NOIX
il ne l’est pas, il se sépare dans l’eau en deux portions, une portion qui reste dissoute, c’est le nitrate acide, et une portion qui se précipite, c’est le sous-nitrate de bismuth ou blanc de fard, très connu comme cosmétique, et dont nous avons parlé au mol Blanc.
NITRATE de mercure. Il y en a de plusieurs sortes : le nitrate acide de mercure , employé dans l’art du dentiste pour cautériser certaines tumeurs de mauvaise nature qui se développent dans les divers organes de la bouche, pour réprimer les chairs fongeuses des plaies des gencives,, et une foule d’autres usages semblables, est liquide, incolore, et doué d’une saveur âcre et styptique; on lui donnait autrefois les noms à"eau mercurielle.^ de remède du capucin., et remède du duc d'Antin.
NITRIQUE. L’acide nitrique, connu dans le commerce sous le nom d’eau-forte, d’esprit de nitre, etc., sert, dans l’atelier et dans le cabinet du dentiste, rà cautériser les plaies de la bouche, à séparer l’argent des autres limailles, à dé couper les plaques en or et en platine, à faire l’eau seconde, et une foule d’autres objets de première utilité. On en trouvera une description au mot Acide.
NITRO - HYDROCHLORIQUE. Nom donné à l’èau régale.
NŒUD d’emballeur. Bandage compressif employé dans les plaies faites à l’artère et dans celles de la tête. Inutile pour le dentiste.
NOIX. Nom donné par les naturalistes à tout fruit revêtu, comme celui du noyer, d’une coque dure et ligneuse.
NOIX d’arec. C’est le fruit de l’arec de l’Inde, de Vareca catelhu., sorte de palmier qui croît aux Moluques et à Ceylan. L’amande de cette noix, qui a une saveur âcre et astringente, entre en grande proportion dans la composition masticatoire connue sous le nom de bétel. (Voyez Arec et Bétel.)
NOIX de Ben. Elle fournit une huile fine qui ne rancit
oirruRATiOiV.
pas, eL dont on sc sert pour la line liorlogerie. (Voyez Ben.)
NOIX de cacao. C’est le fruit du cacaotier qui fournit le beurre végétal, et dont l’amande sert à faire le cliocolat.
NOIX de Galle. Excroissances dures et ligneuses, qui naissent sur les feuilles et sur les ram.eaux de certains chênes du Levant, [>ar suite de la piqûre du cynips. Elles contiennent beaucoup d’acide galliquect de tannin.
NOURRICE, L’état de santé et la constitution morale et physique de la nourrice ont une très forte influence sur la dentition des enfants. Voyez, à cet égard, ce que nous avons dit au mol Allaitement.
ORLITÉRATION. On nomme ainsi, dans la chirurgie dentaire, le rapprochement et l’adhérence entre elles des parois d’un canal ou vaisseau, de manière à détruire le calibre de ce dernier, et à l’empêcher de laisser passer les fluides qui le parcourent dans son état normal. Les conduits salivaires, surtout les canaux de Stenonet de Wharton, peuvent être oblitérés dans un de leurs points, à la suite de stomatites aiguës et chroniques, dont l’inflammation se propage souvent dans ces conduits, à la suite de plaies faites aux parois de la bouche, etc. La salive, dans ce cas, s’amasse derrière le point oblitéré , et forme une tumeur salivaire qui s’enflamme, et donne naissance à une fistule qui peut s’ouvrir dans la bouche ou en dehors. (Voyez les mots Grenouillette et Fistule.
OBTURATION. On nomme ainsi les appareils d’espèces différentes employés par les dentistes pour boucher et obturer les ouvertures anormales qui se font à la voûte palatine, et qui établissent une communication entre la bouche et les fosses nasales. Pétronius, qui écrivait en 1 565, paraît être le premier qui ait parlé des obturateurs, et il conseille la cire, l’éponge, le coton, etc,, comme objets à employer pour les confectionner. Trente ans après, Ambroise Paré fit graver deux modèles d’obturateurs qui, malgré leurs grandes imperfections, furent presque les seuls dont on se servit en
OBTURATION.
