MUSCLES
la volonté. Le nombre des muscles volontaires du corps humain s’élève, selon Cliaussier, jusqu’à trois cent soixantehuit. On trouve dans chacun d’eux un ventre et deux extrémités qui sont le plus souvent tendineux, pour se fixer aux os. Les muscles sont classifiés, selon la partie du corps qu’ils occupent, en muscles de la tête, de la face, du cou, du thorax, de l’abdomen, etc., et chacune de ces parties est subdivisée en régions. Nous ne ferons ici que le dénombrement des muscles de la face et d’une partie du cou , comme étant les seuls qui offrent un intérêt spécial au dentiste.
MUSCLES de la face. On y trouve dix régions, qui sont :
Région palpétr ale ^ dans laquelle on trouve les muscles orbiculaires des paupières, sourcillier et élévateur de la paupière supérieure;
2® Région oculaire , qui présente les muscles droit, antérieur, abaisseur, abducteur, adducteur, grand oblique et petit oblique du globe de l’oeil. Ils sont tous contenus dans l’orbite ;
3® Région nasale, où se voient les muscles pyramidaux du nez , élévateur commun de l’aile du nez et de la lèvre supérieure, dilateur du nez et abaisseur de l’aile du nez ou myrtiforme;
4® Région maxillaire supérieure^ qui contient l’élévateur de la lèvre supérieure, le canin et les grand et petit zygomatiques;
5® Région maxillaire inférieure^ dont les muscles sont, l’abaisseur de l’angle ou triangulaire , l’abaisseur de la lèvre ou carré, et le releveur ou houppe du menton;
6® Région inter-maxillaire^ ce sont les muscles buccinateurs et l’orbiculaire des lèvres, ou labial ou sphincter ;
7® Région ptér g go-maxillaire : les muscles ptérygoidiens interne et externe;
8® Région temporo -maxillaire : les muscles crotaphites, ou temporal et masseter;
MYLO-ÜVOIDIEN.
9" lté(jion Imjîtale: les muscles liyo-glosse, génio-glosse, slylo-glosse et lingual;
1 0" Région palatine : les muscles périslaphylins interne et externe, palato-staphylin , pharyngé -staphylin et glossostaphylin.
MUSCLES du cou :
1 ® Région cervicale superficielle , les museles peaucier et sterne-mastoïdien ;
2“ Région hyoïdienne supérieure, les muscles, digastrique, stylo-hyoïdien, mylo-hyoïdien et génio-hyoïdien ;
3® Région hyoïdienne inférieure^ les muscles omoplat-hyoïdien, sterno -hyoïdien, sterno-thyroïdien et thyro-hyoïdien ;
4“ Région pharyngienne^ les trois muscles constricteurs du pharynx.
Les muscles de ces régions qui concourent à former les parois de la bouche, ou qui contribuent aux mouvements des lèvres, de la langue et de la mâchoire, sont décrits au long , dans un article consacré à chacun d’eux et qui se trouvera dans la partie de cet ouvrage, indiqué par le nom du muscle.
MUTACISME. Sorte de bégaiement ou vice de prononciation qui consiste à répéter plusieurs fois les lettres m.b.p., ou à les substituer à d’autres consonnes.
MYATOMIE. Partie de l’anatomie qui s’oecupe particulièrement des muscles.
MYLO-GLOSSE. Nom donné à tort, par Winstow, à un faisceau de fibres musculaires qui appartient au muscle eonstricteur supérieur du pharynx.
MYLO- hyoïdien. C’est le nom d’un muscle large, mince et aplati qui est situé au-devant du cou et derrière la mâchoire inférieure. Il s’enserre à la ligne oblique interne de a mâchoire, depuis la dernière dent molaire jusqu’auprès des apophyses génio. Ses fibres antérieures qui sont les plus courtes se portent obliquement en bas et en-dedans pour se confondre avec celles du muscle opposé, le long d’un ruphé tendineux qui s’étend en Ire la symphyse du menton et l’os hyoïde:
xMYRTHE.
les libres latérales d’autant plus longues qu’on les examine plus en arrière sont de moins en moins obliques, et finissent par devenir verticales. Elles se terminent toutes en se fixant par une aponévrose au corps de l’os hyoïde. La face externe de ce muscle est en rapport avec la digastrique, le peaucier et la glande sous-maxillaire. La face interne avec le géniohyoïdien, génio-glosse et hyo-glosse, avec la glande sublinguale, le prolongement de la glande sous-maxillaire, le canal de Wharton et le nerf lingual. Ce muscle est un des abaisseurs de la mâchoire : il peut aussi élever et porter en avant l’os hyoïde.
MYRIAGRAMME. Nom donné dans le nouveau système décimal au poids de dix mille grammes ou dix kilogrammes.
MYRIAMÈTRE. Mesure de dix mille mètres.
