ANTI-SCORBUTIQUES
ANTAGONÏSM É. Ce mot se dit des muscles qui agissen eu sens contraire.
ANTAGONISTE. Les muscles antagonistes sont ceux qui, attachés à un même os , tendent à le faire mouvoir en sens opposé. — Ainsi , les muscles temporal et masseter qui élèvent la mâchoire inférieure, peuvent être regardés généralement comme les antagonistes des muscles des régions hyoïdiennes supérieure et inférieure qui se contractent pour rabaisser.
ANTHÉMORRAGIQLE. Ce mot est synonyme d'hémostatique.— Voyez ce dernier mot.
AN TI -ACIDES. Pour les remèdes de ce genre, nous renvoyons le lecteur au mot Absorbants.
ANTILEPTIQUE. On nomme ainsi les remèdes qui empêchent la dissolution putride du corps. Dans le scorbut et autres affections des gencives; on emploie, avec succès, comme antileptiques : les acides.^ les toniques j les astringents, les amers, les aromatiques, spiritueux ou alcooliques, les acidulés.^ etc,
ANTRE. Quelques auteurs donnent ce nom au sinus maxillaire (Voir ce mot.)
ANTI-SCORRÜTIQUES. Ce mot est employé pour désigner les médicaments et les moyens généraux que l’on met à contribution pour combattre l’état scorbutique de l’économie et l’état maladif des dents et des gencives dont il est toujours accompagné. Ces médicaments agissent en accélérant les mouvements organiques, en stimulant les tissus, en excitant en eux des contractions fibrillaires et en fournissant au sang de nouveaux éléments. Parmi les plus utiles, on trouve les subslances âcres et volatiles.^ telles que le raifort sauvage, le cochléaria, le cresson de fontaine et la moutarde blanche. Les substances amères , toniques et analeptiques, telles que le ([uinquina, le houblon, le quassia et la viande grillée. Les slimulants diffusibles, tels que le bon vin. — L’action de ces subslances peut être puissamment secondée par l’exercice
APHTnES.
en plein air, l’insolution, les infusions et les bains de mer.
ANTITRAGUES. C’est une petite éminence conique faisant partie du pavillon de l’oreille. L’antitragues est aplati, dirigé en dehors et situé en meme temps derrière et vis-à-vis du fragiles, au-dessous de ranthelex dont il semble dépendre. Nous le citons ici parce que quelques dentistes prétendent avoir fait cesser des odonlalgies rebelles en le cautérissant avec un stylet rougi.
ANTODONTALGIQUES. Ce mot et le mot Anlodonlique ont été employés pour désigner les remèdes inventés contre les douleurs provenant de la carie des dents. Nous parlerons de ces remèdes au mot odontalqie.
APHÉRÈSE. C’est un mot dérivé du grec et qui veut dire ablation. On ne le trouve guère que dans les anciens traités de chirurgie. — Réclard cependant le préférait au mot exérèse, qui le remplace aujourd’hui et auquel nous renvoyons le lecteur.
APHORISMES. Les aphorismes sont des définitions ou des sentences concises dans lesquelles on présente , en peu de mots, les vérités les plus générales et les circonstances les plus importantes à connaître sur une chose. Les aphorismes les mieux connus , dans l’art de guérir , sont ceux d’Hippocrate.
APHTHES. Ce mot, dans les écrits d’Hippocrate, ne porte pas la même signification qu’il porte dans les écrits et dans le langage d’aujourd’hui. Les aphlhes étaient pour lui les ulcérations de natures diverses qui se formaient dans l’intérieur de la bouche. Dans la pathologie dentaire moderne, ce mot désigne une éruption pustuleuse de la membrane muqueuse buccale et de son prolongement pharyngien. D’.iprés des recherches récentes, on croit que ce sont leâ follicules mucipares de cette membrane qui sont l’élément anatomique lésé dans cette affection. — Les aphthes sont des pustules blanchâtres et superficielles, tantôt discrètes et tantôt cou-