France jusqu’en 1728, quand Fauchard indiqua, dans son Traité des maladies delahouche, cinq nouveaux oblurateui’S, plus compliqués dans le mécanisme, mais infiniment préférables à ceux qui étaient employés avant son temps. C’est à lui que nous devons l’oblurateur à ailes, vanté à outrance comme un modèle d’ingénuité, mais auquel une foule de résultats pratiques ont depuis longtemps enlevé ses mérites prétendus; car il partage, avec la plupart des obturateurs de ce temps, le vice radical de comprimer les bords des perforations , et de s’opposer au rétrécissement de l’ouverture contre laquelle il s’appuie. Il animait aussi les portions saisies entre la plaque et les ailes, de sorte que les parties comprimées étaient graduellement détruites, et la perforation énormément agrandie. Il nous est arrivé, en deux occasions, d’être appelé pour extraire des fosses nasales cet appareil, qui était entièrement passé par l’ouverture qu’il s’était faite au palais. De ces sortes de palais artificiels ou obturateurs qui prenaient tous leur point d’appui sur les bords de l’ouverture anormale, ou passait à Vohturaleur à chapeau qui consistait en un cylindre creux, fermé en tous sens, et d’une dimension un peu moindre que celle de l’ouverlure dans laquelle il pénétrait ; on soudait au bas du cylindre un bord circulaire qui recouvrait les bords de la perforation, et qui se fixait antérieurement à deux dents artificielles dont les pivots métalliques s’enfonçaient dans les racines des dents incisives , naturelles, coupées exprès pour faciliter la mise de l’appareil. Cette invention, qui avait cela d’utile qu’elle ne tendait pas à agrandir l’ouverture palatine ou à en ulcérer les bords, fut bientôt abandonnée à cause de la douleur de l’opération, de la perte des dents incisives, et de son peu de stabilité dans la bouche du malade. Plus tard sont venus les obturateui^s à plaques, maintenus par des liges qui s’arc-boutent aux dents grandes molaires, et ce sont ceux-ci qui sont aujourd’hui le plus employés. Bourdet fut le premier à faire appliquer à la voûte palatine perforée des [plaques simples que
oirruRAiiON.
l’on cherchait d’abord h fixer au moyen de cordonnets de soie qui se liaient sur les dents voisines; mais ces fils contenaient mal l’appareil; et, outre cela, ils remontaient trop haut en pénétrant sous la gencive qu’ils excoriaient et qu’ils séparaient d’avec le collet des dents. C’est à ces cordonnets de soie que l’on a substitué les arcs-boutants métalliques dont nous venons de parler.
J’ai cité dans mon Encyclopédie du dentiste, page 287, les palais artificiels. connus dans le monde, sous le nom d’obtu- [ rateurs-Rogers, et qui se distinguent des autres appareils de ' ce genre, en ce qu’aucune particule métallique n’entre dans leur composition. Ils sont faits d’une matière douce et légère, et tenus contre le palais par la force de la succion seule, et on peut les ôter et les remettre avec la plus grande facilité. ; Il y a quelques années, il s’est présenté chez moi une jeune , dame américaine, pour me prier de prendre soin de sa bou- | che. Je vis à la première inspection qu’elle n’avait pas de j palais. Les incisives garnissaient le devant des mâchoires, | mais toutes les molaires étaient absentes. Le nez et les joues n’étant pas soutenus par les os du palais, pendaient de la manière la plus désagréable, et donnaient un aspect repoussant à la jeune dame que je devais rendre belle quelques jours après. En effet, je pris exactement la dimension de sa bouche, et je fabriquai un palais artificiel que je parvins à assujettir parfaitement. Voici comment je procédai : je mis à profit Tabsence des dents molaires de la jeune dame, pour établir dans la place qu’elles avaient dû occuper la base de mon obturateur; le procédé réussit à merveille, et la jeune Américaine eut en même temps des dents molaires et un palais qui ne la gênaient en rien, car cet appareil gracieux et léger se tenait, comme nous l’avons dit, par la succion seule. Celte opération fit grand bruit dans le monde, car la jeune dame qui pouvait à peine se faire comprendre, s’exprima avec pureté et facililé, et chanta peu de temps après de manière à se fiiirc applaudir
ORTÜRATEUR.
