TIC
<hi inorcurc quand ou plonge la boule dans de la glace l'oiidaule : ou marque do nouveau rcudroil du tube auquel moule le mercure quand la boule de riuslrumeiit est placée dans un vase d’eau bouillante. L’espace compris entre ces deux points est divisé en cent parties égales, et les points de division sont marqués de bas en haut des chiffres 1,2, 3, etc. Quand la température de l’air, de l’eau, etc., s’élève, le métal se dilate et marque un chiffre plus élevé; quand elle s’abaisse, le métal se contracte et s’approclie de zéro. Le cabinet du dentiste et les appartements destinés à la réception de ses clients doivent être munis de thermomètres élégants qui, pendant toute la durée de l’hiver, marquent entre 15 et 20 degrés.
THYM. On donne ce nom à un genre de plantes de la famille des labiées, dont les individus Sont stimulants, toniques et aromatiques. Les eaux distillées du thym ordinaire et du serpolet entrent quelquefois comme ingrédients dans les cullutoires antiscorbutiques, et dans les élixirs dentifrices.
THYMINIA. Mot grec qui veut dire fumigation aromatique.
THYMIATECHNIE. Mot créé pour désigner l’art d’employer les parfums en médecine, et surtout en médecine dentaire. Le dentiste doit se connaître en parfums, car il importe beaucoup au succès de son cabinet que ses préparations dentifrices unissent à leurs propriétés principales celle d’affecter d’une manière agréable l’organe olfactif de ses clients.
TIC douloureux. Nom donné à une névralgie faciale qui est accompagnée de mouvements convulsifs de quelques-uns des muscles du visage. La cause de cette maladie n’est pas toujours facile à reconnaître, mais il est indubitable que le tie douloureux n’est souvent qu’une maladie sympathique d’une irritation des nerfs dentaires produite par la carie ou par la consomption de la racine des dents. Le premier devoir du dentiste, en face de cette maladie, est donc d’examiner bien
TIRTOIU.
l’état (le CCS tlornioi’s organes, et s’il en trouve (iiii soient très douloureux à la pression, fracturés ou affectés de carie, il doit en opérer l’extraction. Il faut en même temps s’assurer qu’à côté des dents saines, il ne se trouve pas des alvéoles, des débris à moitié couverts par le tissu gcncival, car il n’en faut que des débris très menus pour entretenir dans la région maxillaire une sourde irritation, qui peut produire et entretenir la maladie dont nous parlons. Le tic douloureux cependant est souvent idéopatbique et existe sans que les dents ou leurs annexes soient en aucun degré affectées; quand cela est, l’extraction des dents est inutile et ne ferait même qu’aggraver le mal; il faut alors chercher à faire cesser la maladie au moyen des frictions narcotiques, des frictions faites avec une pommade formée d’axonge et de carbonate de plomb, etc. On a souvent recours à la section du nerf sous-orbitaire et à l’administration des pilules de nuglin à haute dose, de manière à tenir le malade dans un état d’ivresse pendant un temps considérable. Ce dernier moyen compte beaucoup de succès ; mais il est dangereux et ne doit être mis en usage qu’avec. beaucoup de circonspection.
TILLEUL. Les fleurs" du tilleul commun, tillœ europeœ sont très employées comme antispasmodiques.
TINTINABULUM. Nom donné autrefois à la luette.
TINKAL. Un des noms du borax dont les dentistes se servent comme fondant pour souder l’or.
TIRTOIR. On donne ce nom à un instrument de chirurgie dentaire qui ne sert le plus souvent qu’à l’extraction des dents antérieures de la bouche. Cet instrument est façonné sur le principe de la clé de Garengeot, avec cette différence que le manche fait suite à la tige, que le panneton et le crochet se présentent directement à l’extrémité de cette dernière. Pour s’en servir, on saisit le manche à pleine main, le pouce et l’indicateur le plus près possible de l’extrémité agissante de l’instrument, et fixant à la fois la tige du panneton, et celle du crochet. On commence l’extraction de la dent par
TÜNIQUK,
un léger luonvoiiient de renverseinenl eu dehors. Quand on sent la dent céder, on rehausse légèrement le panneton sur la gencive; puis on recommence ce mouvement de renversement, de manière à faire sortir progressivement, par des mouvements alternatifs, la dent de l’alvéole, sans fracturer ni l’iin ni l’autre. Le tirtoir n’est aujourd’hui que peu employé, et ne sert, comme nous l’avons déjà dit, qu’à l’extraction des dents antérieures.
TISANE. Nom donné à des boissons médicamenteuses qu’on administre par verres, dans la plupart des maladies. Les tisanes rafraîchissantes et calmantes, sont très utiles pendant la durée des maladies inflammatoires de la bouche.
TISSU. On donne ce nom aux éléments anatomiques du corps animal et de ses organes. On admet généralement treize sortes de tissus; un grand nombre d’entre eux se trouvent dans la structure de la bouche. Ce sont le tissu cellulaire ou lamineux, le tissu adipeux, le tissu vasculaire, le tissu nerveux, le tissu osseux, le tissu fibreux, le tissu cartilagineux, le tissu musculaire, les tissus muqueux et cutané, les tissus séreux et synovial, les tissus corné et épidermique, les tissus parenchymateux et glandulaire.
TITANE. Nom d’un métal qu’on trouve à l’état d’oxyde dans le schorl rouge de Hongrie. Il est très rare; ses propriétés sont peu connues; mais on sait qu’il est attaquable par la plupart des acides forts, et qu’il est infusible au feu des meilleures forges.
TITRE. On entend par ce naot, le degré de finesse ou de pureté de l’or et de l’argent. (Voyez à ce sujet les mots Or, Argent et Alliage.)
TONIQUE. On donne ce nom, en matière médicale, à des substances qui ont la propriété d’augmenter graduellement l’énergie des organes. Administrés à petites doses, les médicaments toniques agissent localement, et à la manière des astringents, mais à doses considérables, ils activent la nutrilion, non-seulement par leur aciion sur l’économie en gé-