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TEINTURE

est composé d’une matière animale différente de celle qui est dans les os; d’une matière org-anique, de phosphate et de carbonate de chaux, et d’une matière brune ressemblant â l’oxyde de fer.

TÉGUMENT. C’est la peau ou membrane extérieure qui recouvre le corps de l’homme. (Voyez le moi Peau.)

TEINDRE. L’habitude de teindre les cheveux, est de toutes les pratiques ridicules que la coquetterie des temps modernes a inventées, une des plus funestes à l’organisation dentaire. Nous avons, aux mots Couleur et démon-

tré l’influence vicieuse exercée sur les dents , les alvéoles et les gencives par l’absorption des ingrédients métalliques qui entrent dans la composition des pommades et des lotions que l’on vend généralement pour teindre les cheveux. A l’exeeption du mélainocome qui n’est qu’un mélange de pommade simple et de charbon léger, qui, en noircissant les cheveux, noircit aussi les doigts et tout ce qui les touche, les préparations dont nous parlons, et elles sont nombreuses, contiennent de l’eau ammonicale, du chlorure de bismuth, de l’acide sulphyridryque, de l’acétate et des sous-acétate de plomb, de litharge , de la chaux, du plombite de chaux , du nitrate d’argent et autres corps semblables qui sont aussi nuisibles pour les cheveux eux-mêmes qu’ils le sont pour les organes spécialement confiés aux soins du dentiste.

TEINTURE. Nom donné à de l’alcool, de l’éther ou de l’eau tenant en dissolution la résine et les principes actifs de certaines plantes médicinales. En voici quelques-uns qui doivent être connus du dentiste :

Teinture de suie fétide.

Suie 2 parties.

Assa-foLtida 1 —

Faites macérer pendant huit jours dans vingt-quatre parties d’alcool à 22". — Cinq ou six gouttes de cette- teinture'

TELLUIU?.

dans un vorre d’eau sucrée csl un excellent remède conln? les convulsions des jeunes enfants, produites par les douleurs de la première dentition.

Teinture aqueuse de rhubarbe. A l’imilation de Sydenham, je donne aux enfants dont l’estomac est faible, de l’eau de rhubarbe avec du vin. L’usag'e de celte boisson, en fortifiant le canal intestinal, les délivre de la présence des verS;, empêche leur génération, prévient les autres maladies, et rend moins cruelles les douleurs qui précèdent Téruption des dents. Comme cet amer peut leur être désagréable, voici la manière dont je, les accoulume à cette eau de rhubarbe pour boisson, manière que j’ai déjà indiquée dans mon Encyclopédie du Dentiste. Je mets dans deux litres d’eau cinq centigrammes de rhubarbe en poudre , je donne cette eau à l’enfant avec du vin ; après un jour ou deux, je fais jeter cette eau et j’augmente la dose de rhubarbe , en la- renouvelant ainsi tous les deux jours, en ayant soin de porter la dose de rhubarbe jusqu’à soixante centigrammes , d’une manière progressive. Les enfants, comme le dit bien l’auteur de V allaitement maternel , s’habituent peu-à-peu à cette eau , de la même manière qu’ils s’accoutument à la bière houblonnée...

Teinture d'opium composée '.

Opium pur

Clous de girofle

Suie lavée •

Eau de cannelle

Eau de-vie

60 grammes.

Un petit boulet de coton imbibé de cette teinture, et mis tlans le creux d’une dent cariée, calme momentanément les douleurs les plus violentes.

TELLURE. Nom d’un métal qui n’a pas d’usage dans les arts. U est solide, blanc, bleuâtre, brillant, lamelleux et fragile. On le trouve dans les mines de Transylvanie, allié avec l'or, l’argent et le plomb.

TEMPEKATURE.

