‹ Dictionnaire des sciences dentairesChapitre 48 sur 280 · BEC · texte numérisé non relu

BEC

1 üons comme tonique et stimulant dans les artères rliuma- ; tismales.

I BATONS de corail. — Voyez le mot Corail. i BAVER. C’est un mot quelquefois employé pour indiquer I l’écoulement involontaire de la salive chez les enfants , les i vieillards, et dans quelques maladies de la bouche, accompagnées d’une division des lèvres ou d’une perte de leur sub- ' stance.

BAVE. C’est la salive qui coule involontairement de la bouche, par suite des maladies ou des déformations de cet organe.

BEC de lièvre. On a donné ce nom à la division, soit ' traumatique, soit congéniale des lèvres. C’est à la lèvre sui périeure que siège ordinairement cette maladie. Le bec de ' lièvre traumatique , ou accidentel , est ordinairement le résultat d’un coup de couteau, de sabre ou autre instrument tranchant. Il se distingue de celui qui est congénial en ce que son contour est irrégulier, en ce que la membrane de la ! cicatrice est blanchâtre et en ce qu’on n’y trouve pas, comme ' i dans le bec de lièvre congénial , un bouton charnu à l’angle qui fait le bord de la plaie en rencontrant le bord libre de la lèvre. Quand le bec de lièvre accidentel siège à la lèvre inférieure , il y a un écoulement involontaire de salive, dont la perte est très nuisible à l’estomac et aux digestions du i malade.

i BEC de lièvre congénial. Nous allons suivre l’explication de Tiedmann, sur l’origine de cette maladie. La lèvre est formée d’abord de quatre parties distinctes , dont les deux moyennes se réunissent de bonne heure pour former le tub(îrcule moyen qui correspond et qui esl attaché à l’os incisif. Celle réunion des deux parties moyennes , de bonne Iieure, fait qu’il est très rare de voir le bec de lièvre medium. Le latéral simple est beaucoup plus commun , et résulte d’un défaut de réunion du lubcrcule moyen avec l’une ou l’autre des parties latérales. Dans ce cas, l’os incisif peul éli’(‘

BKC.

régulièromeiU enclavé entre les apophyses palatines de l’os maxillaire supérieur. Mais le hecde lièvre latéral double^ où ni rime ni l’autre des parties latérales ne se réunit an tubercule moyen , est toujours accompagné d’une déformation de la voûte palatine, dont les deux moitiés restent écartées, tantôt en avant seulement, et tantôt dans toute leur étendue. Dans ce dernier cas , le vomer est toujours fixé à l’une des moitiés de l’os maxillaire; et l’os ineisif, par un engrenage de sa face supérieure , est attaché au bord inférieur du vomer, tandis que la voûte du palais est divisée dans toute son étendue et la luette est bifide. — Dans tous les cas de bec de lièvre congénial , les bords de la division sont parfaitement 4 réguliers et unis , et la pellicule qui les recouvre est rouge ou vermeille, comme celle des lèvres. — Cette maladie, pour être guérie, exige toujours une opération, qui consiste dans la réunion des bords de l’incision, au moyen de la soudure entortillée que nous décrirons. L’opinion générale est, que l’on ne devrait procéder à cette opération avant que l’enfant • ne soit âgé de quatre ou cinq ans ; parce que, dit-on, les tissus résistent mieux à l’action déchirante des aiguilles, et l’enfant a alors assez de bon sens pour observer le calme et le silence qui sont nécessaires pour le succès de l’opération. — L’expérience cependant prouve l’inutilité d’un pareil retard, et nous partageons pleinement l’opinion du célèbre professeur d’accouchement , M. le baron Paul Dubois, qui fait toujours cette opération dans les premiers jours qui ,, suivent la naissance. Les tissus sont alors plus vasculaires, et ' la cicatrisation se fait plus vite. Ils sont plus extensibles et se prêtent mieux à l’alongement que l’opération demande, et le déchirement de ce tissu, par les aiguilles, n’est qu’une chimère; car les cris les plus forts de l’enfant ne le produisent pas. Au reste, l’on est toujours à même de parer à cetU' difficulté, en empêchant l’enfant de dormir pendant quelque temps avant l’opération ou en lui faisant avaler quelques petites cuillerées d’une potion narcolisée. Voici l’opération :

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