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PERFORATEUR

sation suppose trois choses : d’abord l’impression faite par des agents extérieurs ou autres aux extrémités nerveuses; ensuite, la transmission par le tronc nerveux de l’impression au cerveau ; et enfin, le pouvoir du cerveau de percevoir l’impression transmise.

PERFORATIF. On donne ce nom à une espèce de trépan employé pour faire aux os de petites ouvertures. C’est une lame d’acier poli, en losange, terminée par une pointe triangulaire destinée à couper et piquer en même temps.

PERFORATEUR. Petit instrument employé par les dentistes pour pratiquer dans la racine des dents de la bouche le canal qui doit loger le pivot d’une dent artificielle. Nous avons, au mot Instrument^ passé en revue les modifications principales qu’on a fait subir au perforateur des racines. Nous nous bornerons ici à décrire celui auquel nos confrères ont donné le nom de perforateur-Rogers et qui est aujourd’hui généralement adopté par les bons dentistes de Paris. Ce perforateur consiste en plusieurs pièces mobiles les unes sur les autres et qui sont un foret carré terminé parmi sommet triédrique et pointu. Ce foret se serre dans une pince à coulant qui se trouve au bout d’un porte-foret, long d’environ onze centimètres, et dont le dehors dans toute sa longueur est chargé de pas de vis. Ce porte-foret est lui-même mobile sur un demi-anneau, destiné à embrasser le bord radial de la main gauche, entre le pouce et l’ifidex. Un anneau épais à circonférence interne marquée de rainures qui s’engrènent avec les pas de vis est fixé par son côté externe à un manche en ivoire, et sert à mettre le porte-foret en mouvement. La manière de faire fonctionner cet instrument, qui est une véritable vis d’Archimède est des plus simples. Le bord de la main gauche embrassé par le demi-anneau sur lequel tourne le porte-foret tient le point de l’instrument au milieu de la section de la dent et le dirige dans sa marche. La main droite tenant le manche de l’anneau, fait monter et descendre alternativement ce dernier sur la spirale du porte-foret.

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qu’il tourne et qui communique scs mouvements au foret qui creuse la dent. Ce perforateur est certainement la chose la plus parfaite, dans son genre, qu’on puisse employer dans notre art.

PERICRANE. Nom donné au périoste qui revêt l’extérieur du crâne.

PERICYPHISMUS. Opération faite selon Paul Égine, pour guérir les fluxions habituelles des yeux, des dents et des autres parties de la tête. Elle consistait dans une incision que l’on pratiquait autour du crâne.

PÉRIÉRÈSE. Incision circulaire employée dans l’extirpation des tumeurs.

PERIODYNIA. Mot souvent employé par Hippocrate, pour désigner une douleur circonscrite et tensive et dont les différentes parties de la bouche sont fréquemment le siège.

PÉRIOSTE. Membrane fibreuse, blanche et résistante qui' revêt la surface extérieure des os. Le périoste ne recouvre pas les parties des os qui sont encroûtées de cartilage. Sa face interne adhère aux os par des prolongements fibreux, et par une multitude de petits vaisseaux sanguins qui, en quittant le périoste, pénètrent dans la substance osseuse. Sa face externe est unie aux parties qui entourent l’os par du tissu cellulaire plus ou moins dense. Le périoste a pour objet d’unir les os aux organes qui les entourent et de soutenir les seaux qui pénètrent dans leur substance pour y porter les matériaux de leur nutrition. Le périoste, dans la fracture des os contribue à la formation du col. L’os privé de son périoste est frappé de nécrose.

PÉRIOSTOSE. On nomme ainsi des tumeurs qui se forment sur le trajet des os maxillaires comme sur les autres os du corps. Ces tumeurs dues au gonflement du périoste diffèrent des exostoses en ce qu’elles ont un développement plus rapide et une constance moins considérable.

PËRIPYEMA. On nomme ainsi la suppuration qui so

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forme autour d’une dent par la consomption de la racine ou par l’enflamma tion du périoste alvéo-dentaire.