TEMPÉRAMENT. Les physiologislos reconnaisseiU quatre sortes de tempéraments, quisoiUles suivants :

r Le tempérament nerveux^ qui est propice à riiarmonie dentaire, pourvu qu'on s’abstienne de liqueurs alcooliques et d’excitants;

T Le tempérament musculaire. Ceux qui en sont doués ne perdent leurs dents que très tard; mais ils doivent éviter tout ce qui est de nature à exciter l’organisme;

3® Le tempérament lymphatique. Les personnes qui ont ce tempérament ont rarement une belle denture. L’hygiène leur prescrit les toniques, les boissons amères, les bains froids et l’exercice. Le tabac à fumer fortitie et purifie leurs gencives ;

4® Le tempérament sanguin est propice à l’harmonie buccale. Les personnes sanguines doivent se vêtir légèrement, éviter les grandes réunions, travailler modérément; elles éviteront ainsi les odontalgies.

Le tempérament bilieux est très funeste aux dents.

TEMPÉRATURE. On entend par ce mot le degré de chaleur qui règne dans un lieu ou dans un corps. Nous avons, au mot Climat., parlé de la température qui règne dans les divers pays du globe, et de son influence variée sur l’organisation dentaire ; on trouvera, au mot Métaux^ la température à laquelle chacun d’eux entre en fusion. Nous dirons ici un mot sur les moyens que le dentiste doit mettre en usage pour entretenir dans son cabinet et dans les pièces où il reçoit ses clients, une température douce et égale. Lesc/<eminées renouvellent rapidement l’air d’un appartement, ce qui ajoute beaucoup à sa salubrité; mais, par contre, elles ne chauffent la pièce, si elle est un peu grande, que diffteilement, et consomment une grande quantité de combustible. Elles ont, de plus, l’inconvénient de faire rayonner la chaleur sur les parties qui regardent le foyer, de les échauffera l’excès, tandis que les autres parties sont froidesj et, quand elles ne liront pas bien, elles remplissent l’appariement de fumée..

1 EM POKO-M AX I LL A lU E .

Les bouches de chaleur^ qiiiuid elles soril bien conslruiles, sont un excellent moyen d’élever la température d’un appartement; elles ont l’avantage de ne pas dégager des vapeurs nuisibles, d’échaulTer d’une manière à-peu-près égale toutes les parties de la pièce, et de ne pas rayonner directement le calorique pour brûler les vêtements de ceux qui s’approchent trop d’elles. Les poêles chauffent mieux que les cheminées; mais ils ne conviennent pas à un cabinet de dentiste, car la chaleur qu’ils donnent est souvent trop forte, et beaucoup de personnes, surtout celles qui ont la respiration courte, ou qui sont sujettes à des congestions sanguines, les personnes pléthoriques, etc., ne peuvent supporter les poêles, et le dentiste doit avoir soin de ne pas exposer ses clients aux incommodités qu’ils produisent.

TEMPES. Les anatomistes donnent ce nom à la partie latérale de la tête, comprise entre le front et les yeux, qui sont en avant, et l’oreille, qui est en arrière. Les tempes correspondent aux fosses temporales du crâne.

TEMPORARII dentes. Nom latin des dents de lait.

TEMPORO-M AXILLAIRE, Nom donné par Chaussier au muscle crotaphyte ou temporal. C’est un muscle large, aplati, et triangulaire qui remplit la fosse temporale dana toutes ses parties; ses libres charnues prennent naissance dans toute l’étendue d’une aponévrose qui couvre la face externe du muscle, et qui se fixe sur la ligne courbe temporale. Elles prennent naissance aussi sur le périoste de la fosse temporale, et sur la petite crête qui sépare celle-ci de la fosse zygomatique. Toutes ces fibres se rendent sur les deux faces d’uné autre aponévrose qui occupe le milieu du muscle qui s’épaissit à mesure qu’elle descend, et qui, au niveau de l’arcade zygomatique , se sépare des fibres charnues pour se changer en un tendon très fort. Celui-ci descend verticalement jusqu’à l’apophyse coronoïde de l’os maxillaire inférieur, qu’il embrasse pour s’insérer à tout son contour, excepté en dehors, où celte apophyse est en rapport avec le

TETli.

miisdc masseter. Le muscle temporal, crotapliile, ou temporo-maxillaire que nous venons de décrire, est un des agents les plus puissants de la mastication ; il élève fortement la mâchoire inférieure, et serre les dents les unes contre les autres.