dans plusieurs salons de Versailles. Nous ne croyons pas devoir donner une descriplion ininii lieuse de cliacim des obluraleurs qu’on a inventés depuis le temps de Pélronius et d’Ambroise Paré. Il suffit de dire que les obturateurs à tami poil étaient tous essentiellement nuisibles, et que l’introduc-
i tion de la cire, du coton, de l’éponge, des chapeaux et des boutons en métal entre les bords de la perforation, met un
I obstacle permanent au rapprochement spontané des bords do l’ouverture anormale du palais, quand même elle n’opère pas l’ulcération de ces bords, et l’agrandissement du mal exis- 1 tant. Les seuls obturateurs reconnus efticaces aujourd’hui ; par les bons dentistes sont, comme nous l’avons dit, les ob- 1 turaleurs-Rogers dont nous avons donné la description, et j les plaques palatines simples soutenues par des tiges arquées ij qui se fixent sur les dents molaires. Nous mettons ici ce-
ii pendant pour satisfaire à la curiosité de nos lecteurs deux des obturateurs anciens, les plus connus :
OBTURATEUR des ailes. Il est dCi à l’invention du célèbre Fauchard, et se compose d’une plaque qui s’adapte exactement aux bords de l’ouverture qu’elle dépasse de deux lignes pour continuer le plan de la voûte palatine et de deux ailes mobiles articulées par charnières à la base d’une tige à canon qui est elle-même soudée à la surface nasale de la plaque. Ces ailes peuvent, à l’aide d’une vis de rappel, mise en Jeu par une clé de montre qui s’introduit dans une ou- , verture qui contient un carré et qui est pratiquée dans la surface palatine de la plaque, être abaissées ou relevées à volonté. Pour appliquer cet appareil, on tient relevées et . adossées l’une à l’autre les deux ailes jusqu’au moment oùt elles ont franchi la perforation. Alors au moyen de la clé on les sépare et on les abaisse sur les bords de rouverture 'qu’elles serrent entre elles et la plaque palatine, et l’appareil • est établi.
OBTURATEUR à verrous. Celui-ci, d’une invention plus 'récente que celui qui précède, n’est qu’une modification de
ODONTAdlU:, !
robUiralcLir à doux plaques d’Ambroise I*aiv. Eu effel, il se compose comme lui d’uue plaque palatine (iiii sert de platiné à deux verrous coulant à volonté, et eu sens opposés sur la surface nasale, et qui se logent au-dessus des boi-ds de l’ouverture qui leur servent de support. Ces deux obturateurs, comme tous ceux qui prenaient leur point d’appui sur les bords de l’ouverture palatine, sont avec justice abandonnés.
OBTURATION. Ce mot est moins employé que le mot plombage pour exprimer l’opération qui consiste à combler les excavations des dents cariées avec les feuilles d’or, d’argent, de plomb, d’étain, des pâtes minérales, du mastic et d’autres matières semblables. Nous parlerons de celte opération à l’article Plombage.
ODAXISME. Nom donné au prurit douloureux des gencives qui accompagnent l’éruption des dents de lait.
ODEURS. Les odeurs sont, selon la plupart des auteurs, des particules matériellesdu corps odorant qui, émanées de sa substance, vont impressionner le sens de l’odorat. On ne sait cependant si les particules odorantes forment un élément unique et particulier des corps, c’est-à-dire un arôme ou esprit recteur, ou si elles sont les molécules intégrantes du corps odorant, qui ont été volatilisées par le calorique et dissoutes dans l’air. Les odeurs ont été classifiées -en animales, végétales et minérales. Haller les distinguait en ambrosiaques, en fétides et en mixtes. Linnée en établissait sept classes, les aromatiques., fournies par les labiées et les laiirinées 5 les fragrantes., données par le lys et le jasmin^ les amhroisiaques ., telles que celles du musc et des roses ; les alliacées, de l’ail, etc.; les fétides., celles de la valériane et autres; les cireuses., comme celles qui proviennent de l’opium et des plantes narcotiques; les nauséeuses des plantes cucurbitacées. Elles se dissolvent sur la muqueuse pituitaire, et fournissent au cerveau des sensations spéciales.
