‹ Dictionnaire des sciences dentairesChapitre 275 sur 280 · USURE · texte numérisé non relu

USURE

dents son! des agents immédiats de la mastication. Los incisives coupent, les canines déchirent, les molaires broient; la position de ces diverses dents semble calculée d’après la résistance qu’elles ont à surmonter. — - 21® Les dents forment une espèce de chaussée qui prévient l’effusion continue de la salive en dehors. — 3® Les dents servent à l’articulation des sons, en fournissant à la langue un point d’appui dans l’articulation de certaines consonnes que les grammairiens ont appelées dentales. — 4® Les dents peuvent fournir des caractères importants pour les classifications zoologiques. On conçoit, en effet, qu’étant en rapport nécessaire avec le mode d’alimentation des animaux, lequel exerce sur toute leur organisation une influence très puissante, la forme des dents est, jusqu’à un certain point, un des carac-. léres par lesquels s’exprime ou se résume cette organisation.

US.LRE des dents. C’est une lésion organique dans laquelle la substance dentaire est plus ou moins détruite; elle se manifeste chez tous les animaux. Elle est l’effet de la mastication,. et sa cause réside principalement dans le rapport réciproque des deux arcades dentaires l’une avec l’autre. M. Duvat, auquel j’emprunte cette explication, a observé, en conséquence de cette théorie, que l’usure est partielle ou totale, verticale ou horizontale, d’où il résulte un changement de volume et do forme dans les dents. Les incisives, les canines, les petites molaires ayant leur couronne détruites , soit en totalité, soit à moitié, ne sont plus reconnaissables par leurs caractères distinctifs. L’usure frappe ordinairement plutôt les incisives que les molaires, à cause, sans doiitCy de riisage plus multiplié des premières dans la mastication; c’est pour cette raison que plus la mâchoire est dégarnie de molaires, plulôt on voit les dents incisives atteintes d’usure. Les dents qui n’ont aucune part à la mastication sont préservées de l’usure; ce qui se remarque constamment aux dents dont les correspondantes ont été extraites dans la jeunesse. L’examen de l’intérieur des dents usées nous a fait voir les memes va-

VÀCiLLANTK.

riélés tic couleur qu’un trouve aux laces Irituraules, Selon quelques dentistes, l’usure prématurée des dents, indique le grincement de ces organes pendant le sommeil, et doit en quelques cas être considérée comme signe d’une prédisposition à l’épilepsie. Nous avons dit que la mastication, et surtout la maslication de corps durs est la cause principale de l’usure; et nous croyons que l’objet de l’émail dont le corps des dents est recouvert, est simplement de rendre plus difficile l’usure de ces organes.

VACILLANT. Les dents deviennent vacillanles, c’est-àdire mobiles dans leurs alvéoles, par suite d’une foule de causes, parmi lesquelles nous citerons les suivantes ; toutes les violences extérieures assez fortes pour produire la rupture de la membrane alyéo-denlaire ou les attaches tibrillaires, qui unissent la racine de la dent aux parois de l’alvéole, les exostoses de la racine des dents, l’atropine de la pulpe dentaire par les vices syphilitiques et scorbutiques, par l’abus des mercuriaux et par le progrès de l’àge. Quand les dents deviennent vacillantes par suite des violences extérieures il faut, pour les raffermir dans leurs alvéoles, avoir recours aux moyens indiqués à l’article Luxation. Quand la vacillation des dents reconnaît pour causes la syphilis constitutionnelle ou le scorbut, il faut combattre ces maladies par les moyens que nous avons déjà indiqués; quand elle dépend de l’usage intempestif ou prolongé du mercure, il faut suspendre l’emploi de cet agent, et se servir des collutoires toniques et astringents ; quant à celle qui est due au progrès de l’àge elle ne fait que précéder la chute définitive de ces organes, et on ne peut la guérir. Nous n’avons pas de foi dans les moyens mécaniques mis en usage pour affermir les dents yacillantes. Les ligatures d’or, de platine et de soie, à l’aide desquçlles on cherche à les consolider ne font qu’ébranler et précipiter la chute des dents voisines sur lesquelles ces ligatures s’appuient. En pareil cas il vaudrait mieux laisser tomber la dent ou en opérer l’extraction, pour corn -

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bler plus tard le vide qu’elle laisse par une dent arlilicielle bien confectionnée.