M\T{RHE. On nomme ainsi une gomme-résine qui nous vient de l’Éthiopie et l’Arabie ; et qui est fournie, selon la supposition de quelques naturalistes, par une plante de la famille des légumineuses et du genre minosa. Cette substance, qui est formée de trente-six parties de résine et de soixantequatre de gomme, se présente dans le commerce sous forme de larmes ou de grains fragiles d’un jaune-rougeâtre et légèrement transparents, lorsqu’ils sont purs. La cassure est vitreuse, son odeur aromatique, et sa saveur amère et légèrement astringente. La myrrhe est tonique , stomachique et carminative. Elle est très fortifiante pour les gencives, et souvent employée en poudre ou à l’état de teinture, pour entrer dans la composition des électuaires et des lotions dentifrices les plus utiles et les plus recherchées. Le célèbre Celse formule une poudre dentifrice composée de myrrhe, de noix de galle, et de pétales de roses.
MYRÏHE. Les coquettes d’Athènes, quand elles ne riaient pas, tenaient ordinairement une branche de myrthe à la bouche, qui restait ainsi entr’ouverte, et laissaient voir la beauté de leurs dents. Le poète comique Alexis, dans sa description des plaisirs et délices des courtisanes d’Athènes,
NACriK.
parle (1(^ celle couUinie bizarre (iiie nous regardons comme un besoin, cl non comme une invcnüon frivole. En effet, (lit Pline le naturaliste, le myrlbo ne communique pas seulement le doux parfum à l’haleine, mais encore, il fortifie les gencives et doit 'aussi contribuer à la solidité des dents. Hippocrate faisait mâcher des branches de myrthe pour dissiper l’engorgement des gencives et raffermir les dents ébranlées.
MYRTIFORME. Qui a la forme d’une feuille de myrthe. Le muscle myrtiforme est une portion de l’ancien muscle labial de Chaussier. La fosse myrtiforme ,ditc aussi incisive, est un petit enfoncement superficiel de l’os maxillaire supérieur qui est placé en dedans de la fosse canine, et qui donne insertion au muscle myrtiforme ou abaisseur de l’aile du nez.
MYRTITES. Nom d’un ancien collutoire composé avec du miel et du suc de baies de myrthe. Il mérite d’être employé.
MYRTOIDES. On nomme ainsi une famille de plantes dicotyladones qui renferme plusieurs espèces très utiles à la médecine et à l’hygiène dentaire, telles que le grenadier, le giroflier, le myrtlie-piment et myrthe commun. Ce dernier, dont on employait chez les Grecs et les Romains les feuilles et les baies comme stimulantes, astringentes et fortifiantes pour les gencives, croît aujourd’hui dans le midi de l’Europe; son port charmant, et ses feuilles odorantes le font rechercher pour les jardins d’ornement.
NACRE. La nacre de perle est une belle substance blanche et brillante qui constitue l’intérieur de beaucoup de coquilles et surtout celle de l’avicule perlière ou buître à perles qui, en raison de son épaisseur, sert à faire des ornements de toilette, des petits meubles précieux et des manches d’instruments de chirurgie dentaire. Guillemeau faisait entrer la nacie de perle en poudre dans une sorte de mastic qu’il employait pour l’obluration des dénis cariées.
NAUINE.
NAPHTE. On nomiiie ainsi une sorte de bitume, trouvé en Perse, en Calabre et en Sicile. Il est liquide, limpide, blanc, jaunâtre et plus léger que l’eau; il est très inllammable; on l’employait autrefois comme anthelmintiquc chez les jeunes enfants, et on lui reconnaissait des propriétés calmantes qui le faisaient employer dans la confection de collutoires , mais il n’est plus en usage.
NARCOTINE. Principe cristallisable extrait de l’opium. Elle jouit des propriétés médicamenteuses de la morphine ^ mais à un degré beaucoup moindre.
NARCOTIQUE. On donne ce nom aux substances qui agissent en stupéfiant le système nerveux et produisant l’assoupissement. On les nomme aussi hypnotiques, anodins, calmants, etc. Administrés intérieurement à doses convenables , ils produisent un léger affaissement musculaire et un état de calme général qui sont le plus souvent suivis de sommeil. Appliqués sur la surface du corps, de la bouche, etc., ils n’ont qu’une action purement locale , et n’agissent qu’en diminuant la sensibilité et l’irritabilité des parties sur lesquelles on les applique. Parmi les substances narcotiques on trouve l’opium et sels de morphine, les plantes, dites narcoticoâcres, telles que la belladone, la jusquiame et la pomme épineuse, l’acide hydro-cyanique et les matières végétales telles que les amandes amères et les feuilles de laurier-cerise qui lui donnent naissance. Les narcotiques sont souvent employés par les dentistes pour calmer les convulsions et l’irritabilité générale qui accompagnent les douleurs de la première dentition , et pour combattre les tics douloureux de la face et diverses espèces d’odontalgie.
NARD celtique. Nom donné à la racine de valériane. (Voyez ce mot.)
NARINE. Les narines sont les ouvertures antérieures des fosses nasales. Leur forme est elliptique , elles sont toujours béantes, distinguées en droite et en gauche et séparées l’une de l’autre par la sous-cloison du nez ; elles donnent passage