AROMATISER
lion d’un masticatoire fort en vogue dans toute la partie équatoriale de l’Asie, et dont nous parlerons à l’article Be-
ARÉOMÈTRE. Voyez pour ce mot ce que nous avons dit à l’article Alcoolomètre.
ARGENT. L’argent est un métal qui fait partie de la cinquième section de la classification du baron Tlienard. Il est solide, d’un blanc brillant, très ductile, très malléable et peu dur; il est dix fois et demie plus pesant que l’eau; il entre en fusion à la chaleur rouge cerise 20® du pyromètre de Urdgewood, et cristalise par le refroidissement lent en pyramide quadrangulaire. Use combine avec'plusieurs corps, tels que le soufre, le phosphore et le chlore, l’acide nitrique, l’oxyde, en se décomposant en partie, et forme avec l’oxyde un nitrate d’argent. L’argent n’est guère employé aujourd’hui par les dentistes qu’à l’état de soudure. (Voyez ce mot.)
ARMOISE. L’armoise est une plante de la famille des corymbifères, que l’on regarde comme stimulante, tonique et emenagogue. On le recommande dans quelques cas où la suppression ou l’irrégularité de la menstruation produit chez quelques femmes des névralgies dentaires et des agacements.
ARMURE. C’est un nom qui est donné à de^ lames de fer doux appliquées contre les aimants, près de leurs pôles, pour en augmenter la puissance attractive.
AROMATES. On désigne par le mot aromates certaines substances odoriférantes, trouvées dans le règne végétal, et qui doivent leur propriété aux huiles volatiles qu’elles contiennent. Les dentistes s’en servent quelquefois pour modifier la saveur, l’odeur et les propriétés de leurs élixirs odontalgiques, antiscorbutiques et autres. Parmi les substances aromatiques, on trouve la cannelle, le gingembre, la muscade, les clous de girofle, etc.
AROMATISER. Ce mot se dit de l’action d’ajouter une
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substance aromatique à un élixir, à un gargarisme ou à un collutoire.
ARRACHEMENT. On emploie dans le vulgaire ce mot I comme synonyme d’avulsion ou d’extraetion. (Voyez ce !' dernier.)
ARRIERE-BOUCHE. Pour la signification de ee mol, voyez son équivalent Pharynx.
I ARRÏÈRE-ÜENT. Ainsi nommée à cause de la position qu’elle occupe dans la bouche, ou à cause de son apparition tardive : c’est la dent de sagesse.
! ARRIÈRE-NARINES. Plus exactement nommées roii- I verture postérieure des narines. (Voyez Narines.)
I ARSENIATES. Genre de sels résultant de la combinaii - son des acides arsénieux et arsénique avec une base, soude,
. potasse, etc.
ARSENIC. C’est un métal solide, gris, grenu et fragile. On donne vulgairement ce nom à l’oxyde blanc d’arsenic ou acide' arsénieux si souvent employé dans les empoisonnements.
ART. Ce mot veut dire un système de préceptes dont l’application tend à un but déterminé. Ce but, dans l’art du dentiste, est de conserver ou de rétablir la santé de la bouche et des dents, et de suppléer, par des moyens artificiels, i à la perte que ces dernières ont éprouvées parles accidents ou les maladies.
ARTÈRES. Nom donné par les anatomistes aux vaisseaux ; qui reçoivent le sang du cœur pour le porter dans tous les ‘ organes du corps. Le tronc artériel principal de l’économie ' est l’aorte, qui part directement du cœur pour décrire une courbe dans la poitrine et descendre ensuite le long de la 1 colonne vertébrale pour se terminer à son extrémité inféi rieurc. Celte courbe dont nous venons de parler se nomme le crosse de l’aorte^ cl c’est d’elle que naissent les artères dont la distribution doit cire toujours devant les yeux du dentiste. L’aorte, dans cet endroit, donne quatre branches
ARTÈRE
qui sont les artères sous-clavières dont nous ne parlerons i pas, cl les deux artères carotides primitives. Chacune de celles-ci monte sur la partie antérieure et latérale du cou jusqu’au niveau du bord supérieur du larynx, où elle se di- ^ vise en carotide interne et en carotide externe. La première ■ qui se porte dans l’intérieur du crâne pour se distribuer dans * les différentes parties de l’encéphale et de l’orbite, ne de- | mande pas à être décrite; aussi, nous nous bornerons à une j description un peu détaillée des ramifications de 1’ j
ARTÈRE carotide externe. Cette artère s’étend depuis le haut du larynx jusqu’au col du candilede la mâchoire iiifé- i rieure. Son côté externe est recouvert par les muscles peau-; cier, digastrique et stylo-hyoïdien et par la glande parotide ; son côté interne est en rapport avec l’artère carotide interne et les muscles stylo-hyoïdien et stylo-glosse. Dans ce trajet, l’artère carotide externe donne six branches, dont deux seules nous intéressent ; ce sont l’artère faciale et l’artère linguale ; arrivée au bout de son trajet, derrière le col du coiidyle maxillaire, elle se divise en deux branches de terminaison qui sont V artère temporale et l’artère maxillaire interne. Nous allons donc examiner ces quatre branches dont deux sont latérales et les deux autres terminales.
