les femmes mai-

.V1ÜJ)ÈLE.

^res, (3l chez les eiil'aiils pendant les douleurs de la première (Icnlition.

MODKLL en plâtre. On s’en sert pour avoir le modèle mèlalliqiie dont nous parlerons bientôt, et pour incruster les blocs d’Iiippopotamc destinés à former des dentiers complets ou incomplets, ou des socles des gencives sur lesquels on peut monter des dentsminéralesetnaturelles. L’empreinte en cire (voyez le mot Empreinte) èlant prise et devenue dure dans la cuvette qui la loge, on fait, en battant ensemble du plâtre frais et de l’eau froide, un mélange qui doit avoir la consistance d’une bouillie très épaisse. Prenant alors dans la main gauche le manche de la cuvette, on porte avec le bout de la spatule qui a servi à battre le plâtre, une quantité peu considérable de ce dernier sur une des extrémités de l’empreinte; on percute le fond de la cuvette, ou mieux, le dessous de son manche contre le bord du vase à plâtre, de manière à faire étendre le plâtre graduellement dans la gouttière et dans les alvéoles de l’empreinte. En agissant ainsi, on est sûr de ne pas emprisonner des bulles d’air dans les cavités de la cire, et de n’avoir pas de défaut aux dents du modèle, car le plâtre, ne pénétrant dans les alvéoles que d’un côté, chasse au devant de lui l’air qui s’y trouve. On porte du plâtre, et on percute de la manière prédite jusqu’à ce que les alvéoles soient successivement remplies, et que le plâtre présente, dans toute la gouttière de l’empreinte, une surface égale. Arrivé à ce point du travail, on peut hardiment entasser le plâtre en masse de manière à en former un monceau qui ait une hauteur de 6 centimètres au-dessus des bords de la cuvette. Si on a fait le plâtre assez épais pour ne pas s’affaisser trop sous le poids de l’empreinte et de la cuvette qui la contient, on peut à l’instant renverser le tout de manière à avoir le fond de cette dernière en haut; sinon, on laisse le plâtre prendre un peu de consistance en se desséchant, et alors on le renverse. Plus tard, quand il a pris un certain degré de dureté, on enlève avec une lame de couteau

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