MUSCLES
ii8
sous-jaccnls, an niveau tics gencives et de la voùle palatine, où elle devient d’un caractère fibro-muqueux . Elle est partout couverte d’un épiderme, ou épithélium, qui est très épais aux gencives, à la voûte palatine et à la langue, sur laquelle il forme autant d’étuis-cornes qu’il y a de papilles. Cet épithélium est rendu très manifeste par la macération, la coction ou les acides.
MURIATE. Ancien nom des chlorures et des chlorhydrates. (Voyez ces mots.)
MUSC. On donne ce nom à une substance très odorante, amère, solide et d’un brun-foncé, renfermée dans une poche située vers l’anus du muscus muschiférus, mammifère ruminant, du genre des chevro tains. Le musc, qui est regardé comme puissant antispasmodique, est quelquefois donné en teinture et en poudre pour calmer les convulsions qui surviennent chez les enfants pendant les douleurs de la première dentition. L’odeur forte et diffusible qui en émane, tend à calmer l’irritabilité nerveuse des femmes délicates, et les agacements dentaires qui l’accompagnent.
MUSCLES. On nomme ainsi des organes rouges ou rougeâtres éminemment contractiles, formés de fibres longues et parallèles , au moyen desquels s’exécute le plus grand nombre de mouvements dans l’homme et dans les animaux. Les muscles ont généralement une forme prismatique; ils sont mous, humides et composés de faisceaux qui se subdivisent en fascicules, visibles à l’œil nu. Ces derniers résultent de la juxtaposition de fibres microscopiques, formées de particules de sang , dépouillées de leur matière colorante , mais dont les globules centraux sont enchaînés les uns à la suite des autres , au moyen d’une sorte de gelée et mucus , qui est invisible à cause de sa transparence. Les musclesl sont involontaires, tels que ceux qui forment les plans mus-j ciliaires du cœur, de l’estomac et des intestins, et üo/on/afm, c’est-à-dire ceux qui se trouvent au- dehors du corps, qui s’attachent sur les os, qu’ils font mouvoir, et qui obéissent à