ARTÈRE faciale. Nommée aussi labiale et maxillaire externe. Elle se détache de la carotide externe un peu plus haut que la précédente, se porte en avant et en dedans pour gagner un sillon qui est creusé sur la face externe de la base de l’os maxillaire inférieur, près de son angle. Elle se porte alors entre le bord antérieur du masseter et le bord postérieur du muscle triangulaire des lèvres, pour passer par la commissure de celles-ci et se terminer au haut de la face, en s’anastomosant avec un rameau de l’artère oplhalmique. Les branches qu’elle donne sous la mâchoire sont la branche palatine inférieure.^ qui se perd dans l’amygdale et sur la trompe d’euslachc et la branche suus-mentale^ qui longe la face interne do la branche de la mâchoire pour sc diviser en deux
ARTÈRE
rameaux, dont run s’unit à celui du côté opposé et l’autre s’anastomose au trou mentoimier avec l’extrémité de l’artère dentaire intérieure. Les branches cpie l’artère faciale doiïnent à la face sont : les branches externes^ qui se perdent dans les muscles masseler, buccinateiir et peaucier ; les branches internes^ pour les muscles triangulaires et carrés ; la branche labiale ou coronaire inférieure^ qui marche dans l’épaisseur de la lèvre inférieure, plus près de la muqueuse que de la peau; la branche labiale supérieure, qui suit la même route dans la lèvre supérieure ; elles s’anastomosent sur la ligne médiane des lèvres avec les branches de l’antre côté. Les branches dorsales du nez^ qui se perdent dans les parties molles du nez, et les branches musculaires supérieures qui se distribuent dans les zygomatiques et autres muscles de la face.
ARTÈRE linguale. Elle naît de la partie inférieure de la carotide externe, et se porte en dedans et en haut pour gagner la base de la langue, en passant entre les muscles hyoglosse et genioglosse. Arrivée là, elle se dirige horizontalement en avant, dans l’épaisseur de la langue, sous le nom d’arlère canine^ et, arrivée près de la pointe de cet oi- gane, elle s’anastomose par arcade avec celle du côté opposé. Elle fournit, dans son trajet, l’arlère dorsale de la langue qui se perd dans le dos de cet organe, dans les amygdales, et dans le voile du palais et l’artère sublinguale, dont les petites divisions se perdent dans la glande du même nom.
ARTÈRE maxillaire interne. Immédiatement après son origine, elle passe sous le col du condyle de la mcàchoire inférieure,, passe entre les muscles ptérygoidien externe et temporal, pour gagner successivement les fosses zygomatiques et spheno-maxillaires, elle suit un trajet qui est très sinueux. Elle donne treize branches, dont les plus importantes, pour le dentiste, sont :
1 ® Varlère dentaire inférieure. Dès sa naissance, elle se porte en bas, entre la face interne de la branche de la mâchoire et le muscle ptérygoidien interne, pour pénétrer dans
ARTÈRE
]o canal dentaire par son orifice supérieur. Elle marche indivise dans le canal jusqu’au niveau des peLiles molaires, où elle SC partage en deux branches, dont l’une, nommée menlomière^ sort par le trou mentonnier, pour s’anastomoser avec l’artère sous-mentale, tandis que l’autre, nommée incisive^ continue son trajet dans le canal jusqu’au niveau de la symphyse du menton. Dans tout son trajet, cette artère donne des rameaux dentaires en nombre égal à celui des dents correspondantes, qui pénètrent dans chaque alvéole, et de là, dans l’ouverture que présente le sommet de la racine.
2" L’artère alvéolaire, nommée aussi dentaire supérieure. Elle descend sur la tubérosité maxillaire en faisant des contours nombreux, et se divise en deux ordres de rameaux qui sont les rameaux gencivaux et périos tiques et les rameaux dentaires postérieurs. Les premiers descendent sur l’os maxillaire supérieur jusqu’au bord des alvéoles, et pénètrent dans ceux-ci pour se perdre dans le périoste alvéo-dontaire. Les deuxièmes traversent la tubérosité maxillaire en passant par les petits canaux dont cet os est criblé, pour pénétrer dans les alvéoles des grosses et des petites molaires, et se diviser en autant de ramuscules qu’il y a de racines à ces dents.
