POMMADE
développer dans loutcs les cavités du corps et ({ni sc montrent assez fréquemment dans la profondeiii- des fosses nasales, dans la cavité du sinus maxillaire et dans le pharynx. 11 y en a deux sortes ; les vésiculeux ^ qui sont demi transparents, mous et faciles à déchirer, et les fibreux^ qui sont durs, résistants et pédiciilés, et qui semblent prendre leur origine dans le tissu fibreux qui est sous-jacent aux membranes muqueuses des cavités dans lesquelles ils se développent. Les polypes fibreux qui sc forment dans le sinus maxillaire et ceux qui pénètrent dans cette cavité, après avoir pris naissance dans les fosses nasales, peuvent défigurer le visage d’une manière terrible. Ils distendent, usent et perforent les parois de cette cavité, de manière à soulever les téguments de la face et à pénétrer dans la bouche et dans l’orbite. Les moyens généraux employés pour les détruire sont la cautérisation, l’excision, l’arrachement et la ligature de leurs pédicules. Mais ces moyens de guérison regardent plutôt la chirurgie générale que celle de notre art.
POMMADE. Nom donné à des onguents aromatisés et colorés, employés le plus souvent à adoucir les parties sur lesquelles on les applique. Nous en citerons les deux suivants ;
POMMADE pour les lèvres.
Huile d’amandes douces 2 parties.
Cire blanche 1 —
Racine d’orcanetle t —
Faites digérer ces matières au bain-marie; passez à travers un linge, avec expression, quand la masse a pris une belle couleur rouge , et remuez jusqu’à ce que la liqueur commence à se refroidir. Ajoutez, par 30 grammes, deux ou trois gouttes d’essence de rose, et coulez dans des petites boîtes faites exprès. Cette pommade empêche le dessèchement des lèvres et conserve à ces organes leur vermeil naturel.