SCROFULES
délayée dans de l’eau. Pendant ce traitement local, le malade doit respirer un air sec et cliaud, habiter les lieux élevés , exposés au soleil et bien aérés , porter de la flanelle sur la peau, faire usage de médicaments anti scorbutiques et suivre un régime acidulé, analeptique et légèrement excitant.
SCROFULES. On donne ce nom à une maladie du système lymphatique, qui doit son origine, à ce qu’on croit, au froid humide, à la privation des rayons solaires, à une nourriture insuffisante ou mauvaise, celle surtout qui consiste dans l’usage desaliments farineux, ou lait d’une nourrice de constitution scrofuleuse et à l’hérédité. Le symptôme principal de cette maladie est l’engorgement des ganglions lymphatiques des diverses parties du corps, mais surtout de ceux du cou et delà région sous-maxillaire. Cet engorgement se remarque principalement chez les enfants et chez les adolescents à peau fine et blanche, à cheveux blonds , dont les traits sont délicats, le teint rosé, les lèvres grosses et la mâchoire inférieure volumineuse. L’engorgement ne fait jamais que des progrès très lents , et ne s’accompagnant , dans le principe , d’aucun symptôme inflammatoire, d’aucun changement de couleur de la peau ni d’aucune douleur ; mais, plus lard , si on n’arrête pas les progrès de la maladie, la peau, par la distension , prend une couleur rouge-vineux , elle s’anime et finit par s’ulcérer. Les ulcères qui se forment sont blafards et laissent écouler un liquide séreux, mêlé de grumeaux et de flocons albumineux. Le vice scrofuleux agit souvent sur les tissus charnus et osseux de la bouche ; ces derniers s’ulcèrent, se carient et donnent naissance à des écoulements sanieux, qu’on ne peut tarir qu’en détruisant, avec le fer chaud , les surfaces malades qui les fournissent. Le vice scrofuleux se montre quelquefois dans les os du palais, qu’il perfore , et nécessite l’emploi d’obturateurs. Il fait gonfler l’os des mâchoires ; les cloisons des alvéoles peuvent se boursouffler et piésenter des exostoses qui séparent les dents les unes des autres et qui les dévient de leur direction natu-
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relie. Qiiniil à ces tlernières, elles sont 1(5 plus souveiil, chez les porsoiiiios scroruleuscs, ternes, noirâtres, friables et expostics (le bonne heure à la carie. Le traitcHienl de celte maladie est principalement liygiéniquc. Il faut donner au malade beaucoup d’exercice en plein air, une habitation sèche et exposée au soleil , des vêtements de nancllc, des viandes rôties, du bon vin, etc.; à cela on ajoute les bains aromatiques, les bains de mer, les frictions sèches sur toutes les parties du corps, les boissons faites avec des plantes amères, quelques cuillerées par jour du sirop d’iodure de fer et des frictions avec des pommades iodées sur les parties engorgées.
SÉCRÉTION. Mot par lequel on désigne la fonction des différentes glandes du corps qui puisent dans le sang les matériaux dont ils forment des liquides nécessaires à l’économie animale. La bile, le lait, et la salive sont des produits de la sécrétion glandulée.
SÉDATIF. Médicament destiné à modérer l’irritation organique et la douleur d’une partie souffrante. (Voyez, pour ce mot, le mot Calmant.)
SÉDIMENT. Mot qui désigne les particules solides suspendues dans les préparations liquides et qui s’accumulent au fond des flacons pendant le repos. Les élixirs et les lotions dentifrices qui garnissent le cabinet du dentiste doivent être d’une transparence parfaite et n’offrir jamais de sédiment
SEDLITZ. L’eau de Sedlitz vendue dans les pharmacies, est de l’eau simple chargée de sulfate de magnésie et d’acide carbonique. C’est un purgatif doux, que le dentiste peut souvent prescrire avec avantage dans les affections inflammatoires de la bouche et des gencives.
