PAVOT
aussi SOUS le nom de cresson alénois, qui est amère, fébrifuge et aniiscorbutique.
PASSIF. Mot opposé à actif. Les organes passifs de la mastication sont les m<ichoircs et les dents qui les garnissent. Les organes actifs 'de cette fonction sont les muscles temporal, masseter, buccinateur, etc., qui contribuent à leurs mouvements.
PATIENCE. Nom d’un genre de plantes de la famille des polygonées, qui offre un grand nombre d’espèces qui sont toutes plus ou moins toniques et antiscorbutiques. Parmi elles se trouvent : le rwmex patientia^ le rumex aculus^ le rumex sanguineus^ et \e rumex aquaticus. Ce dernier, 'peu connu en France, est très employé en Angleterre et en Suède contre l’atonie des gencives et contre les affections scorbutiques de la bouche.
PASTILLE. Médicament sec, solide et arrondi, formé le plus souvent d’une huile essentielle et de sucre. Il y a aussi des pastilles de fer, de bi-carbonate de soude, etc.
PASTILLES vermifuges de Barthen. On les fabrique de la grandeur d’une pièce de 1 franc. On les donne aux enfants attaqués et sujets aux convulsions que cause très souvent la sortie des dents de lait. La dose est deux par jour. Voici leur formule
Sucre 500 gram,
Muriate doux de mercure 7 — 81 centigram.
Mucilage de gomme adragante G. S.
PATHOLOGIE. La pathologie dentaire est la partie de notre art qui s’occupe de la nature et de la cause des maladies qui peuvent atteindre les organes dentaires et leurs annexes.
PAVOT. Genre de plantes de la famille des papavéracées, qui contiennes es\)èces papaver rhocas, papaver orientale^ et \e papaver somniferum. C’est ce dernier qui fournil l’opium dont nous avons parlé. Les têtes ou capsules de pavot sont très
PEAUCIER.
employées en décoction pour former des collutoires calmants. Quelquefois les nourrices font de la bouillie aux enfants avec de la décoction de tête de pavot, pour calmer leurs douleurs; celte pratique imprudente a donné lieu à des cas d’empoisonnement rapportés par Wendt. L’on ne saurait être trop circonspect; M. Mélier a vu de grosses capsules de povot recueillies dans le midi de la France, dont le suc contenait le quart de leur poids de morpliine.
PEAU. On nomme ainsi la membrane qui forme l’enveloppe générale du corps et qui se continue avec les différentes muqueuses du corps au niveau des yeux, des narines, de la bouche, deTanus et des parties génitales. La peau est formée de dehors en dedans de l’épiderme, du corps muqueux ou papillaire (voyez le mot Papille) et du chorion. Sa face externe est en quelques endroits couverte de poils; dans d’autres elle présente des rides, qui sont tantôt dues à la contraction des muscles et tantôt à l’arrangement des papilles du corps muqueux. Elle présente partout une quantité prodigieuse de pores qui sont les ouvertures des canaux sudorifères, des follicules sébacées et des vaisseaux absorbants. La couleur delà peau varie beaucoup selon les races, les âges, les sexes et les individus. Elle est blanche ou rosée chez les Européens, noire chez les Nègres, cuivreuse chez les Aborigènes de l’Amérique et basanée chez les Arabes. La peau adhère aux parties qu’elle recouvre par du tissu cellulaire dont l’élasticité diffère selon les endroits du corps; d’autretrefois, elle donne attache à des muscles, comme cela à lieu au front, au menton et à la paume des mains. Elle est fine et souple dans la jeunesse, sèche et aride chez les vieillards.
PEAUCIER. C’est le nom d’un muscle large, aplati et quadrilatère qui est placé superliciellement sur les parties latérales du cou. Ses libres toutes parallèles les unes aux autres sont obliquement dirigées de bas en haut et de dehors en dedans. Ce muscle a son origine dans le tissu cellulaire qui couvre la partie antérieure el supérieure de la poitrine et
PEIlCIiPTlON.
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après avoir passé au devant de la clavicule, il vient fixer ses libres à la partie inléricure de la syrnpliyse du menton, à la ligne oblique cxlerne de l’os maxillaire inférieur et à la commissure des lèvres. Celles qui se lixent à la commissure forment un faisceau distinct, auquel quelques anatomistes ont donné le nom de ris orhis de Santorini. Ce muscle a pour usage d’abaisser et de porter en dehors la commissure des lèvres, d’abaisser la mâchoire inférieure et de froncer la peau du cou.
PÊCHER. Les feuilles et les Heurs du pécher ou Amijgdalus persica sont légèrement purgatives et anthclmentiques. Le sirop qu’on en fait est souvent donné aux enfants dont la santé est dérangée par les effets d’une dentition diflicile.
PÉDICULE. Nom donné dans la chirurgie dentaire à la portion étranglée des polypes et de certaines tumeurs qui se développent dans l’interieur de la bouche.
PÉDïLliVE. Les pédiluves, cubains de pieds sinapisés, suffisent quelquefois pour dissiper certaines odontalgies accompagnées d’un gorgement inflammatoire des gencives.
PÉLICAN, Instrument de chirugie qui est courbé à son extrémité comme un crochet, ou comme le bec de l’oiseau dont il porte le nom. Il est composé d’une tige terminée à une exü’cmité par un manche et à l’autre par une surface dentelée qui forme le point d’appui. Pour extraire une dent avec cet instrument, on place le point d’appui sur l’alvéole et le crochet embrassant la dent, la renverse et l’emporte par le mouvement de bascule qu’on fait faire à l’instrument. Le pélican est aujourd’hui remplacé par le davier, et bien que quelques dentistes persistent encore à l’employer, nous croyons qu’il devrait cesser de faire partie de l’arsenal opératoire du dentiste, car il a tous les inconvénients qu’on attribue à la clé de Garangeot sans présenler aucun des avantages offerts par cette dernière,
PERCEPTION. Pouvoir attribué au cerveau d’apprécier, de sentir l’impression faite aux organes des sens. Toute sen-