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RETRAIT

oliaqiio dentiste a la sienne; nous citerons les deux suivantes : on fixe dans l’étau un inoreeaii d(* bois percé d’un trou ; on engage dans ce dernier, d’une manière serrée, 1 extrémité du mandrin et celle du fil d’or. Ce point d’appui établi, on tend le fil, on y attache avec des pinces, dont les mors sont garnis de papier, un poids de un kilogramme, tandis qu’avec une autre pince on le tourne sur le mandrin en rapprochant plus ou moins les anneaux, selon le degré d’élasticité qu’on veut donner au ressort. L’autre manière consiste à faire tourner le mandrin dans les deux branches d’une poupée, au moyen d’une manivelle ; le bout du fil est dans ce cas inséré dans un petit trou que présente le mandrin sur un point de sa longueur. On tend le fil, on fait agir la manivelle, et le mandrin tourne en s’enlaçant dans les anneaux du fil. Pour attacher les ressorts aux dentiers, on faisait autrefois entrer leurs extrémités dans des canons ou tubes soudés ou rivés aux extrémités des pièces. Aujourd’hui, on fixe les ressorts au moyen d’une tige métallique, dont une des extrémités est aplatie et perforée pour pouvoir tourner sur un pivot qu’offre la face latérale des extrémités du dentier, tandis que la tige elle-même, taraudée dans toute sa longueur, pénètre à pression dans le canal du ressort.

RESSUAGE. Les chimistes donnent ce nom à une opération par laquelle on sépare l’argent qui ôtait allié au cuivre, en faisant fondre l’alliage avec une certaine quantité de plomb.

RÉTRACTION. Quelques dentistes mettent à profil la ré*traction d’une bande de caoutchouc dont les extrémités sont attachées à des grilles métalliques qu’on fixe sur les dents molaires pour opérer le redressement des dents canines et incisives affectées de proéminence ou obliquité antérieure.

RETRAIT. On donne ce nom au rapprochement des molécules d’un corps qui diminue par conséquent de volume. Le retrait ou rapprochement des molécules d’un corps argi-

UIIUliAUüE.

leux, dépend de ce qu’il perd de son humidité quand ou le chauffe, ou de ce qu’il se forme, dans sa masse, une combinaison plus intime des corps qui le constituent. Ce retrait, qui est très marqué dans les pâtes qu’on emploie pour la fabrication des dents minérales, fait que ces dernières, en sortant du four, ont un volume beaucoup moindre que celui qu’ils avaient en entrant et que les dentures faites en pâte minérale ne s’adaptent jamais bien aux gencives.

RÉTROVERSION, Rétroïlion, etc. Ces mots sont employés pour désigner l’obliquité postérieure des dents dont nous avons parlé aux mots Régidaleur (ii Redressement .

RÉVULSIF. Épithète donnée aux moyens thérapeutiques employés dans le dessein de détourner le principe d’une maladie de l’organe qu’il occcupe. Les moyens révulsifs sont les purgatifs, les vésicatoires, les rubéfiants et la saignée du pied. Les médicaments révulsifs sont très utiles au dentiste dans les irritations inflammatoires de la bouche, du palais, des amygdales et des gencives.

RHIZAGRE. Nom d’un instrument employé par les anciens dentistes pour opérer l’extraction des racines des dents. Il avait à-peu-près la forme de l’instrument connu aujourd’hui sous le nom de repoussoir. (Voyez ce mot.)

RHODIUM. Nom d’un métal découvert- par le docteur Wollaston, et qui n’existe que dans la mine de platine. Ce métal qui occupe la sixième section de M. Thénard, est solide, blanc, fragile, et plus difficile à fondre que tous les autres métaux. Quand il est isolé, il ne se dissout pas, ni dans les acides, ni dans l’eau régale; mais quand il est allié avec le bismuth, le cuivre ou le plomb, ce dernier a la propriété de le dissoudre. Il n’est pas encore employé dans les arts.

RHURARRE. On nomme ainsi un genre de plantes de la famille des polygonées, dont plusieurs des espèces sont employées dans la médecine. La racine de ces plantes est jaune, amère et nauséabonde. Les meilleures espèces viennent de la Chine et de la Moscovie. On l’administre en poudre, à petites

doses, comme toiii((iie et forliliaiil; donnée à lu dose de I gramme et plus, elle Corme un purgaliC (lui est très employé. Le sirop composé de chicorée sauvage, donné comme laxatif, aux jeunes enfants pendant les douleurs de la première dentition, doit son activité à la teinture de rhubarbe qu’il renferme.

RHUMATISMALE. Les douleurs rhumatismales siègent assez fréquemment dans le tissu fd)rcux des gencives et des alvéoles. On applique aussi ce qualificatif à une sorte d’odonlalgie que nous avons déjà décrite.

RICIN. Nom d’une plante, la ricinis-communis ou palmachristi, de la famille des euphorbiacées qu’on croit être originaire des Indes et du nord de l’Afrique. L’huile de ricin si connue comme laxatif doux, est obtenue par la pression et paiT’ébullition des graines de cette plante. L’huile de ricin, cou. nue en Angleterre sous le nom de castor oil, acquiert en rancissant des propriétés délé tères. L’on ne doit s’en servir comme médicament quelorsqu’elle est dans un parfaitétat de fraîcheur.

