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AP H THES

flucnles, bornées, le plus souvent, aux gencives et à la surface interne des joues, mais pouvant descendre très profondément dans les voies digestives et aériennes. On a longtemps confondu et l’on confond encore aujourd’hui l’éruption aphtlieuse avec une autre maladie propre aux enfants, mieux connue sous les noms de Miiquet et de Blanchet^ et à laquelle Balenian a très improprement donné le nom d’Aphtha tnfanlium. Nous verrons cette dernière maladie à l’article Muquef^ et nous nous bornons ici à parler des aphthes proprement dits. — Les causes réelles des aphthes sont peu connues; elles sont endémiques dans quelques localités froides et marécageuses des Pays-Bas et de la Zélande. Chez nous, on les observe principalement vers la fin de l’automne , quand la température est lourde et humide. Ils se développent spécialement chez les personnes jeunes, de constitution lymphatique et chez les vieillards. Les femmes, dans les saisons qui sont marquées par l’humidité tiède de l’atmosphère, en souffrent beaucoup , surtout pendant la quinzaine qui précédé l’apparition des règles. Au reste, la malpropreté habituelle de la bouche et la nature des aliments dont on se sert, peuvent contribuer beaucoup à leur développement. Le plus souvent, chez les adultes, les aphthes sont discrets et peu nombreux, et leur apparition et leur marche sont assez constantes pour pouvoir être divisées en quatre périodes distinctes. Dans une première période, qui n’est pas constante, la personne éprouve, pendant vingt-quatre ou quarante-huit heures, une sorte de malaise général, accompagné de légers symptômes de gastrite ou de chaleur à la bouche. Dans la deuxième période, on voit apparaître sur les gencives et sur la face interne des joues et des lèvres , de petits points qui proéminent sur la muqueuse et qui sont entourés d’une auréole rouge; ces points s’élargissent et répithélium qui les recouvre crève à son sommet, pour laisser sortir une matière blanch<Urc et puriforme; après quoi les aphthes passent à leur troisième période, qui est celle d’ulcération. Celle-ci

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