NÉVRALGIES
levé tant qu’il a pu, il revient eu devant, écarte la lèvre inférieure avec le pouce de la main gauche garni de linge; il soutiennes dents si elles sont branlantes avec l’index delà même main, et avec la droite il fait agir l’instrument de bas, en haut. Les molaires de la mâchoire inférieure se nettoient comme celles d’en haut; les instruments sont aussi les mêmes pour la face interne de toutes les dents. — Le poinçon carré taillé en biseau, sert à enlever tout le tartre qui existe entre les dents ; et, quand la couche tartreuse est trop épaisse, on commence par y faire pénétrer sa pointe jusqu’à la dent, et, en imprimant un mouvement de rotation à l’instrument, on fait éclater le tartre. — La rugine en biseau au bec d’âne est aussi pour cet objet d’une grande utilité. — La rugine en bec de cuiller sert à détacher le tartre du collet des dents en suivant le contour de la gencive, et sans offenser cette dernière. — La lame en acier élastique et mince sert à pénétrer dans la partie étroite des interstices dentaires pour déloger les particules tartreuses qui peuvent y être enclavées. Quand on a,àl’aide de ces instruments, achevé le gros de l’opération, on passe un cure-dent déplumé entre les dents : on les frotte avec une boulette de coton, ou une racine mouillée et chargée de poudre dentifrice, et, avec le miroir, on examine à l’intérieur si rien n’a été laissé. — Quand le limon est difficile à enlever avec la rugine, soit parce qu’il est près du collet, ou qu’il occupe les rainures de la dent, on peut se servir d’une brosse line de la manière que j’ai indiquée à l’article Brosse^ ou d’une lige de bois pointue qu’on trempe dans un mélange d’une partie d’acide muriatique avec cinq parties d’eau pure. Ajoutons qu’après, comme de temps en temps pendant l’opération, il faut faire rincer la bouche du malade avec une eau dentifrice et aromatique.
NÉVRALGIE. On donne ce nom à un certain nombre de maladies, dont le principal symptôme est une douleur fort vive qui suit le trajet d’une branche nerveuse en s’y bornant, ou bien en s’étendant à toutes les ramifications. Les
iiôvralg'ies no soiil, acconiiKigiiées (rauciin symplüme iiillaiiiinaloircdeslissiis qui (Miloiirciit lo iieif, cl lu maladie semble coiisisler dans iiiic modificalioii de iialure, iiieoniiue de la substance nerveuse même. Los principîdes névralgies ont été désignées d’après la partie du corps qu’occupe le nerf malade. Ainsi on dit : névralf/ie frontale^ névralgie sous-orhituire^ névralgie (lentaire ou maxillaire^ etc. Nous ne parlerons que des deux deniières.
NÉVRALGIE dentaire inférieure ou maxillaire inférieure. Dans cette variété de névralgie, la douleur affecte des caractères très différents. C’est tantôt un sentiment d’agacement pénible qui occupe quelques dents seulement ou toutes les dents de l’arcade à la fois ; tantôt une sensation vibratile de froid extrême dans ces organes, et tantôt des douleurs violentes et lancinantes qui partent du menton pour arriver aux extrémités de l’arcade, en parcourant la série des dents et des alvéoles qui se trouvent entre ces parties. Il n’est pas rare de voir la douleur parcourir ainsi le canal maxillaire, et s’étendre par les rameaux des nerfs aux dents, aux alvéoles, à la lèvre inférieure, au côté de la langue et aux tempes. I/invasion de ces névralgies est tantôt lente, tantôt subite, et leur marche est quelquefois intermittente. La durée des attaques varie de quelques minutes <à quelques heures; celle de la maladie est souvent fort longue, et persiste même pendant toute la vie, malgré les moyens les mieux dirigés contre elle; cela cependant est rare, et quand elle est prise de bonne heure, elle est assez souvent guérissable. Quelques névralgies dentaires légères cèdent assez facilement aux révulsifs sur le canal intestinal et sur les extrémités inférieures, à une saignée du bras, à des sangsues placées dans la région maxillaire, à des collutoires opiacés, et à des frictions calmantes sur les parties souffrantes. Les pommades faites avec la céruse et l’oxyde de zinc ont été fortement préconisées contre ces affections. On prétend avoir guéri des névralgies maxillaires au moyen de rélectricité et des aimants. La sec-
NKZ.
