SABLE
KIJGINE. On nomme ainsi un inslnimont formé d’nn manche , d’nne tige et d’une plaque , et dont on se sert pour racler les os, pour en détacher le périoste dans les préparations anatomiques et dans les opérations de chirurgie. La plaque, qui doit être en acier trempé et taillée en biseau sur un de ses bords, est triangulaire, quadrilatère, ou en croissant, selon le besoin. On emploie la rugine pour gratter la surface cariée d’un os, sur laquelle on va appliquer le cautère actuel. On emploie un petit instrument du même genre pour débarrasser la cavité des dents cariées du détritus (Iii’elle contient avant de la cautériser ou de la: plomber.
RUPTURE. La rupture des dents ne doit pas être confondue avec la fraction de ces organes dont nous avons déjà parlé. La rupture est souvent un accident de l’extraction ; elle peut dépendre d’une fragilité morbide du tissu dentaire, de la profondeur de là carie, des mouvements brusques du malade, ou de la disposition barrée des racines. C’est un accident fâcheux, mais dont les suites ne sont jamais graves.
RUSMA. Nom donné par les Égyptiens à une composition corrosive , formée de chaux vive et d’orpiment, et dont les deux sexes se servent comme moyen épilatoire. Il ne diffère guère des pâtes épilatoires dont se servent les Européennes pour détruire le duvet et les poils du visage.
RUBIACÉES. Nom de la famille des plantes qui donnent le quinquina, le café et autres médicaments utiles.
RUTACÉES. Autre famille végétale, qui renferme le quassia amara, le sumarouba et raugusture vraie, qui sont tous toniques et utiles pour faire cesser divers étals atoniques des premières voies, qui ont une influence pernicieuse sur les organes de la bouche.
SABLE. On donne le nom de sable de Fontainebleau , à un grès très tin et très égal, dont quelques dentistes se servent pour user les dents minérales sur le tour. On se sert
SAK'.NKE.
cncoro île ce grès, imbibé d’eaii , pour user et (ailler ces mêmes dents minérales avec une lime détrempée.
SABURRAL. On donne le nom d’élat sabiirral de la bouche à un état dans lequel cette cavité se trouve glutineuse, ou couverte d’un enduit blanchâtre et qui est toujours lié avec un état atonique des premières voies. Il accompagne, le plus souvent, l’embarras gastrique, auquel le malade peut remédier au moyen d’un médicament eureto-cathartique. Le dentiste, dans ce cas , doit conseiller de rincer et nettoyer souvent la bouche et les dents avec de l’eau aiguisée avec un bon élixir dentifrice.
SAFRAN. On nomme ainsi les stigmates du crocus sativLis, ou safran cultivé. Ces stigmates sont jaunes et leur odeur aromatique est très prononcée. Le safran entre comme ingrédient odorant , coloratit et calmant, dans des collutoires et dans des élixirs dentifrices recherchés.
SAIGNEE. Cette opération , qui consiste à ouvrir une des veines du bras pour en extraire une quantité déterminée de sang , ne fait pas positivement partie de notre art. Cependant il se présente des cas où la vie d’un individu dépend de la promptitude qu’on met à pratiquer une saignée, et comme tout dentiste devrait savoir agir en pareille occasion, nous croyons utile d’en établir ici brièvement les règles. Les veines qu’on saigne au pli du bras, sont ; la céphalique, la basilique, la médiane céphalique , la médiane basilique et la cubitale antérieure. Avant de choisir la veine qu’on va ouvrir, il faut savoir s’écarter de celle sous laquelle bat l’artère radicale , car la lésion de ce vaisseau est d’une extrême gravité. Quand ce choix est fait , on met une ligature assez serrée sur le bras, à une largeur de main au-dessus de l’endroit qu’on va piquer. On se place alors, debout, devant le malade, on lui pose la main à plat du côté de l’opérateur, et celui-ci embrasse, dans le plein de sa main gauche, la face postérieure de l’avantbras du malade, de manière que son pouce vienne s’appuyer sur la veine qu’il va ouvrir cl un peu au-dessous de l’endroit