RIDES. On nomme ainsi les sillons qui se forment sur la peau du visage et du front, par suite des contractions musculaires répétées, de la perte de l’embonpoint, etc. Les rides de la figure sont dues le plus souvent aux chagrins , aux contentions de l’esprit, aux travaux intellectuels et aux progrès de l’àge. Par un esprit de coquetterie, quelques personnes cherchent à déguiser les ravages du temps au moyen de pâtes cosmétiques que tout dcntisle doit condamner.

RIRE. C’est un mouvement involontaire des muscles des lèvres, et du visage qui accompagnent souvent nos sentiments de satisfaction et de bonheur, et qui est excité par tout ce qui nous paraît ridicule ou comique. Les personnes d’un caractère gai auxquelles le rire est habituel, doivent veiller surtout à la blancheur et à rintégrité de leurs arcades dentaires qui sont toujours mises à nu dans le rire, et qui embellissent ou dégradent l’expression de la physionomie, selon qu’elles soient en bon étal ou délabrées.

UOSE.

RISORII doutes. Nom donne antretois aux dents canines et ineisives, parce que, plus que toutes les autres, elles se montrent dans l’action de rire.

RISORIUS. On donne le nom de muscle risorius de Santorini, n la portion du muscle peaucier qui se porte de la joue vers la commissure des lèvres.

RIZ. On nomme ainsi le fruit d’une plante de la famille des graminées qui croît abondamment dans les pays chauds. Le riz bien mondé est formé de fécule presque pure ; il est par conséquent très nutritif. L’eau de riz, c’est-à-dire, 1 5 grammes de riz qu’on fait bouillir dans une pinte d’eau, est un excellent remède contre les plilegmasies du canal intestinal qui surviennent chez les enfants au moment de la première dentition.

RIVOIRS. Nom donné dans les ateliers à des bouts d’acier qu’on emploie ordinairement pour river les têtes des goupilles à l’aide d’un marteau.

ROB. Mot arabe employé pour désigner le suc épuré des plantes et des fruits, auquel on donne la consistance du miel, avant qu’il ait éprouvé la fermentation. Le fameux rob antisyphilitique de Laffecteur, est un sirop concentré, préparé avec la salsepareille, la sguine, le sassafias et le gayac.

ROCHER. Nom donné à la portion dure de l’os temporal qui loge dans son épaisseur les oreilles moyennes et internes.

RONCE. Plante de la famille des rosacées dont les feuilles sont astringentes.

ROSAT. Mot ajouté aux préparations pharmaceutiques où il entre des roses, tel que le miel rosat, l’onguent rosat.

ROSE. Nom donné à la fleur de certaines espèces de rosiers. Les pétales de la rosa gallica ou rose de Provins sont légèrement astringentes. Les cynorrhodons, fruits de la rosa caninaou églantier sauvage qui contiennent beaucoup de tannin, font la base de la conserve ou électuaire de roses rouges qu’on employait beaucoup autrefois contre la diarrhée chronique (les enfants. Los pétales du rosier blanc et du rosier à

RUBÉFACTION,

('ent-l'euillessoiil au coiilrairo laxalif's. L’huilo essentielle, ou essence, obtenue par la distillation des Heurs des rosiers est un odoriférant délicieux, employé souvent pour embaumer les poudres dentifrices et les élixirs.

ROUE à calibrer. C’est une plaque circulaire en métal, dont la circonférence présente une série d’entailles qui se dépassent en calibre les unes les autres, d’une manière régulière et graduée. On s’en sort, dans les ateliers de dentistes, pour mesurer l’épaisseur des plaques, des fils d’or et de platine, dont on a besoin pour confeclionner les pièces artificielles pour la bouche.

ROUGE. Nom donné dans les ateliers au mélange d’huile et de minium ou d’huile de vermillon, qu’on emploie pour incruster les pièces d’hippopotame et d’ivoire.

ROUGE. On désigne aussi par ce nom une sorte de fard employé par quelques femmes comme cosmétique. R contient toujours du vermillon, qui est un sulfure de mercure, et qui est éminemment nuisible à la peau, sur laquelle il produit souvent des éruptions dartreuses. L’absorption de ce sel , par les pores du visage, détériore la santé générale, et noircit et dégrade les organes dentaires.

ROUSSEURS. Les rousseurs, taches rousses de la peau, du visage et du cou, dites aussi éphélides, sont dues à une distribution inégale du pigmentum, ou matière colorante de la membrane cutanée. Celles qui ne sont pas dues à des maladies constitutionnelles acquises ou transmises par des parents malades, sont incurables.

RUBÉFACTION. Nom donné à la rougeur et à l’engorgement sanguin de la peau, qu’on produit au moyen des frictions on par l’application de matières légèrement irritantes, dans le dessein de révulser, de déplacer des douleurs rhumatismales et autres, qui se localisent dans une partie quelconque du corps. La rubéfaction de la peau de la nuque, du cou et des mâchoires, fait souvent cesser des odontalgics rhumatismales commençantes.

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