PÉRISTAPHYLIN. Le muscle péristaphylin interne est grêle, allongé, arrondi en haut, aplati en bas. R est placé sur les côtés des ouvertures postérieures des fosses nasales et s’implante à la face inférieure du rocher, au-devant de l’orifice externe du canal carotidien et à la partie voisine du fibro-cartilage de la trompe d’Eustache. De ces points d’insertion il descend obliquement en arrière et en dedans, s’élargit en descendant, et se termine à la partie moyenne du voile du palais en se confondant avec celui du côté opposé, avec le palato-staphylin et son aponévrose, et avec le pharyngo-staphylin. Ce muscle a pour usage de relever le voile du palais.

PERYSTAPHYLIN. Le muscle pérystaphylin externe est placé dans l’épaisseur du voile du palais. R est aplati, mince, allongé transversalement, et angulaire à sa partie moyenne. R s’insère dans la fosse scuphoïdienne de l’apophyse ptérygoïde, au fibro-cartilage de la tompe d’Eustache à la grande aile du sphénoïde jusqu’à l’épine de cet os. R descend le long de l’aile interne de l’apophyse ptérigoïde, se tourne sur le crochet qui la termine, et se porte horizontalement en dedans, pour s’épanouir au-devant du muscle précédent, dans le voile du palais. R s’unit ensuite au péristaphylin' externe du côté opposé, et se termine à la crête transversale dont est marquée la face inférieure de la portion horizontale de l’os du palais. Ce muscle a pour usage de tendre transversalement le voile du palais, et de s’opposer au passage des aliments dans les ouvertures postérieures des fosses nasales au mouvement de la déglutition.

PERKINISME. Moyen de traitement des névralgies faciales et dentaires, nommé d’après son autour, Perkens, médecin américain, et qui consistait à promener sur la peau des parties douloureuses deux aiguilles dont chacune était faite

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(rim métal dilïérent. Aussi vanté que le mesmérisme, il est abandonné comme lui.

PERLE. On nomme ainsi une concrétion dure et d’un blanc argentin qui se forme dans plusieurs sortes de coquillages, mais surtout dans Vavicule ou mater per larum qui vit dans les mers des pays intertropicaux. La perle n’est guère employée aujourd’hui que comme objet de parure chez les riches. Autrefois on la faisait entrer en poudre dans la composition des électuaires dentifrices destinés aux dames du grand monde.

PERMÉABILITÉ. On nomme ainsi la propriété qu’ont certains corps de laisser pénétrer des corps liquides avec lesquels on les met en contact. C’est la perméabilité de l’inppopotame qui se laisse pénétrer des sucs salivaires et muqueux de la bouche qui l’empéche d’étre la substance la plus utile qu’on connaisse pour la fabrication des dents artificielles.

PESANTEUR spécifique. On nomme ainsi le rapport qui existe entre le poids d’un corps quelconque, et celui d’une quantité d’eau égale en volume à lui. Ainsi la pesanteur spécifique du mercure est 13 I /2, celle de l’or 19, c’est-àdire que 1 centimètre cube d’eau ne pesant que 1 gramme, 1 centimètre cube de mercure en pèsera 13 grammes 1/2, et un volume égal d’or en pèsera 19.

PETRO-STAPHYLIN. Nom donné au muscle péristapliylin interne. (Voyez cet mot.)

PETÜNZÉ. Ce mot, d’origine chinoise, est employé par les porcelainiers, et par les fabricants des dents minérales pour désigner une variété de feldspath constitué de silicate d’alumine et de chaux. C’est de lui qu’on fait l’émail ou couverte pour les dents minérales. (Voyez le Minérales).

PEZIZE. Nom d’une plante cryptogame, dite aussi oreille de Judas, qu’on faisait autrefois infuser dans du vin blanc, comme remède souverain contre les maux de gorge.

PHARYNGEUM pal. On donnait autrefois ce nom à un composé dcnitre, de crème de tartre, d’alun calciné, de vi-

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