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NETTOYAGE

T Une lame droite, mince et élastique, arrondie au bout, à bords émoussés, et d’une largeur de quelques millimètres , pour faire sauter les parcelles tartreuses qui restent enclavées dans la portion la plus étroite des interstices des dents.

On s’aide aussi, dans cette opération, d’un petit miroir, long de i mètre 353 millimètres et demi, et large de 0,270, qui n’a d’autre monture qu’une peau mince collée par derrière.

Avant de décrire l’opération dont il s’agit , nous croyons utile de citer ici quelques règles générales qu’on a établies à cet égard, et que l’opérateur doit avoir toujours présentes à l’esprit :

I ® Il faut soutenir avec soin les dents branlantes, et couper le tartre, sur la dent même, en plusieurs fragments , sans secousse, et en restant toujours maître de son instrument ;

2® Les instruments doivent toujours agir du collet vers le bord de la dent, pour ne pas blesser la gencive;

3® On ne doit pas espérer de blanchir les canines autant que les incisives , car les premières sont naturellement un peu jaunes ;

4® On ne peut atteindre la même blancheur et le même brillant chez tous les individus, il faut donc se contenter d’enlever tout le tartre et le limon sans toucher aux taches de l’émail même, qui sont le plus souvent indélébiles;

5® Quand on trouve le tissu dentaire ramolli ou privé d’émail il faut procéder avec précaution et il est souvent prudent de laisser un peu détartré sur la dent;

6® 11 ne faut jamais diviser les gencives, ni les séparer des dents.

Voici maintenant quelques instructions sur la manière d’opérer. Le malade étant commodément assis et la tête appuyée sur le dossier d’un fauteuil, on lui met sur l’épaule une serviette blanche et fine, qui sert à essuyer les instru-

NKTTOYAGE.

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mciits, et, à peu de distance de soi, un guéridon cliargéd’une carafe d’eau fraîclie, de quelques verres, d’un llacoii d’eau dentifrice aromatique, des brosses à dents et des instruments dont nous avons parlé. Le centre de ce guéridon doit recevoir une cuvette en vermeil dont le fond percé communique, au moyen d’un tuyau, avec un réservoir caché dans son intérieur. On commence par rincer la bouche du malade avec quelques gouttes d’un liquide à arôme prononcé pour garantir l’opérateur des émanations désagréables qu’elle pourrait fournir, et pour masquer au malade même les odeurs fétides provenant des débris de la matière tartreuse qu’on enlève. Ensuite, l’opérateur, placé au côté droit du malade et au-devant de lui, se sert des doigts de la main gauche, selon le besoin, pour écarter les lèvres des arcades dentaires, ou pour tenir la tête fixe, ou pour la faire incliner de côté ou d’autre; mais toujours avec la précaution de ne jamais laisser sa main s’appuyer sur la figure. — On commence toujours par la mâchoire supérieure, et, avec la langue de cai'pe, tenue dans la main droite comme un canif, et la lèvre supérieure relevée par les doigts de la main gauche, on enlève le tartre des faces antérieure et latérale droite des dents incisives. Pour la face latérale gauche de ces dents, on tient le même instrument comme une plume à écrire, en prenant son point d’appui avec les doigts annulaire et auriculaire sur les dents voisines.

— La rugine, en forme de ciseau, sert cà nettoyer la face externe des dents molaires, en agissant de haut en bas et d’a- -, vaut en arrière; c’est à l’aide de la rugine coudée que l’on ' nettoie la face interne des mêmes dents. En nettoyant les i dents du côté droit, l’opérateur prend son point d’appui sur ^ le pouce de la main gauche. — Pour les dents antérieures et ^ celles du côté gauche, on appuie la paume de la main sur le menton du malade préalablement garni d’une serviette fine,

— Pour les dents incisives de la mâchoire inférieure, l’opérateur se place derrière le malade et agit avec la langue de 'Ç carpe comme il a été dit précédemment, et, après avoir en- ÿ

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