ODONTAGRE. Nom donné à une douleur liiumatismalc
ODONTAUilE. 477
OU goiiüouso dos doiils qui esl souvonl aoconipngiiéc d’iiii gounomoiil lluxionuairc delà joue.
ODONT ALGIE. Ou désigne par ce mol (ouïe douleur fixe qui a sou siège dans une ou plusieurs des dents, et qui se distingue des névralgies maxillaires par la fixité de la douleur et par sa continuité. Les causes qui peuvent produire rodontalgiesont très diverses, telles sont les violences extérieures qui produisent la fracture ou l’entamure de ces organes, rinflammation des membranes ou de la pulpe contenues dans la cavité dentaire, le transport des vices rhumatismaux, goutteux, érésipélateux et dartreux, sur une portion des arcades dentaires, le contact des aliments trop chauds ou trop froids, l’air froid et une foule d’autres causes semblables. Mais il est une cause qui est beaucoup plus fréquente que toutes les autres, et qui produit des odontalgies, des souffrances atroces dans les dents qui en sont affectées : c’est la carie ou décomposition spontanée de la portion dure des dents, dont nous avons établi une variété d’espèces que l’on trouvera décrites au mot Carie. Voici la classification des diverses espèces d’odontalgie établie par le célèbre auteur du livre intitulé Doctrina de morbis dentium^ et que nous croyons utile de conserver.
ODONTALGIE aiguë, ou rage de dents. Elle produit des élancements insupportables dans les dents, les gencives, les joues et même dans les oreilles; elle peut occasioner des syncopes, des convulsions, la fièvre, les spasmes : elle prive , 'entièrement du sommeil. Lorsque la joue et les gencives se : gonflent, que la salive devient abondante, c’est un signe de s soulagement prochain. Nous renvoyons pour le traitement à l’article consacré à la névralgie maxillaire ou dentaire.
Quant aux odontalgies qui dépendent de la carie des dents
• on les calme en les entourant d’un morceau de coton imbibé
• de laudanum et d’une solution de morphine. Aussitôt que la 'violence de la douleur est passée, on doit cautériser toute la 'Surface cariée avec un cautère chauffé au rouge-blanc et tam-
ODONTALGIE.
ponner l’cxcavaliou formée avec ilc l’or ou une des autres substances employées pour l’obturation de ces organes.
ODONTALGIE arthritique ou odontagre. Cette espèce a pour cause une métastase goutteuse et disparait lorsque la goutte a été rappelée à son siège primitif.
ODONTALGIE catarrhale. Elle est caractérisée par le gonflement des gencives, par la tuméfaction pâteuse de la joue, et par une supersécrétion de la salive; elle se déclare ordinairement dans des temps froids et humides. On oppose à cette espèce, quand elle est encore récente, les moyens locaux et généraux antiphlogistiques ; quand elle se prolonge, on la ; combat par des collutoires aromatiques et sialagogues, les i embrocations et les fumigations narcotiques, les purgatifs et ^ les sudorifiques. |
ODONTALGIE gastrique ou vermineuse. Elle est entre- ■ tenue selon Pleuck, par un état saburral despremièers voies, j et par la présence des vers intestinaux. On la guérit en les ; expulsant.
ODONTALGIE inflammatoire. Elle ne diffère de la précédente que par plus d’intensité : elle exige d’ailleurs le même traitement.
ODONTALGIE névreuse. Nous l’avons déjà décrite au mot Névralgie dentaire. I
ODONTALGIE rhumatismale. Elle peut se , développer I dans les dents saines ou affectées de carie; elle survient particulièrement dans les temps froids et humides, et alterne chez quelques sujets avec des ophthalmies et des affections rhumatismales. Les gencives, dans celte espèce d’odontal- 1 gie, ne sont ni rouges ni gonflées. On la combat par des * remèdes sudorifiques, des frictions chaudes et aromatiques sur tout le corps, des sangsues aux gencives, des vésicatoires à la nuque, et des sinapismes aux pieds.
