‹ Dictionnaire des sciences dentairesChapitre 51 sur 280 · BÉTEL · texte numérisé non relu

BÉTEL

tubéreuses elles jasmins. — On s’en sert dans la fine horlogerie, et elle peut être ulile au denlisle dans la partie mécanique de son art. C’est de cette huile que je me sers, pour entretenir les mouvements et faciliter l’eugrènement mutuel des pièces dont se compose mon Régiilateur-Rocjers (Voyez ce mol).

BENJOIN. C’est une substance balsamique qui contient beaucoup d’acide benzoïque, et dont nous avons parlé à l’article baumes ; le benjoin a une apparence résineuse, il est fragile, et d’une odeur agréable. — On le trouve tantôt en masse brunâtre, tantôt sous forme d’une agglomération de morceaux blanc-brunâtre ou jaune sale. Le plus pur est celui qui est connu dans le commerce sous le nom A’amygclaloïde^ parce qu’il est divisé en petits pains de la forme d’une amande. On s’en sert dans les églises, où il remplace l’encens. Les parfumeurs aussi le font entrer dans leurs compositions les plus odorantes. L’acide benzoïque qu’on en retire par la sublimation, porte le nom de fleurs de benjoin, et il fait la base de la célèbre préparation cosmétiqüe connue sous le nom du lait virginal dont nous parlerons plus lard.

benzoïque. L’acide benzoïque existe dans le benjoin et les autres baumes, dans la vanille, dans la cannelle, et dans l’urine des enfants et des animaux herbivores. Il cristallise en aiguilles blanches et satinées, qui sont légèrement ductiles. Quand il est parfaitement pur, il est inodore; mais, en contact avec un peu d’huile volatile, il se volatilise, et donne la douce odeur d’encens qui caractérise toutes les substances dont il fait partie.

BEBGAMOTE. C’est le nom d’une petite orange douée d’une odeur et d’une saveur des plus délicieuses et qui lui sont spéciales. : — L’huile odoriférante qu’elle fournit offre au dentiste un ingrédient ulile pour la composition des élixirs et des dentifrices de bon aloi.

BE’l'EL. On donne ce nom à une espèce de poivre, le

lîEÜRRE.

piper-bélel, qui est cultivé dans les Indes Orien laies. C’esl une plante grimpante qui s’enlace, comme les brandies sarmenteuses des vignes, sur les arbres qui ravoisinent on sur les supports qu’on lui donne. La préparation maslicaioire, connue sous le nom de bétel, et qui est tant en usage parmi les peuples asiatiques, est formée en partie des feuilles du piper-bélel qui servent d’enveloppe à un mélange de cliaux vive qui forme presqu’un quart du poids total de la préparation, et enfin de la noix de l’arec qui en constitue la moitié. Quelques personnes prétendent que l’on y fait entrer du tabac. Parmi les avantages que les Orientaux attribuent au bétel, se trouve celui de diminuer l’abondance de la transpiration produite par le soleil des tropiques, et qui les épuise. On sait qu’il communique à la salive un teint rouge-brique ou safrané, mais les voyageurs ne sont nullement d’accord sur les effets que ce masticatoire produit sur les gencives et sur les dents. Quelques-uns veulent qu’il soit aussi innocent pour ces organes que l’est le tabac pour les dents de nos chiqueurs européens; d’autres prétendent que son seul effet est d’accumuler dans leurs intervalles et à la base de leurs couronnes des incrustations tartreuses qui les noircissent ; mais nous croyons plus près de la vérité ceux qui assurent que le bétel corrode les dents, au point que les personnes qui en font un usage habituel sont privées, avant l’iàge de quarante ans, de toute la partie de ces organes qui n’est pas recouverte par les gencives. Nous avons émis une opinion contraire dans notre Encyclopédie du Dentiste; mais, quelques faits qui sont venus depuis peu à notre connaissance, ont considérablement modifié nos idées sur ce sujet. D’ailleurs, il est impossible qu’une substance aussi corrosive, qu’un alcali aussi fort que la chaux vive, n’agisse, par son contact continuel, en déterminant la décomposition chimique des silicates et des phosphates calcaires dont ces osléides sont principalement composées.

BEURRE. Le beurre est un corps mou, d’une couleur

BEZOARD.

jaune ou blanche, dont la saveur est agréable, et l’odeur légèrement aromatique. Il n’existe que dans le lait des femelles des mammifères. Il est plus pesant que l’eau; il se fond à une chaleur modérée. Insoluble dans l’eau, il se dissout dans l’acool bouillant. Il rancit facilement à l’air, surtout en été. Quand il est frais, il est nourrissant et relâchant; mais, quand il est rance, il est indigeste, irritant pour l’estomac, et donne lieu à des aigreurs. Le beurre est obtenu en battant ou en agitant fortement la crème qui s’est séparée spontanément de la matière caseuse du lait.

BEURRE de Cacao. C’est une substance blanche, grasse et solide, que l’on extrait des amandes d’une plante de la famille des malvacées, nommée le théobroma-cacao. Pour avoir ce beurre, on dépouille les amandes de leur écorce et de leur germe ; puis on les broyé, pour les soumettre ensuite à l’action de l’eau bouillante. Le beurre contenu dans les amandes se liquéfie et vient surnager à la surface , d’où il passe dans des moules où il se solidifie en se refroidissant. — C’est une substance médicamenteuse, relâchante et émolliente, et qui entre quelquefois dans la formation des pommades. Un peu de beurre de cacao est une excellente addition à la cire en fusion, que le dentiste convertit en gâteaux, et qui doit lui servir dans la prise de ses empreintes. Le mot beurre désigne aussi, dans le langage des anciens chimistes, des corps qui résultent de la combinaison du chlore avec plusieurs métaux : c’est ainsi qu’on dit les beurres d’antimoine, d’arsenic, de bismuth, de zinc et d’étain, pour les chlorures de ces métaux.

REZOARD. Ce mot désigne une sorte de concrétion calésineusc qui se forme dans l’estomac et dans les intestins des animaux. Le bézoard oriental, que les médecins arabes vantaient comme une panacée contre toutes les douleurs et toutes les souffrances du corps, se trouvait dans le quatrième estomac ou caillette de l’antilope cervicapra ou gazelle des Indes. La difficulté de se procurer des bézoards vrais, lit

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