TEMPORO-MAXILLAIRE. L’ articulation temp oro-maxillaire est celle qui a lieu entre les condyles de l’os de la mâchoire inférieure et la cavité glénoïde de l’os temporal. On la trouvera décrite en détail au mot Articulation.

TÉNACITÉ. On donne ce nom cà la propriété de certains corps de supporter des poids, des tiraillements, etc., sans se rompre. De tous les métaux réduits en fils, le fer est celui qui possède cette propriété au plus haut degré.

TENDONS. Ce sont des cordes fibreuses rondes ou aplaties, qui terminent les muscles. Ils reçoivent, par une de leurs extrémités, les fibres charnues de ces dernières; et, par l’autre, ils se fixent aux os.

TENSIVE. Ce mot qualifie la douleur qui se fait sentir dans les inflammations commençantes des tissus.

TENTIPELLE. Nom donné, autrefois, par les charlatans à une préparation cosmétique qu’ils vendaient pour effacer les rides de la peau.

TÉRÉBENTHACÉES. Nom d’une famille de plantes qui renferme un grand nombre de végétaux dont les produits sont très utiles aux arts et à la médecine.

TÉRÉBINTHE. C’est un genre de plantes de la famille précédente, qui offre quelques espèces intéressantes ; le pistachierdont les amandes émulsives forment des loochset des collutoires calmants; le térébinthe commun qui donne la térébenthine de Scio ; et le lentisqiie^ dont le tronc et les branches laissent découler le mastic; les Romains en mâchaient les feuilles et leurs nervures pour blanchir les dents et parfumer la bouche.

TÊTE. C’est l’extrémité supérieure du corps, qui surmonte le cou, et qui est composé du crâne et de la face., (Voyez CCS doux derniers mots.)

rnEKMOMKTIUi.

THAYS. Nom (run aiidcMi Canl, on préparalioii cosniôüquc qu’oii cmployail. pour doimei* de la couleur aux joues.

ÏIIE. Quelques dciilislcs emploient une forte décoction de thé, comme ils emploient aussi le marc de café pour donner aux pièces arlilicielles, faites en hippopotame, leur blancheur trop éclatante.

THÉADOCIA. Nom d’un collutoire décrit par Alius. înusilé.

THÉRAPEUTIQUE dentaire. On entend, par ces mots, Tapplication raisonnée de tous les moyens propres à soulager les souffrances occasionées par les dents, à arrêter les progrès des maladies dont ces organes peuvent être atteintes, et à remplacer par des pièces artificielles celles que les accidents, les maladies ou l’àge font disparaître de la bouche. Les moyens pharmaceuliqiies, chirurgicaux et mécaniques de la thérapeutique dentaire sont exposés en détail dans les diverses parties de cet ouvrage.

THÉRIAQUE Nom donné à une sorte d’élecluaire hécatopharmaque inventée pour- Néron par son médecin Andromaque de Crète. Il est tonique, calmant et très employé même aujourd’hui. •

THERMOMÈTRE. On donne ce nom à un instrument employé à mesurer la température de l’air ou de l’eau. Il y en a plusieurs sortes, mais le plus simple et le plus employé, celui dit centigrade, se fait de la manière suivante : on prend un tube de verre d’un calibre petit et partout égal, terminé en boule à une de ses extrémités et ouverte à l’autre. On chauffe la boule et le tube pour en expulser l’air qui y est contenu, et on plonge l’extrémité ouverte dans une cuvette de mercure bien pur. La pression atmosphérique fait monter ce dernier dans l’appareil, et quand il s’y trouve en quantité suffisante, on ferme l’extrémité ouverte du tube à l’aide d’une lampe d’émailleur. Pour graduer le thermomètre;, on marque de zéro l’endroit du tube auquel descend le sommet

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