VAISSEAUX. On donne ce nom à des canaux rarailiés , élastiques et fermés par la superposition de deux tuniques et quelquefois de trois. Ces vaisseaux qui parcourent l’économie animale dans toutes les directions , ont reçu des noms différents selon la nature des liquides qu’ils charrient. Les principaux sont les suivants.

VAISSEAUX artériels. Ils sont formés de trois tuniques : une calluleuse ou externe, une moyenne ou musculeuse, et une interne de nature séreuse. L’intérieur de ces vaisseaux n’offre pas de valvules : ils portent le sang artériel du cœur à toutes les autres parties du corps. Pour ceux de ces vaisseaux dont la distribution doit être connue du dentiste, voyez le mot Artère.

VAISSEAUX lymphatiques. (Voyez les mots Lymphe et Lymphatique.)

VAISSEAUX veineux. Ils rapportent te sang veineux de toutes les parties du corps au cou. (Voyez le mot Veines.)

VALÉRIANE. La racine de cette plante est amère, styptique et douée d’une odeur aromatique et pénétrante. C’est un puissant antispasmodique : elle fait partie des pilules de Méglin qu’on emploie contre le tic douloureux de la facç et contre certaines névralgies dentaires,

VANILLE. On donne ce nom au fruit siliquiforme d’une plante sarmenteuse de la famille des achillées, qui croît dans plusieurs parties de l’Amérique méridionale. La vanille contient beaucoup d’acide benzoïque et donne une odeur aromatique des plus suaves. Elle est très employée par les confiseurs, les parfumeurs et par les dentistes. Outre son arôme délicieux, elle possède des propriétés stimulantes, qui la rendent propre à entrer dans la composition des poudres , des lotions et des élixirs qu’on destuie à l’entretien des gencives et des dents.

VARIÉTÉS. Les variétés qui se présentent quelquefois

VARIIÏTÉS.

dans le nombre , la posilion et la forme des dénis sont 1res curieuses. Nous en avons cité plusieurs cas très remarquables dans notre Encyclopédie du Dentiste. Les dents dites surnuméraires (et qui constituent ce qu’on appelle vice ou variété par excès') , ne sont pas toujours bien conformées ni bien rangées; tantôt elles sont coniques et se placent entre les incisives, soit en dedans, soit en dehors de l’espace qui sépare ces dents , et tantôt on en trouve en deliors des grosses molaires. Anold cite le cas d’un enfant de quatorze ans, qui, semblable à Mithridate, roi de Pont, avait une double rangée de dents à chaque mâchoire. A côté de ces variétés par excès., se trouvent des cas de variétés par défaut. C’est ainsi queBamès et Borelli ont vu un homme et une femme qui avaient atteint un âge avancé sans avoir eu jamais de dents. Fox cite une dame qui n’avait que quatre dents permanentes <à chaque mâchoire ; mais le plus souvent, on ne voit manquer qu’une ou deux dents, et c’est ordinairement une incisive, une canine ou une petite molaire qui fait défaut. Nous croyons pouvoir affirmer que ce vice est presque héréditaire dans quelques familles. On cite des cas très nombreux. de personnes qui ont conservé pendant toute leur vie un nombre plus ou moins considérable de leurs dents de lait. En général, quand les dents permanentes manquent, ce n’est pas parce qu’elles n’existent point, mais parce qu’elles ne se sont pas développées et qu’elles restent à l’état rudimentaire dans l’épaisseur des mâchoires. Les variétés que présentent les dents par rapport à leur forme, peuvent être attribuées à la persistance des dents de lait qui restent petites et qui n’ont jamais la forme des dents permanentes qui auraient dû les remplacer. Maury prétend avoir rencontré des incisives supérieures recourbées en haut, en forme de baionnette, et d’autres fois, dit-il, les dents ont paru monstrueuses. Nous pouvons ajouter à ces variétés la longueur démesurée des dents incisives chez quelques individus, longueur qui est due le plus souvent à un élat scrofuleux de la conslilu-

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