ODONTALGIE sanguine. Elle survient particulièreme chez les jeunes sujets, les femmes enceintes et les nourrice Elle reconnaît pour cause la suppression d’une hémorn
ODONrOTKCHNIE.
g'ie nasale babiUiolle, des liémorroidos , du lUix menslruol et l’usage des aliments irritants. Les gencives, dans cette espèce, sont rouges, gonllées, et la douleur est piilsalive. On conseille la saignée du bras, les sangsues à la mâchoire, les mouchetures sur les gencives, les lavements et les bains. Il faut aussi chercher à rétablir l’évacuation sanguine supprimée.
ODOIVTALGIQÜE. Ce mot est vicieusement employé dans le sens d’antiodontalgique, et s’applique aux lotions, élixirs, poudres et moyens généraux que l’on met en usage pour faire cesser les douleurs dont les dents peuvent devenir le siège.
ODONTAGLYPHON. Sorte de rugi ne employée par les anciens dentistes, pour enlever le tartre qui s’amasse sur les dents.
ODONTALITHE. Nom donné au tartre des dents, sorte d’incrustation de couleur jaune-verdâtre et quelquefois presque noire qui se forme à la base des dents et qui est formée de phosphate de chaux, de mucus et d’une matière animale, soluble dans l’acide chlorhydrique. (Voyez Tartre.)
ODONTOLOGIE. On désigne ainsi la partie de l’anatomie qui traite spécialement de la structure et des rapports des organes dentaires.
ODONTOPHYE. Nom que l’on donnait autrefois à l’accroissement des dents et à leur sortie hors des alvéoles. Voyez à ce sujet les mots : Dent., Dévoloppement et Eruption.
ODONTOTECHNIE. On désigne ainsi l’art du dentiste, dont le but est de conserver les dents, de remédier à leurs maladies, et de fabriquer et de poser des dents artificielles. La partie de l’odontotechnie qui s’occupe des moyens mécaniques inventés pour réparer la perte des dents naturelles porte le nom diQ prothèse dentaire. Quoique le célèbre Urbain licnard ait fabriqué des dents artificielles en 1 581 , l’odontotechnie ne fit aucun progrès avant le dix-huitième siècle,
qiKiiul Faiiclianl jela U's l'omlcmcnls ilc la mécanique denlaire. (Voyez les \m[?> Denlisle^Dents minérales^ etc.)
Nous avons ici employé le mot odoiilolechnie, pour exprimer l’art du deiilisle, dans son ensemble, car rexpérience ])rouve, que noire arl n’est jamais exercé avec succès, que par le dentiste qui sait à la fois juger de la nature et de l’imporlance des maladies des organes dentaires, déterminer le traitement spécial qu’elles réclament, et confectionner luimême, les appareils de prothèse que la suite des maladies de la bouehe exige. « On n’est pas dentiste, dit M. Marjolin, « pour reeonnaître l’altération morbide d’une dent, ou pour « faire sur elle les opérations les plus simples, les plus gros- « sicres manœuvres ; il faut, à la connaissance précise de l’a- « natomie de la bouche, réunir des notions générales d’ana- « tomie et de physiologie, de médecine, d’hygiène et de « mécanique, et de plus encore un grand nombre d’opé- « rations d’orfèvrerie. » « Pour être sûr de son travail, dit « Lafforgiie, en parlant de la partie prothétique de notre art, « le dentiste doit faire lui-même, et pour y parvenir avec « succès, il doit connaître parfaitement les matières qu’il « emploie et les outils dont il faut se servir. »
ODONTOTRIMUM. Mot grec qui est synonyme de dentifrice.
ODORAT. C’est celui des cinq sens qui nous donne la notion des odeurs. Son siège spécial est la partie supérieure des fosses nasales, là où les divisions du nerf olfactif se distribuent. Ce sens, qui est aussi dit olfaction^ s’exerce, au moyen du nez qui, dans les mouvements d’inspiration, recueille les molécules odorantes pour les réfléchir sur les papilles nerveuses de la muqueuse nasale, qui est souple et humide, et sert à dissoudre les particules odorantes.
OEDÈME. Gonflement partiel, produit par raccumulation d’un fluide séreux, dans les interstices du tissu cellulaire. Ce gonflement est souvent mou, pâle et indolent. Cette sorte de gonflement, produit par le froid humide, siège quelque-