3^ L’Artère sous-orbitaire. Après son origine, elle pénètre dans le canal sous-orbitaire, le parcourt et sort par le trou sous-orbitaire, pour se diviser dans les muscles de la face. Avant de quitter le canal, elle donue un rameau dentaire qui parcourt le conduit dentaire antérieur, pour se distribuer aux dents canines et incisives supérieures.
ARTERE temporale. Cette artère, recouverte d’abord par la glande parotide, passe sous l’arcade zygomatique, et se divise dans les muscles et les téguments du crâne, dans son trajet, elle donne une seule branche qui nous intéresse, c’est Vartère transversale de la face, qui gagne la face en croisant la direction du col du condylc et du muscle
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} massoler, cl, en marchant, parallèle au canal de Sténon I qui est un peu au-dessous de lui. Scs rameaux se perdent dans le tissu musculaire de la face.
ARTICULATION. Ce mot est employé dans ranatomie dentaire pour désigner la réunion de deux os Pun avec Taiilre. Les articulations sont divisées en deux grandes classes, c’est-à-dire les articulations immobiles ou synarthroses,^i les articulations mobiles ou f//ur//^ro5c^. Les articulations qui intéressent le plus le dentiste sont rarticulation temporo-maxillaire et celles des dents avec leurs alvéoles, ARTICULATION temporo-maxillaire. Quelques anatomistes veulent que cette articulation soit une artlirodie, c’està-dire formée par jonction des surfaces planes ou presque planes; tandis que M. Cruveilher l’a dit une double articulation condylienne. Quoi qu’il en soit, les surfaces en rapport Sont du côté de l’os maxillaire inférieur, deux condyles encroûtés de cartilages et alongés transversal emen t, leur direction est oblique de dehors en dedans et d’avant en arrière. Du côté de l’os temporal on remarque la cavité glénoïde dont la moitié antérieure seule concourt à l’articulation, et la racine transverse ï de Vapophyse zygomatique qui borne en avant la cavité.
\ Un cartilage encroûte en même temps la face postérieure do I cette racine transverse et la portion articulaire de la cavité i glénoide. Les moyens d’union et de glissement de cette arlii culation sont un cartilage inter-articulaire, un ligament la -
I téral externe et deux membranes synoriales. Le cartilage
inter-articulaire est une lentille dont le milieu est mince et percé, et les bords épais. Sa face inférieure est concave poiu* recevoir le condyle de la mâchoire. Sa face supérieure alternativement convexe pour s’adapter à la cavité glénoide, et I concave pour recevoir le bord postérieur de l’apophyse trans- ! verse. Le ligament latéral externe est une forte bande fibreuse dont l’attache au temporal se fait au tubercule de la bifurcation zygomatique, et dont rattache à l’os maxillaire inférieur se fait sur le côté externe du col du condyle. C(>
AKTICULATION.
ligament recouvre immédiatement le condyle qu’il sépare de la peau. Quant aux deux synoviales, l’inférieure, après avoir coiffé le condyle, se réflécliit sur la face inférieure du cartilage inter-articulaire, taudis que la supérieure, après avoir revêtu la portion articulaire du temporal, se réfléchit sur la face supérieure de ce même cartilage. Il n’y a pas besoin de ligament latéral interne dans ce cas, car les deux articulations temporo-maxillaires sont solidaires. — Cette articulalion jouit des mouvements d’abaissement, d’élévation, d’un mouvement en avant et des mouvements latéraux. Quand rabaissement est porté trop loin par des coups sur le menton ou par des bâillements exagérés, il peut y avoir luxation de l’os maxillaire inférieur, mais chez les adultes seuls et pour cette raison. Chez eux, l’axe de mouvement de cet os passe par le milieu des bronches, et, lorsque l’abaissement est trop considérable, le condyle franchit la racine transverse et se porte dans la fosse zygomatique, tandis que chez l’enfant, à cause de l’obliquité de la bronche, l’axe de mouvement passe par les condyles mêmes.
ARTICULATION des dents. L’implantation des dents dans leurs alvéoles a reçu le nom de gomphose, mot grec qui veut dire clou, à cause de l’analogie qui existe entre l’enfoncement d’un clou ou cheville dans un trou, et l’insertion de ces ostéides dans le bord de la mâchoire. Quelques anatomistes, qui ne voient dans la dent qu’une papille nerveuse et vasculaire, revêtue d’un étui calcaire privé d’organisation et de vitalité, refusent le nom d’articulation à cette implantation des dents dans leurs alvéoles. Pour eux, la dent est en tout temps un corps étranger que l’alvéole, en *se resserrant, cherche à expulser, et qui ne se tient en place (|ue parce que l’alvéole est exactement moulée sur elle. Ils admettent cependant, comme moyen d’union, la gencive et la membrane alvéo-dentairc , et font remarquer la facilité avec laquelle les dents tombent dans le squelette et chez les individus atteints de scorbut.