ULCÈRE
TliMÉF ACTION. Au^’^mcnlalion dans le volume d’une paidie malade. C’est un des quatre phénomènes qui caractérisent l’intlammation d’une partie quelconque du corps.
TUMEUR. On nomme ainsi toute éminence anormale qui se forme à la surface du corps ou qui proémine dans une de ses cavités. Los tumeurs qui se forment dans la bouche et dans l’épaisseur de ses parois peuvent être ducs à des épanchemcntsde sang, de pus ou de sérosité qui se forment dans les tissus; à des engorgements scrofuleux, cancéreux, etc., à des épulies et à des exostoses de dents, et de leurs alvéoles. Les indications à remplir, par rapport à ces tumeurs, sont indiquées aux mots abcps, phlegmon, fluxion, cancer, épulie, etc.
TUNGSTATE de fer. Les dentistes se servent de ce sel pour se procurer de l’acide tungslique. Il est connu sous le nom de Wolfram.
TUNGSTÈNE. Mot suédois qui veut dire terre pesante.^ et qui désigne un métal solide, dur, grisâtre, fragile, et inattaquable par la lime, que les chimistes ont rangé dans la quatrième classe de M. Thénard. Il est inusité.
TUNGSTIQUE. L’acide tungstique, corps qui résulte de la combinaison du tungstène avec l’oxygène, est employé par quelques dentistes pour colorer les pâtes minérales qui doivent former, après la cuisson, le corps des dents, et la couverte ou émail. Le moyen le plus simple, pour obtenii' cet acide, est de précipiter du tungstate d’ammoniaque par l’acide chlorhydrique avec excès. Le précipité est blanc, mais il devient jaune quand on le fait bouillir avec l’excès de l’acide; on le lave ensuite, et on le fait sécher.
TURQUOiSE. On donne le nom de turquoise osseuse, oit de nouvelle roche, à de l’ivoire fossile coloré en bleu par l’imbibition de certains sels.
ULCÉRATION. Nom donné aux ulcères superficiels, ou au développement d’un ulcère.
ULCÈRE. On nomme ainsi une solution de continuilé de
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parties molles, dont la suppuration est entretenue par un vice local ou par une cause interne. 11 diffôre d’une plaie, en ce que cette dernière n’est entretenue que par une irritation locale, et qu’elle tend toujours à ce cicatriser, tandis que l’ulcère tend à s’agrandir. Les ulcères qui peuvent occuper la langue, les gencives et les parois internes de la bouche, sont de natures très variées. Ils peuvent être dus au con[act irritant des parties molles avec les aspérités des dents cariées, à des affections des racines des dents, et des alvéoles qui donnent naissance à des ulcères fistuleux, à des affections syphilitiques constitutionnelles, et aux diathèses strumeuses, scorbutiques, etc. (Voyez les mots Aspérité^ Consomption de la racine^ Scrofules^ Scorbut, Syphilis, et Gangrène.) Le traitement des ulcères qui siègent dans l’intérieur de la bouche exige souvent l’administration des médicaments internes, et l’observation des règles hygiéniques pour faire disparailre l’état vicié de la constitution qui les entretient. On doit en même temps agir localement sur les ulcères, pour changer l’état de leur surface, qui est souvent sanieuse et blafarde. On stimule la vitalité de cette dernière en la touchant avec du nitrate d’argent, avec de l’acide chlorhydrique affaibli et avec des collutoires qui contiennent du chlorure de soude, du quinquina, etc. Quand il existe, avec l’ulcère, une irritation inflammatoire des tissus qui l’entourent, il faut détruire cette dernière au moyen d’une saignée générale, des sangsues, et des boissons rafraîchissantes.
UNQUIS. L’os unguis, ou os lacrymal, est mince, transparent et quadrilatère; il fait partie de l’orbite, et concourt à former la gouttière lacrymale et le canal nasal. Il s’articule avec l’os maxillaire supérieur, l’os coronal, l’éthmoide, et le cornet inférieur des fosses nasales.
UNISSANT. Pour le bandage unissant , voyez le mot Bandage.
USAGE des dents. Un célèbre anatomiste d’aujourd’hui résume de la manière suivante les usages des dents ; U Les