lion cl la caulérisaüon des nerfs an nivean des Irons sonsorbitaires et mentonniers font souvent cesser cette maladie, mais c’est lui moyen extrême ; le moyen suivant, que nous avons souvent vu suivi d’une guérison complète, nous paraît préférable : donnez des pilules de jusquiame ou celles de meglin à liante dose, c’est-à-dire graduellement et jusqu’à produire un commencement d’intoxication, d’ivresse; n’en donnez alors que de loin en loin une pilule pour tenir pendant la journée le malade dans le même état. Si l’intoxication se prononce trop, purgez brusquement, et ne recommencez les pilules que le lendemain ; ce moyen est efiicace mais dangereux.
NEVRALGIE maxillaire supérieure ou sous-orbitaire. Elle semble avoir son siège dans la bouche du nerf maxillaire supérieur qui traverse le canal sous-orbilaire pour se diviser dans les tissus et dans les téguments de la partie moyenne de la face. Elle est caractérisée par des douleurs aiguës lancinantes, qui reviennent par intervalles et comme par secousses, et produisent un frémissement ou des mouvements convulsifs dans les muscles de là partie affectée. La douleur peut se faire sentir dans toutes les parties où se distribue la branche maxillaire supérieure de la cinquième paire et particulièrement dans le trajet des rameaux dentaires et sous-orbitaires. Elle peut occuper la joue, la lèvre supérieure, la commissure des lèvres, l’aile du uez et uue partie ou- la totalité de l’arcade dentaire supérieure. Quelquefois aussi elle siège dans la profondeur du sucus maxillaire, au voile du palais, à la luette et à la base de la langue.
NEZ. On nomme ainsi l’organe de l’olfaction : il constitue dans son ensemble une éminence i)yramidale qui occupe le milieu de la figure. Il est placé au-dessus de l’ouverture antérieure des fosses nasales et de la lèvre supérieure, au-dessous du front et entre les jones. Les faces latérales. du nez se réunissent angnlairement pour former la portion saillante connue sous le nom de dos du ncz^ et qui se termine infè-
NITKATK.
rieuremciit i>ar le lobe qui SLirmoiite les narines (Voyez ce mot). Ces dernières sont bornées en dehors par une portion arrondie et bombée, appelée aile du nez. Il est rare de voir le nez occuper exactement la ligne médiane de la ügure; il est presque toujours déjeté plus ou moins à droite. Peutêtre cette disposition est duc, comme le pense le célèbre Beclard, àriiabitudc qu’on a de semoucheravec lamain droite. La configuration générale du nez offre un certain nombre de variétés, telles que le nez aquilin.^ qui est alongé, pointu et incliné en bas, le nez camard ou épaté., qui est comme écrasé, et dont les ouvertures, au lieu de regarder directement en bas, se tournent plus ou moins en avant, et le nez retroussé ou à la roxelane dont le lobe est fortement relevé. (Voyez les mots Narines et Fosses nasales).
NICKEL. C'est le nom d’un métal de la cinquième classe de minéral, qui se trouve dans la nature allié avec d’autres métaux ou à l’état de sulfure. Il est d’un blanc argentin très difficile à fondre, mais malléable et susceptible d’être tiré en fils Irès fins. Ce métal ne sert ni dans la médecine, ni dans la prothèse dentaire, mais son oxyde est employé pour colorer l’émail des dents artificielles. (Voyez les mots Émail, Coloration et Minérale).
NICOTIANE. Nom botanique du tabac. (Voyez ce mot.)
NITRATE. Nom d’un genre de sels formés d’une base et d’acide nitrique. Quelques-uns d’entre eux doivent être connus du dentiste.
NITRATE d’argent. C’est un sel qui cristallise en lames minces et brillantes qui sont très solubles dans l’eau. Sa saveur est amère et caustique; il tache la peau en violet, et, quand il est fondu et coulé dans des moules, il constitue la pierre infernale employée par le dentiste contre les aphthes, les épulies et autres maladies de la bouche.
NITRATE de bismuth. Ce sel, employé dans la préparation du blanc de fard, cristallise en tétraèdres comprimés. Il eat blanc et soluble dans l’eau quand il est acide. Quand