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ARTICULATION

ARTICULATION de cire. On donne ce nom ou celui de morsure à un morceau épais et aplati de cire molle, dans lequel on fait mordre le malade, pour avoir une idée exacte de la manière dont ses arcades dentaires se rencontrent ITine avec l’autre. La cire dégagée avec précaution de la bouche, et portant sur chacune de ses faces les empreintes des dents et des gencives est mise dans de l’eau froide pour durcir. On verra à l’article suivant l’usage auquel elle sert.

ARTICULATION des modèles. Quand les deux modèles en plâtre ont été parés, eU avant dé les tremper dans la cire liquide, on fait à la partie postérieure du modèle d’en haut deux ou trois fortes rainures verticales, et sur le modèle d’en bas, et au même endroit, quelques trous ou entailles, dans une direction quelconque. Ces rainures et ces entailles faites, et les modèles cirés, on fait entrer les dents incisives et les canines du modèle d’en haut dans les creux correspondants de la face supérieure de l’articulation de cire. (Voyez l’article précédent.) On fait également entrer les mêmes dent^ du modèle d’en bas, dans les creux correspondants qu’offre la face inférieure de la cire. On fait entrer, en pressant, les dents des modèles dans la cire j.usqu’à ce que les couronnes des dents molaires des deux modèles soient en contact parfait. On est alors sûr que les modèles sont placés, l’un par rapport à l’autre, dans la même position que les arcades dentaires de l’individu. Quand les deux modèles sontainsi coaptés, on met entre eux un morceau de cire ou toute autre chose, pour les soutenir dans la position qu’on leur donne; on passe un pinceau imbibé d’huile sur toute la partie des deux modèles qui présente les rainures, les trous et les entailles dont nous avons déj.à parlé. On entasse alors, sur cette partie, une quantité de plâtre battu, qu’on laisse sécher et durcir sur les modèles. Ce plâtre devenu dur, porte le nom de dos ou f/ueue de l’articulation, et se sépare assez facilement des modèles, à cause de la couche d’huile dont on a enduit ces

(lornici’s. On verra à rai'lielo suivant l’usag'c do celte arliculalion et de la queue qui en lait partie.

ARTICULATION des pièces. Après qu’un bloc d’hippnpotamc a été incrusté, qu’on a enlevé avec la lime l’excédant de son contour, et qu’on lui a évidé le centre, on commence à Varticiiler de la manière suivante. Nous supposerons que ce soit une pièce d’en haut. On rougit d’avance le tranchant des dents du modèle inférieur qui est encore adhérent à la ilueue; on met la pièce sur le modèle d’en haut qui a servi à rincruster, et on le glisse de haut en bas dans les rainures delà queue jusqu’à ce que la pièce incrustée vienne en contact avec les dents du modèle d’en bas, et qu’elle soit rougie par le contact. On enlève alors la pièce avec le modèle, et au moyen d’une échoppe on emporte toutes les parties de l’iiippopotame qui ont été rougies. On fait glisser de nouveau le modèle sur la queue, jusqu’à ce que la pièce soit de nouveau rougie; ou enlève ces nouvelles marques rouges avec l’échoppe, et on agit ainsi de suite, jusqu’à ce que la face supérieure du modèle soit parfaitement sur le meme plan que le bord supérieur de la queue. Il faut remarquer qu’en enlevant le rouge avec l’échoppe on dirige rinstrument du dehors en dedans, c’est-à-dire dans la direction du centre évidè du bloc. Car il faut observer que toute rétendue du bloc qui se trouve comprise entre le bord extrême et le centre doit être réduit à une lame mince qui s’applique contre le palais de la bouche. On polit la pièce ainsi articulée avec une lime line, et Ton sculpte les dents sur son contour.

ARTIFICIEL. Dents et palais artificiels; nous omettons pour le moment cet article.

ASSA FOETIDA. Cette substance qui, pour les gastronomes de la Perse et d’autres provinces asiatiques, est une sorte d’ambroisie, est pour nous autres Européens, une drogue détestable à laquelle on a donné le nom ûo slercus diaboli. C’(‘st une gomme résine de couleur rousseàtre qui décoide des incisions (pic l’on fait à la lige du ferula (hssn fœlida.

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