SEL. Nom donné par les chimistes aux corps composés d’une base alcaline et d’un acide. Il y a un nombre ass('z considérable de sels qui doivent être connus du dentiste. Tels sont : le borax ou sous-borate de soude, l’acétate de plomb, les sels mercuriaux, etc.
SÉMÉIOTIQUE. ;579
SELENIUM. Nom d’un inôlal découvorl par Borzôlius (M rangé dans la qualrièrao classe do Thénard. Il est solide , brillant, brun , fragile et volatile. Il n’est pas employé dans les arts.
SÉMÉIOTIQUE. On nomme ainsi la partie de la médecine qui s’occupe de la connaissance des signes des maladies. Dans l’état de santé et de maladie, les dents offrent des signes ou caractères qui permettent d’éludier à coup sûr la constitution physique des individus. Les observations que nous avons faites depuis nombreuses années à cet égard, nous permettent.de consigner ici quelques remarques importantes que nous avons déjà insérées dans notre Encyclopédie du dentiste et dont le médecin peut tirer des éléments utiles de diagnostique :
Les dents épaisses, fortes^ fermes dans leurs alvéoles, cohérentes avec des gencives vermeilles, qui avancent angulairementsur l’émail; des dents bien proportionnées, d’une bonne conservation, d’un bel émail blanc d’ivoire, bien poli et se salissant difficilement de mucosités et de tartre, indiquent une bonne santé habituelle et une forte complexion.
Les dents dont l’émail est terne, aussitôt que la couronne sort de l’alvéole; les dents qui se carient prématurément annoncent chez l’individu une diathèse scrofuleuse , dartreuse ou syphilitique.
Les dents minces , fragiles, disposées au ramollissement et à la carie, quand leur émail est d’un blanc de lait éblouissant, annoncent une personne atteinte de phthisie ou qui y est fortement prédisposée.
Les dents atrophiées indiquent chez l’enfant en bas âge, une affection grave antécédente , comme les convulsions intrà ou extrà-utérines. Ces mêmes dents, chez l’adulte, indiquent qu’il a éprouvé une maladie organique très grave.
Les dents habituellement couvertes d’un enduit sale, gluant, brun et tenace, et qui sont en même temps affectées de carie, annoncent des digestions difficiles.
SitMÉIOTIQUE.
Los dénis aUointos d’usure préinalurée, indiquenl un lempérameiU nerveux el des mouvements convulsifs habituels.
Les dents des personnes bilieuses sont, après le sommeil, chargées d’un enduit saburral. Celles des personnes catarrhales sont couvertes d’un enduit muqueux.
Les dents des personnes sanguines sont ordinairement nettes à leur réveil. Quand elles cessent de l’être, ces personnes doivent craindre un malaise prochain.
Les dents atteintes d’odontalgies habituelles indiquent des affections rhumatismales et goutteuses , vagues, et des anomalies nerveuses.
Le grincement des dents annonce , chez les enfants , des vers intestinaux; chez les adultes, une irritation cérébrale.
L’usure prématurée des dents est un signe caractéristique d’épilepsie.
Les dents qui sont vacillantes dans leurs alvéoles, qui sont noires, ternes, déchaussées, indiquent que l’individu qui les porte est atteint de scorbut constitutionnel ou qu’il a fait abus des mercuriaux.
Dans les fièvres adynamiques, un enduit glutineux, qui devient plus tard gris, brun, noirâtre et fuligineux, couvre les dents. Ce dernier état indique la gravité de la maladie. Il n’a guère lieu que vers le neuvième ou dixième jour.
SENS. On nomme ainsi les facultés par lesquelles un animal reçoit l’impression des qualités des corps qui l’environnent. Les sens sont au nombre de cinq ; la vue, l’ouïe, l’odorat, le goût et le toucher.
La vue, lorsqu’elle est trop exaltée, surexcite le nerf optique et les nerfs dentaires. Les personnes nerveuses doivent éviter la trop grande lumière si elles veulent se soustraire aux odontalgies.
L’ouïe fait également éprouver des commotions douloureuses aux dents et à toutes les parties de la tête.
L’odorat a sur l’organisation dentaire un degré d’action